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Mondial-2006 : la fédération allemande de football visée par la justice et le fisc

Angela Merkel et Wolfgang Niersbach, président de la DFB, lors du match Allemagne-Grèce de l'Euro-2012 (22 juin).

Des perquisitions ont été menées mardi au siège de la Fédération allemande de football ainsi qu'aux domiciles de trois responsables ou ex-responsables. Ils sont soupçonnés de fraude fiscale.

Des perquisitions visaient, mardi 3 novembre, la Fédération allemande de football (DFB), secouée depuis plusieurs semaines par un scandale présumé autour de l'attribution du Mondial-2006 à l'Allemagne, et dont les explications peinent à convaincre.

Ces perquisitions sont motivées par des soupçons de fraude fiscale et ne portent pas sur de possibles faits de corruption ou d'abus de bien social, comme initialement envisagé par la justice : ces chefs-là sont en effet prescrits, a indiqué dans un communiqué Nadja Niesen, porte-parole du Parquet de Francfort, qui avait entamé fin octobre un examen préliminaire du dossier.

Au centre des questions, le fameux versement controversé de 6,7 millions d'euros effectué il y a dix ans par le Comité d'organisation allemand de la Coupe du monde 2006.

Depuis mardi matin, des perquisitions sont menées par une cinquantaine d'agents du fisc "au siège de la DFB et chez trois (personnes) mises en cause : le président de la DFB (Wolfgang Niersbach, NDLR​), l'un de ses anciens présidents (son prédécesseur Theo Zwanziger​, NDLR) et un ancien secrétaire général (Horst Schmidt​, NDLR)", a précisé Mme Niesen.

Ils sont soupçonnés de fraude fiscale aggravée, "accusés d'avoir soumis dans leurs responsabilités antérieures des déclarations d'impôts inexactes, et de ce fait d'avoir amputé d'un montant significatif (...) les impôts dus pour l'année 2006", selon Mme Niesen.

Le Parquet s'intéresse aux 6,7 millions d’euros : selon M. Niersbach, ils ont été versés à la Fifa en 2002 pour s'assurer d'une subvention, par l'intermédiaire du patron d'alors d'Adidas, Robert Louis-Dreyfus. Par la suite selon la presse, la DFB aurait remboursé en 2005 le défunt homme d'affaires de manière détournée au titre d'une contribution à un programme culturel de la Fifa.

C'est ce dernier versement qui intéresse le parquet allemand pour qui les fonds ont été "effectivement utilisé à d'autres fins".

"Le versement ne pouvait pas être déclaré comme une dépense déductible", insiste Mme Niesen.

L'affaire avait été révélée mi-octobre par le magazine allemand "Der Spiegel", qui évoquait des soupçons d'achats de voix lors de la décision, prise en 2000, d'attribuer le Mondial-2006 à l'Allemagne.

La DFB nie tout pot-de-vin ou caisse noire

Selon "Der Spiegel", le comité de candidature allemand s'était constitué une caisse noire pour acheter des voix. La DFB a reconnu le versement de ces 6,7 millions d'euros à la commission financière de la Fifa, mais nié tout pot-de-vin ou caisse noire.

A l'époque, M. Niersbach était membre du comité d'organisation, sous la direction de Franz Beckenbauer, légende du football allemand.

Lors d'une conférence de presse improvisée, M. Niersbach avait répété qu'il n'y avait pas eu de caisse noire ou de pots-de-vin versés, mais s'était empêtré dans des déclarations qui n'avaient convaincu personne.

Selon lui, Joseph Blatter et Franz Beckenbauer avaient eu un "entretien en tête-à-tête" en janvier 2002, lors duquel le président de la Fifa avait évoqué une subvention de 170 millions d'euros (250 millions de francs suisses) afin d'aider l'Allemagne à organiser le Mondial-2006. La Fifa a rejeté ces affirmations.

Pressé de questions, M. Niersbach s'était notamment montré incapable d'expliquer précisément la destination des 6,7 millions d'euros versés par la Fédération.

