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Maroc: 20 ans de prison pour le trafiquant français Sofiane Hambli

Arrêté le 22 octobre 2021 au Maroc, Sofiane Hambli était poursuivi notamment pour "trafic international de drogue". (photo d'illustration)

La justice marocaine a condamné le baron de la drogue français Sofiane Hambli à 20 ans de prison ferme notamment pour "trafic international de drogue", "blanchiment d'argent" et "séquestration", a-t-on appris vendredi auprès d'une source judiciaire.

"La chambre criminelle de Rabat a condamné jeudi soir Sofiane Hambli à 20 ans de prison ferme pour des crimes commis au niveau national", a indiqué à l'AFP une source judiciaire marocaine, confirmant une information du site d'information Hespress.

Arrêté le 22 octobre 2021 au Maroc après sept mois de cavale, ce trafiquant de haut vol était poursuivi notamment pour "trafic international de drogue", "blanchiment d'argent", "constitution d'une bande criminelle organisée", "séquestration". Il avait été appréhendé dans une clinique de Tanger, où il se faisait soigner après avoir été agressé et grièvement blessé à l'arme blanche dans une rue de ce grand port du nord du Maroc, plaque tournante du trafic de drogue vers l'Europe.

Sofiane Hambli est détenu à la prison de Salé 2, près de la capitale Rabat, "sous haute sécurité compte tenu de sa dangerosité", précise Hespress.

Ce Français d'origine algérienne de 46 ans est le personnage-clé du scandale de l'importation en France de sept tonnes de cannabis en 2015, qui avait abouti à l'éviction de l'ex-patron de la lutte antidrogue, François Thierry, dont il aurait été un informateur. Surnommé "La chimère", il est également soupçonné d'avoir perçu 2,5 millions d'euros pour la logistique d'un projet d'importation de quatre tonnes de cannabis, des accusations qu'il avait démenties via son avocat Hugues Vigier.

Coutumier de la cavale

Le procès dans le cadre de cette affaire, prévu en juin dernier à Bobigny, en banlieue parisienne, a dû être renvoyé en raison de son absence. Son extradition temporaire, demandée par le parquet français, a été refusée par les autorités marocaines en raison des poursuites engagées devant la justice marocaine contre Sofiane Hambli, selon des médias locaux.

Placé en détention en novembre 2020 dans ce dossier puis libéré sous contrôle judiciaire en mars 2021 après une décision favorable de la Cour de cassation, le trafiquant de drogue s'était vu notifier peu après un mandat de dépôt par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

Ne s'étant pas présenté à la justice et la police ne l'ayant pas retrouvé, Sofiane Hambli était depuis considéré en cavale et Interpol avait émis un mandat d'arrêt international à son encontre, via une notice rouge, à la demande des autorités françaises.

Né à Mulhouse (est de la France), le narcotrafiquant au lourd casier judiciaire est coutumier de la cavale. Il avait notamment été interpellé en 2004 en Espagne après son évasion l'année précédente de la prison de Metz. En 2009, c'est encore en Espagne qu'il avait été arrêté alors qu'un tribunal français l'avait condamné par défaut à 18 ans de prison.

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Drame de Melilla: lourde condamnation en appel pour 15 migrants au Maroc

Des migrants sont assis à l'extérieur du centre de migrants temporaires après avoir traversé la barrière frontalière de l'enclave nord-africaine espagnole de Melilla, en Espagne, le 19 janvier 2021.

La justice marocaine a condamné en appel à trois ans de prison ferme 15 migrants africains impliqués dans le drame meurtrier survenu à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla fin juin, a-t-on appris vendredi auprès d'une ONG locale.

La cour d'appel de Nador (nord du Maroc) a décidé jeudi "d'alourdir les peines de onze mois de prison en première instance à trois ans", a déclaré à l'AFP Omar Naji, militant de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH).

"Ce verdict est très sévère alors que nous espérions que ces peines soient allégées", a regretté M. Naji.

Les 15 condamnés, soudanais et tchadiens, font partie des personnes arrêtées après la tentative d'entrée en force de près de 2.000 migrants en situation irrégulière le 24 juin à Melilla à partir du poste frontalier marocain de Nador.

Ils étaient poursuivis pour "entrée illégale sur le sol marocain", "violence contre agents de la force publique", "attroupement armé" et "refus d'obtempérer".

"Tous ont rejeté les accusations de violences", a précisé M. Naji de l'AMDH, principale association indépendante de défense des droits humains au Maroc, en soulignant qu'il "s'agit de demandeurs d'asile".

Le drame de Nador-Melilla a fait 23 morts parmi les migrants, selon les autorités marocaines - 27, d'après l'AMDH, provoquant une vive indignation au Maroc et à l'étranger.

Ce bilan humain est le plus lourd jamais enregistré lors d'une des nombreuses tentatives de migrants d'entrer à Melilla et dans l'enclave espagnole voisine de Ceuta, qui constituent les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec le continent africain.

Depuis le 24 juin, plusieurs dizaines de migrants, en majorité des Soudanais, ont été condamnés en première instance à des peines allant de huit mois à deux ans et demi de prison ferme par la justice marocaine.

