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Présidence de la Fifa : Platini confiant, Cheikh Ahmad le soutient

Le président de l’UEFA Michel Platini lors d’une conférence de presse au Forum Grimaldi à Monaco, Aout 2015. Source : AP

Après les déclarations choc de Joseph Blatter, c'est au tour de Michel Platini d'occuper le terrain médiatique. Le Français soigne sa défense et fait campagne, malgré sa suspension, tout en recevant une passe décisive du Cheikh Ahmad, faiseur de rois au sein de la Fifa.

Les extraits forts de l'entretien du président de l'UEFA, donné simultanément à quatre médias européens différents, avaient filtré dès mercredi soir, avant leur publication in-extenso jeudi.

"On veut m'empêcher de me présenter car on sait que j'ai toutes les chances de gagner", "je suis, en toute modestie, le plus à même de diriger le football mondial", ou encore "j'ai l'impression d'être un chevalier du Moyen-Age devant une forteresse, j'essaie d'entrer dans celle-ci pour y ramener le football, mais à la place on me verse de l'huile bouillante sur la tête" : au-delà de ces "punch-lines", Platini le répète, il se "considère comme pleinement candidat".

Son dossier de candidature à la présidence de la Fifa fait en effet bien partie des sept enregistrés mercredi, mais le sien est gelé le temps de sa suspension par la commission d'éthique de la Fifa, qui s'achèvera le 5 janvier. Le triple Ballon d'Or est donc privé de toute activité liée au football, mais pas de prise de parole, ce qui lui permet de faire campagne sans en avoir l'air.

"A la tête de la Fifa, je continuerai à avancer sur des dossiers clés comme la régulation des transferts ou la problématique du TPO (NDLR: joueurs propriété de fonds d'investissements) par exemple, j'instaurerai plus de démocratie participative dans la gouvernance. Je veux rompre avec toutes les pratiques passées": Platini fait donc passer ses messages, sur l'air de ‘moi, président de la Fifa...’

Passe décisive de Cheikh Ahmad

Le cheikh Ahmad, Koweïti membre du comité exécutif de la Fifa, considéré comme un faiseur de rois au sein de l'instance, lui a en tout cas ouvert le jeu dans un entretien jeudi au site internet insidethegames, dédié à l'actualité olympique. "Je pense, oui, je crois que beaucoup de candidats se retireraient", répond Cheikh Ahmad quand on lui demande s'il croit que le patron du foot asiatique, le cheikh Salman, se retirera de l'élection si Platini peut mener sa campagne à bien. Et Cheikh Ahmad, patron de l'Association des comités olympiques nationaux (ANOC), d'ajouter: "Je sais pertinemment qu'il est innocent. Si Michel Platini peut mener sa campagne, nous le soutiendrons". Une bonne nouvelle donc pour l'ex-meneur des Bleus, qui avait encaissé un coup dur lundi quand Gianni Infantino, le secrétaire général de l'UEFA, son N.2 donc, s'était lancé dans la course à la présidence de la Fifa, sans un mot pour son patron.

Le Français de 60 ans faisait bonne figure jeudi, en lançant dans cet entretien: "Je m'en réjouis. L'UEFA se doit de présenter des solutions alternatives avec un plan B". Et de promettre: "Le jour où je serai blanchi, tout rentrera dans l'ordre. Le comité exécutif (NDLR: le gouvernement du foot européen, qui a soutenu Infantino), Gianni et moi, nous nous réunirons pour réévaluer la situation. Et l'on choisira la meilleure solution pour le football". Sous-entendu, lui, le seul ancien footballeur-star encore en lice pour le poste à la Fifa.

Le Cheikh Ahmad, considéré comme un faiseur de rois au sein de la Fifa, estime que le cheikh Salman, président de la Confédération asiatique (AFC), se retirera au profit de Michel Platini, s'il est blanchi, dans la course à la présidence de la Fifa, dans un entretien jeudi au site insidethegames.

"Je pense, oui, je crois que beaucoup de candidats se retireraient", répond le cheikh Ahmad, Koweïti membre du comité exécutif de la Fifa, quand le site lui demande s'il croit que le patron de l'AFC se retirera de l'élection à la présidence Fifa si Michel Platini, actuellement suspendu par la Fifa, peut mener sa campagne à bien. Il va plus loin concernant l'ex-meneur des Bleus: "Je soutenais Michel (Platini), je le soutiens toujours. Je sais pertinemment qu'il est innocent mais je ne sais pas comment vont se passer les procédures (appels notamment, ndlr) ensuite".