L'ancien président de la DFB Theo Zwanziger avait rejeté catégoriquement ces allégations, assurant que M. Niersbach mentait. Zwanziger affirmait tenir de Horst Schmidt (dont le domicile est aussi perquisitionné) que la somme en question aurait été payée à un membre du comité exécutif de la Fifa, Mohammed Bin Hammam. Ancien président de la Confédération asiatique (AFC), ce dernier est aujourd'hui radié à vie pour une affaire de corruption.

De son côté, Beckenbauer a reconnu du bout des lèvres avoir commis une "erreur", sans pour autant revenir sur les faits qui entachent le "conte d'été" de cette Coupe du monde 2006, comme on la surnomme en Allemagne.

Avec AFP

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NBA: Leonard redonne espoir à Toronto face à Milwaukee

Kawhi Leonard, à gauche, Denver, Colorado, le 16 décembre 2018. (Isaiah J. Downing-USA TODAY Sports)

Toronto a repris espoir dans la finale de la conférence Est du Championnat NBA dimanche en s'imposant à domicile face à Milwaukee (118-112) après deux prolongations, grâce à Kawhi Leonard.

Les Raptors, en quête de leur première finale de leur histoire, n'ont pas dit leur dernier mot face à Giannis Antetokounmpo et ses coéquipiers.

La franchise canadienne qui avait perdu les deux premiers matches à Milwaukee, a asphyxié les Bucks avec une défense très agressive.

Ils ont réussi à limiter l'impact offensif d'Antetokoumpo: l'ailier grec, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP) face à James Harden (Houston) et Paul George (OKC), n'a marqué que douze points (5 sur 16 au tir).

Il a certes capté 23 rebonds, mais il a perdu huit ballons et n'est pas parvenu à faire la différence dans un match très indécis.

Il a même dû quitter ses coéquipiers au début de la seconde prolongation après sa sixième faute personnelle de la soirée.

"Ce n'était pas notre meilleur match, loin de là. On a perdu trop de ballons (20, NDLR), en partie parce qu'ils nous ont posé des problèmes, mais surtout parce qu'on manqué de concentration et d'intensité", a regretté Antetokoumpo.

"Ils ont simplement mieux joué que nous", a-t-il reconnu.

Milwaukee a eu du mal à maîtriser Leonard qui a marqué 36 points, dont huit en prolongations.

L'ancien joueur de San Antonio, sacré champion NBA avec les Spurs en 2014, a également été décisif en défense, avec notamment une interception, suivie d'un dunk, qui ont permis à Toronto de mener 114-110 à 32 secondes de la fin de la deuxième prolongation.

"Il a non seulement marqué des paniers importants, mais il a été omniprésent en défense. Dans un match aussi serré entre deux équipes aussi proches, une ou deux interceptions peuvent changer la dynamique et c'est ce que Kawhi a fait pour nous", s'est félicité son entraîneur Nick Nurse.

- "Prête à se battre" -

Leonard a reçu le soutien de Pascal Siakam et Marc Gasol qui ont apporté respectivement 25 et 16 points.

"On a livré un match beaucoup plus physique que lors des deux premières rencontres. J'ai vu une équipe qui était prête à se battre", s'est réjoui le coach des Raptors.

Seule contrariété pour Toronto, Leonard a fini la rencontre épuisé et a semblé diminué par une blessure, ce qu'il a aussitôt nié.

"Tout va bien, c'est simplement qu'on est en plein play-offs, tout le monde a des douleurs à ce stade de la compétition, mais je vais continuer de me battre", a assuré l'ailier de Toronto.

Malgré cette défaite, seulement sa deuxième depuis le début des play-offs 2019, Milwaukee mène toujours --deux victoires à une--, avant le match N.4 mardi, de nouveau à Toronto.

L'entraîneur des Bucks Mike Budenholzer reste optimiste: "On a eu nos chances dans ce match et on n'a pas su les saisir. Je suis sûr qu'on jouera mieux mardi, à commencer par Giannis", a-t-il estimé.

Le vainqueur de ce duel sera opposé en finale à partir du 30 mai à la meilleure équipe de la conférence Ouest.

Le double champion NBA en titre Golden State mène trois victoires à zéro face à Portland dans l'autre finale de conférence, avant le match N.4 lundi dans la salle des Trail Blazers.

