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Mort du cardinal américain Bernard Law éclaboussé par un scandale pédophile

Le cardinal Bernard Law (C) au Vatican le 27 février 2013.

Le cardinal américain Bernard Law, éclaboussé par une énorme scandale de prêtres pédophiles aux Etats-Unis, est décédé mercredi matin à l'âge de 86 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé le Saint-Siège.

Le scandale avait éclaté début 2002, lorsque le cardinal Law, alors archevêque de Boston, avait reconnu avoir protégé un prêtre, Paul Shaney, en dépit de nombreuses preuves d'attouchements sexuels sur des enfants.

Le cardinal avait dû abandonner la tête de l'archevêché de Boston et s'était installé à Rome.

Une enquête de journalistes du Boston Globe avait notamment permis de révéler comment la hiérarchie catholique locale, avec à sa tête le cardinal Bernard Law, avait de manière systématique, et souvent cynique, couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs au cours de plusieurs décennies.

Ces différents articles avaient valu aux journalistes de recevoir le prestigieux Prix Pulitzer.

Des centaines de victimes avaient fini par témoigner.

"Spotlight", une production indépendante sacrée meilleur film de l'année aux Oscars en 2016, avait repris l'enquête du Boston Globe, en donnant une voix aux survivants.

La polémique avait toutefois continué, car après sa démission, Bernard Law avait obtenu la nationalité vaticane et avait été nommé archiprêtre de la basilique Sainte-Marie Majeure de Rome.

Deux représentantes de victimes d'abus sexuels par des prêtres américains étaient notamment venus protester sur la place Saint-Pierre contre la célébration d'une messe à la mémoire de Jean Paul II par le cardinal Law.

L'actuel archevêque de Boston est le cardinal Sean O'Malley, un franciscain qui s'est forgé une réputation d'intégrité. Il a aussi été nommé à le tête d'une commission du Vatican chargée depuis trois ans de faire des recommandations pour prévenir les cas de pédophilie. Cette commission, qui vient de terminer son mandat, doit être renouvelée dans les prochaines semaines.

Le prélat avait rencontré des victimes de prêtres pédophiles le jour de sa nomination, le 1er juillet 2003. Une de ses premières décisions fut aussi de vendre la résidence de l'archevêque, afin de réunir l'argent des indemnisations aux victimes.

Le diocèse de Boston compte plus de deux millions de catholiques, où les abus sexuels ont fait en 60 ans plus de 1.000 victimes parmi des enfants de la part de 237 prêtres, selon un rapport du ministère de la Justice de l'Etat du Massachusetts.

Le pape François a été à son tour aux prises avec l'éclatement de retentissantes affaires de pédophilie, entamant la réputation de l'Eglise.

Le cardinal australien George Pell, numéro trois du Vatican, mis "provisoirement" en congé pour affronter la justice de son pays, a été inculpé fin juin pour "des délits d'agressions sexuelles anciennes", selon la police australienne. Une cinquantaine de témoins pourraient être convoqués en mars pour déterminer si le cardinal australien George Pell doit être jugé pour agressions sexuelles.

Nommé archevêque de Melbourne en 1996, puis de Sydney en 2001, il avait été accusé en 2002 d'abus sexuels pour des faits présumés très anciens mais avait été innocenté par la suite. Il avait été choisi en 2014 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican.

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang
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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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