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Au Pakistan, les femmes ont manifesté pour leurs droits… sous les jets de pierre

Rassemblement en faveur des femmes avant la Journée internationale des droits de la femme, à Karachi, au Pakistan, le 6 mars 2020.

Un millier de femmes ont défilé dimanche à Islamabad en manifestant pour leurs droits, parfois sous les pierres et bâtons lancés par les islamistes. Plusieurs ont été blessées et d'autres ont dû se mettre à l'abri en attendant la police.

Dans la société pakistanaiss dominée par les hommes et où les femmes sont encore tuées par balle, au couteau, étranglées, lapidées ou brûlées pour "l'honneur" de la famille, les rares manifestations en faveur des droits des femmes sont généralement mal accueillies.

A Islamabad, des conservateurs ont lancé des bâtons et des pierres sur les manifestantes, en blessant certaines et en forçant d'autres à se mettre à l'abri jusqu'à ce que la police intervienne. La manifestation s'est terminée dans un parc, face à la marche "anti-féministe" des islamistes, séparées seulement par une barrière fragile et un cordon de policiers.

Des manifestations pour les droits des femmes ont également eu lieu dans d'autres villes du Pakistan. Elles étaient un millier également à Karachi, et plusieurs centaines à Lahore, à réclamer "Donnez-moi ce qui est à moi" et "Nous voulons la liberté".

A Sukku, dans le sud, des femmes se sont rassemblées en guise de protestation près du fleuve Indus, où l’on retrouve souvent les corps de femmes ayant été tuées "pour l'honneur".

Les islamistes avaient tenté de faire interdire ces marches et un parti politique religieux avait prévenu qu'il comptait les empêcher "à tout prix".

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Coronavirus en Inde: l'exode des travailleurs migrants suscite des inquiétudes

Les médecins et les agents de santé identifient sur une carte aérienne la zone à surveiller pour tenter de contrer la propagation du COVID-19 à Srinagar, au Cachemire sous contrôle indien, le19 mars 2020. ( Photo AP / Dar Yasin)

Les autorités indiennes tentaient lundi de juguler l'exode de centaines de milliers de travailleurs migrants, privés de travail en raison du confinement décidé pour lutter contre le coronavirus, qui risque de contrecarrer la lutte contre la maladie dans le deuxième pays le plus peuplé du monde.

Après le début du confinement mercredi, ces travailleurs privés d'emploi ont quitté massivement les grandes villes, en particulier Delhi, pour regagner leurs villages, marchant parfois sur de très longues distances avec très peu d'argent et de nourriture.

Cet exode a soulevé des craintes quant à la propagation du virus. Beaucoup se sont retrouvés entassés par les autorités dans des autocars ou des camps de secours.

Les autorités de la capitale indienne ont fermé dimanche soir les frontières de la région pour tenter de stopper les départs et ordonné l'installation d'abris. Lundi, les foules avaient disparu en banlieue de Delhi et les autorités ont indiqué nourrir 400.000 personnes, avec plus de 550 écoles transformées en abris. Selon le quotidien Times of India, quelque 5.000 personnes ont été installées sur un circuit automobile près de Delhi.

L'Etat de Maharashtra (centre), dont la capitale est Bombay, a mis en place 262 camps d'urgence abritant 70.399 personnes, selon les autorités locales.

L'Uttar Pradesh (Nord) a annoncé l'ouverture de 600 abris qui serviront de zone de quarantaine, a déclaré à l'AFP un responsable local, Alok Kumar.

Une vidéo, postée sur Twitter par un journaliste du Times of India et par le quotidien The Hindu, a montré des migrants revenant en autocar dans cet Etat apparemment arrosés de désinfectant par des hommes vêtus de combinaisons de protection.

Dans le Gujarat (Ouest), des heurts ont opposé dimanche soir à Surate plusieurs centaines de travailleurs migrants à la police qui les empêchaient de passer, selon des sources policières. Plus de 90 travailleurs migrants ont été arrêtés.

"Cette migration a apporté (le virus) dans de petites villes et des villages", a déclaré à l'AFP le virologiste Shahid Jameel du programme de soutien à la recherche Wellcome Trust DBT India Alliance.

Selon un dernier décompte officiel dimanche, l'Inde, pays de 1,3 milliard d'habitants, enregistre plus d'un millier de cas d'infections avec 29 décès. De nombreux experts s'interrogent sur ces chiffres, pointant le faible nombre de personnes testées.

Des masques stylés en Corée du Sud

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Yémen: les bélligérants pour un cessez-le-feu face au coronavirus

Le personnel médical se protège de l'épidémie de Covid-19 dans un hôpital à Sanaa, Yémen, le 17 mars 2020. (Reuters / Khaled Abdullah)

Les parties en conflit au Yémen disent soutenir l'appel de l'ONU à un cessez-le-feu général face à la propagation mondiale du nouveau coronavirus, alors que ce pays pauvre de la péninsule arabique est déjà dévasté par la plus grave crise humanitaire au monde.

La guerre au Yémen oppose depuis plus de cinq ans les rebelles Houthis soutenus par l'Iran aux forces loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale et appuyée par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite.

"La situation politique, économique et sanitaire au Yémen nécessite de cesser toute escalade et de se rallier aux efforts internationaux et humanitaires pour préserver la vie des citoyens", a déclaré le gouvernement yéménite dans un communiqué, saluant l'appel de l'ONU.

Lundi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a lancé un appel "à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde" afin de préserver les civils de la "furie" du nouveau coronavirus.

"La coalition militaire (dirigée par Ryad) soutient la décision du gouvernement yéménite d'accepter (cet) appel", a-t-elle affirmé par la voix de son porte-parole Turki al-Maliki, cité par l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

De leurs côtés, les Houthis se sont dits "ouverts à tous les efforts et initiatives". Dans un communiqué, un haut responsable politique du mouvement, Mehdi al-Machat, a appelé "au calme complet et réel, à instaurer la confiance et créer une atmosphère propice au succès d'une solution politique globale".

Contrairement à la Syrie ou la Libye, le Yémen n'a enregistré aucun cas d'infection à la maladie de Covid-19 mais les ONG redoutent une catastrophe si la pandémie arrivait dans le pays où plus de trois millions de personnes vivent entassés dans des camps de déplacés.

La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils, d'après diverses ONG et environ 24 millions de Yéménites, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'aide humanitaire, estime l'ONU.

Menacé de famine, le pays est également régulièrement frappé par des épidémies, comme la dengue ou le choléra, en raison d'un système de santé déliquescent et de la rareté de l'eau potable.

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