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Migrants en Méditerranée : 14 pays européens d'accord sur un "mécanisme de solidarité"

Une ONG espagnole a annoncé samedi avoir secouru en Méditerranée 59 migrants en provenance de Libye, 30 juin 2018. (Twitter/ Proactiva Open Arms)

Quatorze pays européens ont donné leur accord, dont huit "de manière active", pour mettre en oeuvre un "mécanisme de solidarité" visant à se répartir les migrants secourus en Méditerranée, a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron.

"Sur le principe, 14 Etats-membres à ce stade ont donné leur accord sur le document franco-allemand. Parmi ces 14, huit ont, de manière active, acté de leur participation", a déclaré M. Macron après avoir reçu au palais présidentiel le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Filippo Grandi et le directeur général de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) Manuel de Carvalho Ferreira Vitorino.

Les huit pays "actifs" sont la France, l'Allemagne, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l'Irlande, a indiqué la présidence, sans préciser le nom des six autres.

L'accord a été conclu lundi matin au cours d'une réunion de travail sur "les migrations en Méditerranée" qui s'est tenue à Paris avec des représentants de l'ensemble des pays européens, sous l'égide des ministres de l'Intérieur, Christophe Castaner, et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

L'objectif de cette réunion était, selon une source proche du dossier, "de trouver en septembre à Malte un accord avec une dizaine de pays, entre 12 et 15, sur un mécanisme permettant d'assurer plus d'efficacité et plus d'humanisme dans les débarquements de migrants en Méditerranée".

Sous l'impulsion de Paris et de Berlin, les ministres ont planché sur une "coalition de (pays) volontaires" qui s'engageraient à systématiquement se répartir l'accueil des personnes secourues, sans avoir à engager de pénibles négociations après chaque sauvetage.

Ce mécanisme prévoit de répartir "aussi vite que possible" les personnes demandant l'asile dans les pays faisant partie de la "coalition de volontaires", en échange d'une ouverture de leurs ports par l'Italie et Malte.

"Nous avons consolidé le mécanisme de répartition à court terme, mais nous souhaitons aller plus loin (...) en responsabilisant l'ensemble des pays-membres, les structures communautaires qui existent" et en améliorant "l'efficacité de nos politiques de retour (des migrants) volontaire ou contraint vers les pays d'origine", a résumé Emmanuel Macron.

Il s'agit, selon la présidence française, "d'accélérer le retour" pour ceux qui "n'ont pas vocation à l'asile". Mais "c'est compliqué" car cela "nécessite la coopération des Etats", souligne la présidence.

Emmanuel Macron a exprimé l'espoir que "l'ensemble des pays-membres participent" au programme, qu'il a de nouveau lié à l'octroi d'une partie des fonds structurels de l'UE. "L'Europe n'est pas à la carte lorsqu'il s'agit de la solidarité", a-t-il averti.

Côté italien, on estime que la réunion de Paris "n'a pas produit de ligne partagée", selon des sources ministérielles.

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Tapis rouge pour Félix Tshisekedi en Belgique

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Suspension du Parlement britannique: la Cour suprême rendra sa décision "en début de semaine prochaine"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson au Parlement

La Cour suprême du Royaume-Uni espère rendre sa décision sur la suspension controversée du Parlement "en début de semaine prochaine", a annoncé sa présidente Brenda Hale à l'issue de trois jours d'audience.

La Cour devra trancher sur la "légalité" de la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement, a insisté Lady Hale, reconnaissant que ce n'est "pas une question simple". "Mais nous savons aussi que ce dossier doit être résolu aussi vite que possible et nous espérons être en mesure de rendre notre décision en début de semaine prochaine", a-t-elle ajouté.

Paris et Dakar militent ensemble pour les JO de 2024

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Manifestation contre le meurtre d'une femme par son conjoint en France

Bannières dédiées à la mémoire des femmes tuées par leurs partenaires étalées dans un squat d'artiste à Paris le 6 septembre 2019.

Près de mille personnes se sont rassemblées au Havre, demandant justice pour une jeune femme tuée par son conjoint devant leurs trois enfants. La victime avait porté plainte en août.

"Brisons le silence", "Stop aux féminicides", "Stop à la violence", pouvait-on lire sur des pancartes dans le cortège. Nombre de manifestants scandaient "Justice pour Johanna".

Sur les quelque 800 personnes qui se sont rassemblées devant la mairie, environ 600 ont défilé dans les rues de la ville, selon la police, indiquant que le cortège était à 70% composé de femmes et d'enfants.

