Liens d'accessibilité

Maroc : nouvelles arrestations à Al-Hoceïma


La police anti-émeute bloque des protestataires lors d'une manifestation dans la ville nordique d'Al-Hoceima, Maroc, 1er juin 2017.

La police marocaine a procédé à trois nouvelles arrestations dans le nord du Maroc, où le mouvement de contestation populaire se poursuit.

"Il y a eu trois arrestations ces dernières 24 heures", a indiqué à l'AFP une source au sein de l'exécutif local. L'identité des personnes interpellées n'a pas été précisée.

Un activiste local a affirmé pour sa part que six personnes avaient été interpellées vendredi, "trois dans la ville d'al-Hoceïma, et trois dans des localités voisines".

Al-Hoceïma est l'épicentre du "hirak" (la mouvance), le mouvement populaire qui revendique depuis sept mois le développement du Rif, une région qu'il juge "marginalisée".

Ses principaux meneurs, dont son leader Nasser Zefzafi, ont été interpellés par la police depuis le 29 mai, après l'interruption par M. Zefzafi d'un prêche officiel dans une mosquée.

Selon les derniers chiffres officiels, 86 personnes ont à ce jour été présentées à la justice, dont une trentaine ont été placées en détention préventive, accusées de lourdes charges, et notamment "d'atteinte à la sécurité intérieure".

Des avocats des prévenus ont dénoncé des cas de torture et de mauvais traitement. Le gouvernement a assuré, citant des instructions "royales fermes", que la loi sera appliquée "avec fermeté" si ces cas sont prouvés par des expertises médicales.

D'après la presse marocaine, les familles des détenus viennent de créer un collectif de suivi, avec comme principal objectif de "militer" pour leur libération.

Dans la rue, les manifestations se poursuivent depuis quinze jours à un rythme quotidien à Al-Hoceïma, ainsi que dans la localité voisine d'Imzouren, autre haut-lieu de la contestation. Elles ont lieu de nuit pour cause de ramadan, et se déroulent la plupart du temps sans incidents.

Vendredi soir, ils étaient au moins un millier d'habitants à se rassembler à la rupture du jeûne du ramadan dans les ruelles du quartier populaire de Sidi Abed, a estimé l'AFP sur place.

Selon la source au sein de l'exécutif local, ils n'étaient pas plus de 400.

Samedi, comme c'est presque toujours le cas en journée, la situation était normale dans la ville, avec une activité légèrement ralentie du fait du ramadan.

A Imzouren, de violents affrontements ont opposé policiers et manifestants dans la nuit de vendredi à samedi, une semaine après des incidents similaires.

Avec AFP

Facebook Forum

XS
SM
MD
LG