Avec AFP

Billets de l'Euro-2020: l'UEFA veut choyer les supporters

Le défenseur espagnol du Real Madrid Nacho Fernandez se prend en selfie avec ses coéquipiers après le sacre de leur équipe en Champions League au Stade olympique de Kiev, en Ukraine, le 26 mai 2018.

Plus de billets réservés aux supporters des équipes participantes et à des prix abordables: c'est la promesse de l'UEFA, dimanche, en vue de l'Euro-2020.

"Le programme, les supporters d'abord, va attirer des fans aux matches avec davantage de billets à des prix abordables", a déclaré le directeur commercial de l'UEFA, Philippe Margraff, lors d'une conférence de presse à Budapest.

Pour marquer le 60e anniversaire du championnat d'Europe, l'édition 2020 se déroulera pour la première fois dans 12 villes européennes, du 12 juin au 12 juillet: Amsterdam, Bakou, Bilbao, Bucarest, Budapest, Copenhague, Dublin, Glasgow, Munich, Rome, Saint-Pétersbourg et Londres.

Environ 2,5 millions de billets seront réservés aux supporters des équipes participantes et au public: "c'est plus que le nombre total de billets disponibles pour l'Euro-2016" en France, a ajouté Margraff.

"50% des billets seront pour le public et plus de 30% pour les supporters des deux équipes (à chaque match), ce qui est un ratio beaucoup plus élevé qu'aux deux dernières coupes du monde", a-t-il ajouté.

Un million de billets seront vendus à 50 euros l'unité ou moins pour 44 des 51 matches prévus. Pour les demi-finales et la finale à Londres, quelque 40.000 billets seront disponibles à moins de 100 euros, selon l'UEFA.

Les billets seront commercialisés individuellement pour un match dans un stade ou dans un lot "suivre mon équipe", et il y aura trois catégories: position centrale, principalement dans les virages et derrière les buts.

"Les prix reflèteront aussi le pouvoir d'achat et le revenu moyen des autochtones", a souligné Margraff.

Ainsi, des billets pour des matches à Bakou, Budapest et Bucarest seront disponibles à partir de 30 euros, contre 50 euros dans les neuf autres villes.

Un premier lot de billets sera mis en vente du 12 juin au 12 juillet prochain: 1,5 million seront disponibles pour le public, soit 50 % de plus que pour l'Euro-2016, selon l'UEFA.

La vente de billets pour les supporters d'équipes participantes débutera elle en décembre, après le tirage au sort des groupes de l'Euro-2020, prévu le 30 novembre.

Tous les billets seront disponibles exclusivement sur le site en ligne de l'UEFA.

Le Qatar inaugure le premier stade construit pour le Mondial

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Afrique du Sud: Arnold Schwarzenegger attaqué pendant un événement sportif

L'acteur Arnold Schwarzenegger lors du match de basket-ball NBA All-Star, le 18 février 2018, à Los Angeles.

L'acteur hollywoodien Arnold Schwarzenegger a été attaqué samedi à Johannesburg par un homme qui lui a donné un coup de pied dans le dos au cours d'un événement sportif qu'il avait organisé.

"Merci de vos préoccupations, mais il n'y a pas à s'inquiéter", a déclaré Schwarzenegger, âgé de 71 ans, sur Twitter.

L'acteur et ancien gouverneur de Californie discutait avec ses fans au Sandton Convention Centre de Johannesburg lorsqu'un homme a fait un bond en avant et lui a donné un coup de pied dans le dos.

"Je pensais que j'étais juste bousculé par la foule, ce qui arrive souvent. J'ai réalisé que j'avais reçu un coup de pied quand j'ai vu la vidéo, comme vous tous. Je suis content que cet idiot n'ait pas interrompu mon Snapchat".

Schwarzenegger était à Johannesburg pour l'Arnold Classic Africa, un festival annuel international de multisports.

"Il a été malheureusement attaqué par surprise par un supporter fou alors qu'il fait une tournée de soutien aux athlètes," ont déclaré les organisateurs, ajoutant que l'assaillant, arrêté dans la foulée, était connu de la police pour des incidents similaires.

Schwarzenegger a déclaré aux organisateurs qu'il ne porterait pas plainte.

C1 dames: le onze d'or de Lyon et sa star Hegerberg toujours plus haut

L' Olympique Lyonnais contre Wolfsburg dans la League des Champions femmes, Ukraine, le 24 mai, 2018.