L'homme de 37 ans qui a poignardé sa conjointe de 27 ans devant leurs enfants de six, quatre et deux à la sortie d'une grande surface, "devrait être déféré au parquet pour être mis en examen", a annoncé le parquet du Havre mardi soir.

Interpellé peu après les faits, il a porté 14 coups de couteaux à sa conjointe, a reconnu la matérialité des faits et dit avoir agi par crainte que la victime ne le prive de ses fils, a précisé le parquet.

Le 11 août, la victime avait déjà porté plainte. La police était alors intervenue au domicile du couple, que "la jeune femme disait avoir quitté en passant par la fenêtre de l'appartement (...) ayant été menacée par son compagnon à l'aide d'un couteau ainsi que d'étouffement avec un sac en plastique". Le conjoint avait alors été interpellé puis relâché.

La jeune femme avait depuis quitté le domicile commun pour s'installer dans un foyer et "les enfants étaient pris en charge tour à tour par chacun des parents" dans l'attente d'un jugement sur leur garde. C'est alors que la victime allait chercher ses enfants que son conjoint l'a poignardée.

Un coq remporte un procès en France

Un tribunal en France sur le point de décider si le chant d'un coq doit être considéré comme une nuisance pour le voisinage.

La justice française a autorisé le coq Maurice à continuer de chanter sur l'île d'Oléron, rejetant la plainte des voisins qui l'accusaient de les réveiller dès l'aube.

"On leur a volé dans les plumes!": Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, a poussé le cocorico de la victoire devant le tribunal de Rochefort qui a même condamné ses voisins à lui payer 1.000 euros de dommages et intérêts et ses frais de justice.

Dans son jugement du 5 septembre, le tribunal s'en réfère à un constat d'huissier, venu trois nuits de suite vérifier l'heure de réveil et le volume du chant de Maurice. Verdict, le volatile fait son travail au lever du soleil "de façon intermittente" entre 06h30 et 07h00 seulement, et non pas dès 04h00 comme l'accusaient les voisins, et à un niveau "simplement perceptible donc peu intense" une fois la fenêtre fermée.

Les voisins, un couple d'agriculteurs retraités de Haute-Vienne dont la maison d'Oléron est la résidence de vacances, sur la côte atlantique, n'ont pas établi la preuve d'une nuisance. Ils ont même "agi de façon abusive" en portant plainte, d'autant qu'ils "n'ont pas attendu réellement la possibilité d'une solution amiable", a tranché le tribunal.

"C'est une victoire pour tous les gens dans la même situation que moi. J'espère que cela fera jurisprudence pour eux", s'est félicitée Corinne Fesseau. "Tout le monde va être protégé derrière: les cloches, les grenouilles... Et pourquoi pas une loi Maurice pour protéger tous les bruits ruraux ?", a-t-elle ajouté. Une allusion aux autres querelles de voisinage liées au bruit qui émeuvent depuis quelque temps le monde rural en France, comme celle que le tribunal de Dax devra examiner en octobre, ciblant cette fois-ci les caquètements et gloussements de canards et d'oies en plein pays du confit et du foie gras.

- "Team Maurice" -

Article dans le New York Times, T-shirts "Let me sing" (Laissez-moi chanter) de la Team Maurice, pétition pour "sauver Maurice" (140.000 signatures), le gallinacé de Saint-Pierre-d'Oléron est devenu en quelques mois le symbole de la ruralité menacée en France. Au point d'amener le maire du petit village de Gajac, à 70 km de la ville de Bordeaux, à proposer le classement de ces bruits au patrimoine national et fonder l'association L'Écho de nos campagnes, pour "protéger notre monde rural et nos traditions".

Lors de l'audience sur le cas du coq Maurice, le 4 juillet, une grande partie des débats avait porté sur la notion même de campagne. Me Vincent Huberdeau, avocat des plaignants, avait ainsi rejeté l'idée d'un procès "entre citoyens bobos et ruraux", estimant que Saint-Pierre-d'Oléron, avec près de 7.000 habitants en hiver et 35.000 en été, n'est pas vraiment la campagne sur cette île vivant essentiellement du tourisme.

"Je ne suis pas une ville, je suis une petite commune", assurait pourtant le maire Christophe Sueur, volant au secours de Corinne Fesseau, issue d'une vieille famille de l'île d'Oléron. "On a toujours vécu avec des potagers, des poulaillers, on a une vie plutôt traditionnelle", soulignait le maire.

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