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Maroc: fin du procès en appel du Hirak

Protestation populaire contre la condamnation par un tribunal marocain du leader du mouvement "Hirak" Nasser Zefzafi et d'autres activistes, à Rabat, au Maroc, le 27 juin 2018.

Le procès en appel des leaders du "Hirak", mouvement de protestation sociale ayant agité la région marocaine du Rif en 2016-2017, s'est conclu mardi à Casablanca après d'ultimes plaidoiries de la défense.

Les juges de la cour d'appel de Casablanca ont décidé de reporter la mise en délibéré au 5 avril, selon les informations obtenues par l'AFP sur place.

Depuis janvier, 38 des 42 accusés jugés en appel, dont Nasser Zefzafi, une des figures du mouvement, boycottent le procès ouvert en novembre 2018. Tous sont détenus à la prison de Casablanca.

Leurs avocats ont refusé de plaider pour protester contre "l'absence des conditions d'un procès équitable", comme lors du procès en première instance qui s'était soldé par des peines allant jusqu'à 20 ans de prison en juin dernier.

Les prévenus avaient été arrêtés dans la province d'Al-Hoceïma (nord) en 2017 pour avoir participé au mouvement social déclenché par la mort tragique d'un poissonnier écrasé dans une benne à ordures en octobre 2016.

Seuls quatre accusés qui comparaissent en état de liberté ont participé aux dernières audiences du procès en appel, dont le journaliste Hamid El Mahdaoui qui avait été condamné en juin à trois ans ferme pour "non dénonciation d'une tentative de nuire à la sécurité intérieure de l'Etat". On lui reproche de n'avoir pas averti la police d'un appel d'un inconnu évoquant des livraisons d'armes.

Trois de ses avocats ont démontré "l'absurdité" de ces accusations en le qualifiant de "patriote" et en appelant à ne pas revenir aux "années de plomb" du règne d'Hassan II, le père du roi actuel. Le quatrième a plaidé pendant deux heures mardi soir avec des arguments techniques et des références à la jurisprudence pour démontrer que l'existence même d'un complot n'était pas prouvée.

L'accusation a requis un alourdissement de toutes les peines prononcées en première instance qui ne correspondent pas au maximum prévu par le code pénal.

Les détenus qui boycottent les audiences réclament un procès "équitable et impartial" et "l'annulation des procès-verbaux dressés par la police judiciaire" après leur arrestation.

Des associations de défense des droits humains ont par le passé dénoncé des aveux extorqués par la violence pendant les gardes à vue, ce que les autorités marocaines ont toujours démenti.

Un total de 53 prévenus avaient été condamnés en juin dernier, avec des peines dont la sévérité avait suscité des flots de réactions indignées sur les réseaux sociaux. Onze d'entre eux avaient été en août graciés par le roi.

Amnesty International a appelé en décembre les autorités judiciaires du Maroc à "veiller à ce que le procès en appel ne se résume pas à un nouveau simulacre de justice" et à "veiller à ce que tous les droits à un procès équitable soient respectés au cours de la procédure d'appel" des militants du Hirak.

Avec AFP

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Une dizaine d'arrestations pour "avortement illégal" au Maroc

Quartier d’une banlieue ouvrière de Marrakech au Maroc, 28 avril 2008. (AP Photo/Alfred de Montesquiou)

Onze personnes ont été interpellées mardi pour "avortement illégal" dans la ville de Marrakech, a annoncé la police marocaine. L'IVG est passible de prison au Maroc, où le sujet fait débat. 

Dans un communiqué, la sûreté nationale (DGSN) indique avoir ouvert une enquête après avoir "reçu des plaintes sur une clinique pratiquant l'avortement illégal".

Le propriétaire de la clinique, quatre infirmières et six patients, dont une adolescente de 17 ans, ont ensuite été interpellés pour "implication présumée dans la pratique courante d'avortement illégal, détournement de mineur, adultère et complicité", selon la même source. Huit des personnes mises en cause ont été placées en garde à vue et la fille sous contrôle policier.

Le Maroc s'était engagé en 2015 dans un profond débat sur "l'urgence" d'un assouplissement de sa législation face au fléau des centaines d'avortements clandestins pratiqués chaque jour, dans des conditions sanitaires parfois désastreuses.

Une commission officielle avait dans la foulée recommandé que l'avortement dans "quelques cas de force majeure" devienne autorisé, notamment en cas de viol ou de graves malformations. Aucune loi n'est depuis venue entériner ces recommandations ardemment soutenues par les défenseurs des droits des femmes.

L'interruption volontaire de grossesse reste passible de six mois à cinq ans de prison au Maroc. Le code pénal sanctionne aussi bien la femme qui avorte (de six mois à deux ans de prison) que les personnes qui pratiquent l'acte (de un à cinq ans de prison).

