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Manifestation après le meurtre d'un responsable électoral au Kenya


Christopher Msando, responsable chargé de superviser le système informatique de la Commission électorale kényane (IEBC), lors d'une conférence de presse à Nairobi, 6 juillet 2017.

Dans un communiqué conjoint, les ambassadeurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne se sont dits "gravement préoccupés" et ont offert l'aide de leurs pays pour mener l'enquête.

Quelques dizaines de militants des droits de l'homme sont descendus mardi dans les rues de Nairobi pour dénoncer le meurtre d'un haut responsable de la Commission électorale qui a stupéfait le pays à une semaine des élections générales du 8 août.

Le corps de Chris Msando, un responsable chargé de superviser le système informatique de la Commission électorale kényane (IEBC), a été retrouvé avec des marques de torture aux environs de la capitale au cours du week-end.

"C'est une source de très, très profonde inquiétude et nous voulons dire à l'IEBC qu'il y a beaucoup de gens qui sont préoccupés par ce meurtre", a déclaré George Kegoro, le directeur de la Commission kényane des droits de l'homme, qui a mené la marche vers les locaux de la Commission.

"Le Kenya a une malheureuse histoire d'assassinats par opportunisme politique et il y a une effrayante similarité dans la séquence d'événements (entourant la mort de M. Msando) qui laisse le sentiment que nous avons déjà vu ça auparavant", a-t-il ajouté.

M. Msando était chargé de superviser le système électronique d'identification des électeurs et de comptage des voix, considéré comme essentiel pour éviter un éventuel trucage du scrutin.

Son assassinat a entraîné des condamnations unanimes de la part des défenseurs des droits de l'homme et dans la communauté internationale.

Dans un communiqué conjoint, les ambassadeurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne se sont dits "gravement préoccupés" et ont offert l'aide de leurs pays pour mener l'enquête.

La semaine dernière, M. Msando était apparu à la télévision pour rassurer sur la fiabilité du système électronique. Celui-ci avait failli lors de l'élection de 2013, ce qui avait poussé l'opposition à contester devant la Cour suprême, en vain, la victoire dès le premier tour d'Uhuru Kenyatta à la présidentielle.

L'IEBC est en charge de l'organisation des élections du 8 août, où les Kényans sont appelés à désigner leurs président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l'assemblée.

Après une campagne acrimonieuse, l'élection présidentielle, réédition du duel de 2013, s'annonce serrée entre le sortant Uhuru Kenyatta et son rival Raila Odinga.

Avec AFP

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