"Michel Platini a payé des impôts (sur le fameux paiement controversé de 1,8 million d’euros reçu en 2011 de Joseph Blatter pour un travail de conseiller achevé en 2002) et il ne cache rien, mais le mécanisme de ce paiement pose problème", expose encore l'ancien président de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

"Si Michel Platini peut mener sa campagne, nous le soutiendrons", conclut le cheikh Ahmad. Le dossier de candidature de Platini à la présidence de la Fifa fait bien partie des sept enregistrés mercredi, mais le sien est gelé le temps de sa suspension par la commission d'éthique de la Fifa qui s'achèvera le 5 janvier. L'élection à la présidence de la Fifa pour la succession de Blatter est prévue le 26 février à Zurich.

Défense soignée

Les ennuis de Platini viennent de la somme de 1,8 M EUR reçue en 2011 de la part de Blatter pour un travail de conseiller achevé en 2002. Une somme dont Domenico Scala, président de la commission électorale de la Fifa, ainsi que de la commission d'audit et de conformité, avait affirmé dans le Financial Times qu'elle n'était "jamais apparue dans les comptes de la Fifa avant le paiement effectif", ce qui "pourrait être considéré comme une falsification des comptes de la Fifa".

Mais Platini place sa défense jeudi: "C'est le directeur financier (de la Fifa) Markus Kattner qui a procédé au virement, sur la base d'une facture en bonne due et forme". "De mon côté, je n'étais ni membre de la commission des finances, ni du comité d'audit", rappelle-t-il, en s'étonnant que "finalement, l'organisation qui a validé et procédé au paiement, (le) suspende quatre ans plus tard".

Kattner est actuellement secrétaire général par intérim de la Fifa depuis que Jérôme Valcke a été relevé de ses fonctions, puis suspendu dans une affaire de revente présumée de billets au marché noir.

Avec AFP

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Afrique du Sud: Arnold Schwarzenegger attaqué pendant un événement sportif

L'acteur Arnold Schwarzenegger lors du match de basket-ball NBA All-Star, le 18 février 2018, à Los Angeles.

L'acteur hollywoodien Arnold Schwarzenegger a été attaqué samedi à Johannesburg par un homme qui lui a donné un coup de pied dans le dos au cours d'un événement sportif qu'il avait organisé.

"Merci de vos préoccupations, mais il n'y a pas à s'inquiéter", a déclaré Schwarzenegger, âgé de 71 ans, sur Twitter.

L'acteur et ancien gouverneur de Californie discutait avec ses fans au Sandton Convention Centre de Johannesburg lorsqu'un homme a fait un bond en avant et lui a donné un coup de pied dans le dos.

"Je pensais que j'étais juste bousculé par la foule, ce qui arrive souvent. J'ai réalisé que j'avais reçu un coup de pied quand j'ai vu la vidéo, comme vous tous. Je suis content que cet idiot n'ait pas interrompu mon Snapchat".

Schwarzenegger était à Johannesburg pour l'Arnold Classic Africa, un festival annuel international de multisports.

"Il a été malheureusement attaqué par surprise par un supporter fou alors qu'il fait une tournée de soutien aux athlètes," ont déclaré les organisateurs, ajoutant que l'assaillant, arrêté dans la foulée, était connu de la police pour des incidents similaires.

Schwarzenegger a déclaré aux organisateurs qu'il ne porterait pas plainte.

C1 dames: le onze d'or de Lyon et sa star Hegerberg toujours plus haut

L' Olympique Lyonnais contre Wolfsburg dans la League des Champions femmes, Ukraine, le 24 mai, 2018.

Jamais rassasié, Lyon a complètement croqué Barcelone (4-1), trop tendre face à l'étincelante Ballon d'or Ada Hegerberg et à Dzsenifer Marozsán qui, dans sa ville natale de Budapest, a porté l'OL vers un quatrième sacre consécutif en Ligue des champions féminine.

Les "Fenottes" n'ont eu besoin que d'une période, la première, pour plier la rencontre et signer un score fleuve, avec un triplé de l'attaquante norvégienne (14e, 19e, 30e) et un but de la milieu allemande née en Hongrie (5e).

"L'appétit vient en mangeant, on gagne des titres et on a encore envie d'en gagner, c'est ce qui nous fait avancer", avait lancé la veille l'entraîneur Reynald Pedros, à la tête d'une équipe qui compte désormais six Coupes d'Europe depuis le premier sacre en 2011.