Jamais rassasié, Lyon a complètement croqué Barcelone (4-1), trop tendre face à l'étincelante Ballon d'or Ada Hegerberg et à Dzsenifer Marozsán qui, dans sa ville natale de Budapest, a porté l'OL vers un quatrième sacre consécutif en Ligue des champions féminine.

Les "Fenottes" n'ont eu besoin que d'une période, la première, pour plier la rencontre et signer un score fleuve, avec un triplé de l'attaquante norvégienne (14e, 19e, 30e) et un but de la milieu allemande née en Hongrie (5e).

"L'appétit vient en mangeant, on gagne des titres et on a encore envie d'en gagner, c'est ce qui nous fait avancer", avait lancé la veille l'entraîneur Reynald Pedros, à la tête d'une équipe qui compte désormais six Coupes d'Europe depuis le premier sacre en 2011.

D'entrée, ses joueuses ont montré qu'elles avaient les crocs, perçant à quatre reprises en trente minutes une défense espagnole qui n'avait plus encaissé le moindre but depuis septembre et son seizième de finale aller!

Le suspense, dès lors, est apparu bien faible pour les quelque 20.000 spectateurs du stade Ferencvaros, majoritairement des locaux qui n'avaient d'yeux que pour Marozsán, l'enfant de Budapest, fêtée par une acclamation avant le coup d'envoi.

La N.10 de Lyon, incertaine en début de semaine, a fait mieux que tenir son rang et assumer son statut, débloquant la partie rapidement sur un centre de la néerlandaise Shanice van de Sanden, préférée à la jeune internationale française Delphine Cascarino sur l'aile droite.

La star locale, qui a quitté la Hongrie à 4 ans pour suivre son père footballeur en Allemagne, a pu longuement savourer l'ovation du public, dans les bras de ses partenaires et notamment de sa capitaine Wendie Renard, heureuse de voir la situation se débloquer si rapidement.

- Triplé en 16 minutes -

Affronter une défense de fer comme celle du Barça, invincible depuis de longs mois en Coupe d'Europe, "est un challenge supplémentaire", avait exposé vendredi la défenseure martiniquaise, impeccable en Hongrie.

"Dès les premières minutes il faudra démarrer le match très fort, faire mal, et à la première occasion, essayer de la mettre au bout": son plan, affiché face à la presse, a été mis parfaitement à exécution, sous la baguette d'une Hegerberg en feu.

Sous le soleil de Budapest, la Norvégienne de 23 ans a fait briller son Ballon d'or avec virtuosité, alliant gestes techniques et efficacité diabolique.

Seize minutes lui ont suffi pour réaliser un "hat-trick" (trois buts consécutifs), sur des passes successives de van de Sanden (14e), Amel Majri (19e) et Lucy Bronze (30e).

Soutenues par environ 400 personnes -- leurs proches et des membres des groupes de supporters OL Ang'Elles et Kop Fenottes 69 --, les Lyonnaises n'ont plus eu qu'à dérouler leur jeu, continuant d'attaquer sans être véritablement inquiétées.

La partie aurait pu prendre un tout autre visage si l'attaquante anglaise du Barça Toni Duggan avait cadré sa frappe (4e) ou si Alexia Putellas avait converti sa tête juste avant la pause (45e). Mais les Barcelonaises ont été trop peu dangereuses jusqu'à la réduction du score de la remuante remplaçante Asisat Oshoala qui a sauvé l'honneur dans les dernières secondes (89e).

Mais il y avait de toute façon une classe d'écart entre les Lyonnaises, reines incontestées du continent depuis 2016, et les Espagnoles qui disputaient leur première finale européenne, quatre ans après la professionnalisation du club.

A trois semaines du Mondial (7 juin-7 juillet) en France, le fort contingent de Bleues qui constellent l'effectif XXL de Lyon a fait le plein de confiance. La bande de Renard, Bouhaddi, Mbock Bathy, Majri, Cascarino, Henry et Le Sommer rejoindra Clairefontaine mardi pour retrouver le reste de la sélection. Avec des médailles plein les poches et un rêve: offrir à la France sa première breloque mondiale.

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