Les grossesses non désirées renforcent le phénomène des "mères célibataires" et l'abandon d'enfants, jusqu'à 150 par jour, affirment des ONG. Les enfants nés hors mariage sont considérés comme "illégitimes" par la loi marocaine.

Les autorités marocaines annoncent la reprise des vols aériens

Un Boeing de la compagnie aérienne Royal Air Maroc à l'aéroport Benslimane du Maroc, le 2 février 2020. (Photo FADEL SENNA / AFP)

Le Maroc reprendra ses vols intérieurs à partir du 25 juin, a annoncé dimanche l'agence de presse gouvernementale, citant le ministère du Tourisme, de l'artisanat, du transport Aérien et de l’économie sociale.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement a déclaré qu'il assouplirait encore les mesures pour le secteur des services et le transport intérieur.

Selon le quotidien Le Matin, "plusieurs lignes redémarreront, telles que Casablanca-Dakhla, Casablanca-Laayoune, Casablanca-Oujda, Casablanca-Agadir, Fès-Marrakech, Agadir-Tanger, Marrakech-Dakhla".

Les Marocains envoient 8 millions de masques à 15 pays africains

Un Boeing 787-8 "Dreamliner" de la Royal Air Maroc (RAM) atterrit à l'aéroport Benslimane du Maroc, le 2 février 2020. (Photo: Fadel Senna/AFP)

Le Maroc a annoncé dimanche l'envoi d'une aide médicale comprenant près de huit millions de masques sanitaires à une quinzaine de pays africains pour les aider à lutter contre l'épidémie de nouveau coronavirus.

Selon l'Agence marocaine de presse (MAP), l'aide est composée de près de 8 millions de masques, 900.000 visières, 600.000 charlottes, 60.000 blouses, 30.000 litres de gel hydroalcoolique, 75.000 boîtes de chloroquine et 15.000 boites d’Azithromycine.

Le royaume a commencé à envoyer cette aide dimanche, a précisé le ministère marocain des affaires étrangères dans un communiqué. Il précise que tous ces produits et équipements sont fabriqués au Maroc et respectent les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

D'après la MAP, les 15 pays devant bénéficier de cette aide médicale sont: le Burkina Faso, le Cameroun, les Comores, le Congo, Eswatini, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad et la Zambie.

La Mauritanie a reçu son lot dès dimanche, selon la MAP.

Le roi Mohammed VI avait annoncé en avril le lancement d'une "action de solidarité" en faveur des pays africains pour permettre "un partage d'expériences" dans la gestion de la pandémie.

Le royaume a multiplié les initiatives diplomatiques et les investissements ces dernières années en Afrique.

Ce pays de 35 millions d'habitants a été relativement épargné par le nouveau coronavirus, avec 8.793 cas de contamination et 212 décès officiellement recensés.

Économie avec Eric Manirakiza: le sort des artisans marocains inquiète

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Les Marocains lancent une application de traçage facultative contre le coronavirus

Un travailleur médical emballe un échantillon d'un chauffeur de taxi lors d'un test de COVID-19 à Rabat, Maroc, le 27 mai 2020.

Les autorités marocaines ont lancé lundi une application mobile de traçage des contacts par smartphone pour lutter contre la propagation de la maladie Covid-19, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

Cette application baptisée "Wiqaytna" (notre protection) utilise une technologie Bluetooth (communication entre appareils électroniques situés à proximité), avec un usage "volontaire", selon la même source.

L'application "envoie une notification à l'utilisateur en cas de proximité physique prolongée avec un autre utilisateur positif au Covid-19 et permet au ministère de la Santé de faire "une évaluation du risque d'exposition", puis le cas échéant, d'entrer en contact avec le cas notifié, selon la même source.

Le Maroc, qui compte 35 millions d'habitants, a multiplié les dépistages ces derniers jours, avec environ 208.366 tests menés, 7.819 cas officiellement détectés et 205 morts, selon le bilan publié lundi.

L'application "Wiqaytna" qui s'inspire d'une technologie utilisée à Singapour a été validée par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), un organisme officiel qui a conditionné son utilisation à plusieurs mesures de protection des données privées.

Différents pays se sont dotés ces dernières semaines de systèmes de traçage, avec parfois des débats très vifs sur leur compatibilité avec les libertés individuelles.

A Singapour, l'application gouvernementale "TraceTogether" lancée mi-mars a connu un succès mitigé, avec un faible nombre d'utilisateurs (1,5 million de personnes, soit à peine un quart de la population) et donc une efficacité limitée.

Au Maroc, la stratégie autoritaire adoptée pour limiter la contagion, --confinement obligatoire, déplacements limités, contrôles policiers fréquents-- suscite une adhésion assez forte de la population, selon les indicateurs officiels.

La prolongation du confinement obligatoire au 10 juin prochain, pour une durée totale d'environ 10 semaines, a cependant suscité des réserves. Dans les faits, beaucoup ont recommencé à retrouver une vie normale ces derniers jours.

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