D'entrée, ses joueuses ont montré qu'elles avaient les crocs, perçant à quatre reprises en trente minutes une défense espagnole qui n'avait plus encaissé le moindre but depuis septembre et son seizième de finale aller!

Le suspense, dès lors, est apparu bien faible pour les quelque 20.000 spectateurs du stade Ferencvaros, majoritairement des locaux qui n'avaient d'yeux que pour Marozsán, l'enfant de Budapest, fêtée par une acclamation avant le coup d'envoi.

La N.10 de Lyon, incertaine en début de semaine, a fait mieux que tenir son rang et assumer son statut, débloquant la partie rapidement sur un centre de la néerlandaise Shanice van de Sanden, préférée à la jeune internationale française Delphine Cascarino sur l'aile droite.

La star locale, qui a quitté la Hongrie à 4 ans pour suivre son père footballeur en Allemagne, a pu longuement savourer l'ovation du public, dans les bras de ses partenaires et notamment de sa capitaine Wendie Renard, heureuse de voir la situation se débloquer si rapidement.

- Triplé en 16 minutes -

Affronter une défense de fer comme celle du Barça, invincible depuis de longs mois en Coupe d'Europe, "est un challenge supplémentaire", avait exposé vendredi la défenseure martiniquaise, impeccable en Hongrie.

"Dès les premières minutes il faudra démarrer le match très fort, faire mal, et à la première occasion, essayer de la mettre au bout": son plan, affiché face à la presse, a été mis parfaitement à exécution, sous la baguette d'une Hegerberg en feu.

Sous le soleil de Budapest, la Norvégienne de 23 ans a fait briller son Ballon d'or avec virtuosité, alliant gestes techniques et efficacité diabolique.

Seize minutes lui ont suffi pour réaliser un "hat-trick" (trois buts consécutifs), sur des passes successives de van de Sanden (14e), Amel Majri (19e) et Lucy Bronze (30e).

Soutenues par environ 400 personnes -- leurs proches et des membres des groupes de supporters OL Ang'Elles et Kop Fenottes 69 --, les Lyonnaises n'ont plus eu qu'à dérouler leur jeu, continuant d'attaquer sans être véritablement inquiétées.

La partie aurait pu prendre un tout autre visage si l'attaquante anglaise du Barça Toni Duggan avait cadré sa frappe (4e) ou si Alexia Putellas avait converti sa tête juste avant la pause (45e). Mais les Barcelonaises ont été trop peu dangereuses jusqu'à la réduction du score de la remuante remplaçante Asisat Oshoala qui a sauvé l'honneur dans les dernières secondes (89e).

Mais il y avait de toute façon une classe d'écart entre les Lyonnaises, reines incontestées du continent depuis 2016, et les Espagnoles qui disputaient leur première finale européenne, quatre ans après la professionnalisation du club.

A trois semaines du Mondial (7 juin-7 juillet) en France, le fort contingent de Bleues qui constellent l'effectif XXL de Lyon a fait le plein de confiance. La bande de Renard, Bouhaddi, Mbock Bathy, Majri, Cascarino, Henry et Le Sommer rejoindra Clairefontaine mardi pour retrouver le reste de la sélection. Avec des médailles plein les poches et un rêve: offrir à la France sa première breloque mondiale.

Allemagne: "Robbéry" honorés avant la "finale" du championnat

Les joueurs du Bayern Munich applaudissent leur supporters à l'issue du quart de finale aller de la ligue des champions contre le Sévilla FC à Munich, Allemagne 11 avril 2018.

Le Bayern Munich et son public ont rendu hommage samedi à Franck Ribéry et Arjen Robben, qui ont l'occasion de jouer samedi leur dernier match de Bundesliga avec Munich, mais sont remplaçants pour la rencontre décisive de la dernière journée contre Francfort, qui va décider du titre.

Ne pas les faire jouer "était une décision très dure à prendre, a avoué l'entraîneur Niko Kovac, je leur ai annoncé hier soir (vendredi), je sais ce que ça représente de quitter un club".

"Ils ont fait des choses extraordinaires, ils ont marqué une époque de leur empreinte", a ajouté le coach, mais je dois prendre des décisions sportives. D'un point de vue émotionnel, je les aurais probablement fait jouer".

Avant le coup d'envoi, le Bayern avait préparé une brève cérémonie, qui a permis au public d'ovationner le duo "Robbéry", de même que Rafinha, qui quitte également le club en fin de saison.