Situé à la pointe nord-ouest de l'Afrique, le Maroc est un pays de transit pour de nombreux candidats à l'émigration qui cherchent à rejoindre l'Europe depuis ses côtes atlantique ou méditerranéenne, ou en franchissant les clôtures qui séparent le Maroc des enclaves de Ceuta et Melilla.

Avortement criminalisé : des Marocaines dans la rue

Avortement criminalisé : des Marocaines dans la rue
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Des militantes féministes ont manifesté à Rabat aujourd’hui afin de réclamer la modification des lois qui criminalisent l'avortement. Elles ont tenu à descendre dans la rue après la mort d'une adolescente victime d'une IVG clandestine.

"Vol de motifs": le Maroc exige le retrait d'un maillot de la sélection algérienne

ARCHIVES - "Algérie-Maroc: la rupture" titre un quotidien d'Alger, le 25 août 2021.

Le ministère marocain de la Culture a sommé le géant allemand de l'équipement sportif Adidas de retirer sa nouvelle collection de maillots de la sélection algérienne de football, l'accusant de s'être indûment approprié des symboles du "patrimoine culturel marocain".

"Il s'agit d'un vol de motifs inspirés du 'zellige marocain' (céramique caractéristique de l'art décoratif traditionnel marocain, ndlr) qui figurent sur des maillots de sport de l’Algérie, ce qui a poussé le ministère à agir en urgence", a expliqué à l'AFP une source au sein du ministère de la Culture.

Dans une mise en demeure adressée via courrier électronique et par voie d'huissier au PDG d'Adidas Kasper Rorsted, dont l'AFP a obtenu une copie, l'avocat marocain a dénoncé "une appropriation culturelle et une tentative de voler un motif du patrimoine culturel marocain pour l’utiliser en dehors de son contexte".

Me Mourad Elajouti, l'avocat du ministère, a exigé le retrait sous quinzaine de la collection des maillots de sport "inspirés de l'art du zellige marocain".

Cette polémique survient dans un climat de tension permanente entre les deux rivaux du Maghreb.

L'Algérie a rompu ses liens diplomatiques avec le Maroc en août 2021, accusant Rabat d'"actes hostiles". Une décision "complètement injustifiée", selon Rabat.

"Le ministère de la Culture marocain se réserve le droit d'utiliser toutes les voies de recours judiciaires possibles devant les tribunaux allemands et internationaux", avertit l'avocat dans son courrier.

Il menace également de porter l'affaire "devant les organismes relatifs à la protection du patrimoine et les droits d'auteurs, l'Unesco et l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle), afin de protéger les éléments du patrimoine culturel marocain des tentatives illicites d’appropriation".

Le 23 septembre, Adidas a présenté sur Twitter une photo du kit des "Fennecs", le onze algérien, pour la saison 2022-2023 "inspiré par la culture et l'histoire".

Ce nouveau design, selon l'équipementier sportif allemand, tire son inspiration du palais de Mechouar à Tlemcen, dans le nord-ouest de l'Algérie.

Alcool frelaté: 19 morts dans le nord du Maroc

ARCHIVES - Un policier marocain garde l'entrée du bureau judiciaire d'investigation à Sale, près de Rabat, Maroc, le 29 janvier 2017.

Un total de 19 personnes sont décédées à Ksar El Kebir, une ville du nord du Maroc, après avoir consommé de l'alcool frelaté, un fléau récurrent dans le royaume, ont rapporté mercredi soir les médias locaux, citant une source hospitalière.

Un suspect de 48 ans a été arrêté mardi par la police pour son implication présumée dans la vente de l’alcool frelaté ayant causé la mort de certains de ses clients, selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Les victimes auraient consommé de l'alcool de contrebande acheté dans le magasin du suspect, d'après les médias citant des sources policières.

Lors de la perquisition du commerce, les enquêteurs ont saisi près de 50 litres d’alcool de ce type.

Une trentaine de personnes - âgées de 35 à 50 ans - ont dû être hospitalisées dans un état critique après cette intoxication, et deux d'entre elles se trouvaient toujours en réanimation.

Elles souffraient de céphalées, de vomissements, de crampes à l’estomac ainsi que de rougeurs oculaires, a expliqué un chef infirmier de l’hôpital de Ksar El Kebir au site d'information Le360.

Cet établissement hospitalier avait reçu mardi les corps de neuf victimes. Le bilan s'est ensuite alourdi mercredi à 19 morts, a précisé à la presse un responsable local du ministère de la Santé.

Leurs cadavres ont été transférés dans un hôpital de Tanger, la préfecture de la province, pour "une autopsie afin de préciser les causes des décès", a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit au Maroc mais aussi en Tunisie et en Algérie.

En juillet 2021, une vingtaine de personnes sont décédées après avoir bu de l’alcool frelaté acheté chez un "guerrab" (vendeur illégal) à Oujda, dans l'est du Maroc.

En théorie, la loi marocaine interdit la vente d'alcool aux musulmans, soit 99% de la population du Maroc, où l'islam est religion d'Etat.

Mais dans les faits, on en trouve aisément dans les bars, restaurants ou encore dans des magasins sous licence qui le proposent discrètement à la vente derrière des vitres opaques ou d'épais rideaux.

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