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Marée orange pour le congrès du parti présidentiel en Côte d'Ivoire


Le président ivoirien Alassane Ouattara salue la foule à son arrivée au congrès de son parti, le Rassemblement des Républicains (RDR), au pouvoir, à Abidjan, Côte d’Ivoire, 9 septembre 2017.

Le congrès du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti du président Alassane Ouattara, a réuni samedi plus de 10.000 personnes pour son ouverture dans le complexe du Palais des sports d'Abidjan, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vêtus en majorité de pagnes à dominante orange, les militants, dont de nombreuses femmes arborant des t-shirts orange "ADOgirl" (ADO -Alassane Dramane Ouattara- girl), ont rempli le stade ouvert mais aussi un gymnase où étaient diffusés les discours.

Le président Ouattara, présent sur le podium avec de nombreux ministres, a été acclamé par les spectateurs à son arrivée mais il n'a pas prononcé de discours.

Il s'exprimera dimanche pour la journée de clôture qui devrait le voir élu à la tête de son parti.

La nouvelle constitution, qu'il a fait adopter par référendum l'année dernière, lui permet désormais d'être à la fois chef d'Etat et chef de parti.

Un des enjeux du congrès est de savoir si le RDR réussira à conserver intacte son alliance avec le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire de l'ancien président Henri Konan Bédie au sein de la coalition RHDP (Rassemblement des Houphouetistes pour la paix) en vue de la présidentielle 2020.

Il existe des tiraillements entre les deux grands partis que le président Ouattara a un temps voulu voir fusionnés. Des courants de chaque parti militent pour des candidats séparés alors que Ouattara et Bédié étaient favorables à un candidat unique.

Absent de marque du samedi: le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro, qui avait déclaré vendredi dans un communiqué ne pas avoir été associé au Congrès malgré sa "qualité de militant et d'élu de cette formation" et d'ancien "président du Conseil politique de la campagne du président en 2015".

Homme-clé de la vie politique ivoirienne et probable candidat à la succession de M. Ouattara, Soro n'a pas encore déclaré ses intentions, mais ses relations avec le clan présidentiel alimentent tous les fantasmes et rumeurs depuis des mois.

Certains partisans du président l'accusent de vouloir déstabiliser le gouvernement et de comploter contre des rivaux potentiels, voyant même sa main derrière les mutineries qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire depuis le début de l'année.

D'un autre côté, ses partisans estiment qu'il est victime d'une chasse aux sorcières alors qu'il a "toujours oeuvré" dans le sens du "bien commun".

Le président Ouattara et Guillaume Soro s'affichent régulièrement ensemble et souriants lors de manifestations et cérémonies publiques.

En août, des partisans de Soro ont créé un nouveau mouvement, l'Amicale des Forces Nouvelles (AFN), niant toutefois créer un parti portant le nom de l'ex-rébellion en vue de la présidentielle.

Avec AFP

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