Puis Ribéry et Robben, respectivement 36 et 35 ans, ont regagné le banc de touche, laissant la place à la paire d'ailiers Kingsley Coman/Serge Gnabry.

Ribéry achève sa 12e saison au club et Robben sa 10e. Tous les deux quitteront le Bayern dans quelques jours, après la finale de la coupe d'Allemagne samedi prochain, après avoir marqué de leur empreinte une décennie de succès.

L'ogre bavarois peut s'adjuger un septième titre consécutif s'il fait au moins match nul à domicile contre Francfort. Fort de deux points d'avance et d'une différence de buts très favorable, Munich perdrait le titre uniquement en cas de défaite et en cas de victoire dans le même temps de Dortmund à Mönchengladbach.

Niko Kovac a aligné une équipe sans surprise. Dans les buts, Sven Ulreich remplace comme prévu Manuel Neuer, pas encore remis d'un problème musculaire à un mollet.

Italie: Pour Allegri et la Juventus, "le moment était venu"

L'entraîneur de la Juventus Massimiliano Allegri lors d'un match au stade de la Juventus, à Turin, Italie, le 8 janvier 2017.

"Le moment était venu de se séparer, de la meilleure des façons", a expliqué samedi Massimiliano Allegri qui, après cinq années sur le banc de la Juventus, ne sera plus l'entraîneur du club turinois la saison prochaine.

"On a parlé, discuté, et chacun a donné son avis sur le futur et sur ce qu'il faut pour la Juve. Le club a jugé que le mieux était que je ne sois plus l'entraîneur", a déclaré Allegri lors d'une conférence de presse tenue en présence de tous les joueurs de l'équipe.

"Je vis ce moment avec sérénité. Dans la vie professionnelle, il y a des moments où on se sépare, c'est physiologique", a-t-il ajouté.

Egalement présent, le président de la Juventus, Andrea Agnelli, a confirmé que c'est lui qui avait pris la décision de ne pas poursuivre avec Allegri, qui en cinq ans aura remporté cinq titres de champion et quatre Coupes d'Italie, mais ne sera pas parvenu malgré deux finales à remporter la Ligue des Champions.

"Après la défaite contre l'Ajax, je pensais sincèrement continuer avec Max. Il a été difficile de comprendre ensemble que c'était le bon moment pour conclure un des cycles les plus extraordinaires de l'histoire de la Juve", a déclaré Agnelli.

"En tant que dirigeant d'entreprise, il faut savoir prendre les décisions au bon moment. L'avenir dira si ça a été le bon choix. Nous sommes tous utiles, personne n'est indispensable. L'histoire du club est toujours plus grande que l'histoire de n'importe quelle individualité", a-t-il ajouté.

Le président de la Juventus a par ailleurs absolument refusé de répondre aux questions sur le futur entraîneur de son équipe. Quant à Allegri, il est resté très vague sur son avenir.

- Adieux à Barzagli -

"Je ne sais rien. On verra. Peut-être qu'une pause me ferait du bien. Mais peut-être que dès le 15 juillet, j'aurais envie de reprendre. Ca va dépendre de moi, de ce qui se passe. Je dois évaluer les choses qu'on me proposera", a-t-il dit.

Souvent très ému, Allegri a dû s'interrompre à plusieurs reprises pour pouvoir continuer à répondre aux questions. Mais il est longuement revenu sur la question du "beau jeu", de nombreux observateurs lui ayant reproché un football souvent trop frileux et pragmatique.

"Tu dois atteindre les objectifs qu'on te fixe. A la Juve, c'est gagner. Si quelqu'un est content de sortir du terrain et de dire, on a bien joué mais on a perdu, ça n'est pas fait pour moi", a-t-il expliqué.

"Dans la vie, il y a des catégories, et dans le foot aussi. Il y a ceux qui gagnent tout le temps, ceux qui ne gagnent jamais, ceux qui ne sont jamais relégués, les joueurs, les entraîneurs, les présidents. Mais bon sang, quand quelqu'un ne gagne jamais, c'est qu'il y a une raison ! Ceux qui gagnent sont meilleurs que les autres. C'est une petite chose, mais c'est une chose certaine", a-t-il développé.

Dimanche, Allegri sera pour la dernière fois sur le banc de la Juventus à domicile, pour affronter l'Atalanta Bergame lors de la 37e journée de Serie A.

"Demain soir, il faut faire la fête. Et il y a deux choses à fêter: la première c'est la conquête du scudetto, et l'autre ce sont les adieux à Andrea Barzagli, le professeur des défenseurs", a-t-il dit.

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