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Mnangagwa répète son appel aux investisseurs étrangers au Zimbabwe


Le président Emmerson Mnangagwa à Harare, Zimbabwe, 15 décembre 2017.

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a réitéré mercredi, devant les parlementaires, son appel aux investisseurs étrangers à revenir dans son pays, en leur promettant une économie "transparente" débarrassée de la corruption.

"Mon gouvernement est déterminé à ouvrir le pays aux investisseurs en construisant une économie libre et transparente", a-t-il déclaré lors d'un discours sur l'état de la nation.

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M. Mnangagwa, 75 ans, a été investi chef de l'Etat après la démission, le 21 novembre, de Robert Mugabe, 93 ans, poussé vers la sortie par un coup de force de l'armée.

Après trente-sept ans de règne sans partage, M. Mugabe a laissé derrière lui un Zimbabwe ruiné par la faillite de son économie et les sanctions imposées par la communauté internationale en représailles à ses violations des droits de l'Homme.

Son successeur s'est engagé à redresser le pays, au bord de l'asphyxie financière et frappé par une inflation inquiétante et un taux de chômage catastrophique (90%).

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"Le gouvernement est en train de revoir en profondeur ses lois et ses politiques pour relancer les investissements étrangers directs dans notre économie", a-t-il assuré mercredi.

Le président a aussi appelé à la "retenue" les commerçants qui augmentent leurs prix pour compenser la chute de la valeur de la monnaie émise par les autorités sous forme de "billets d'obligation" par rapport au dollar américain.

Cacique de l'ancien régime, M. Mnangagwa a par ailleurs promis "la tolérance zéro" pour la corruption décrite comme "la principale cause de certains des problèmes du pays".

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"Le but de mon gouvernement est de bâtir un nouveau Zimbabwe bâti sur les valeurs cardinales d'honnêteté, de transparence, de responsabilité et de travail", a-t-il dit.

Une nouvelle fois, il a promis des élections générales "libres et honnêtes" en 2018.

Les critiques d'Emmerson Mnangagwa, un des fidèles serviteurs du très répressif régime Mugabe, en doutent et s'inquiètent notamment de l'entrée au gouvernement et au parti au pouvoir, la Zanu-PF, de plusieurs généraux.

M. Mnangagwa a été investi candidat de la Zanu-PF à la présidentielle de l'an prochain.

Avec AFP

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