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Manchester City trop fort pour Naples et déjà en 8e


Raheem Sterling de Manchester City célèbre après le 4e but de son équipe dans un match de la Ligue des Champions contre Naples au stade San Paolo, Naples, Italie, 1er novembre 2017.

Manchester City est déjà en 8e de finale de la Ligue des champions après avoir obtenu mercredi à Naples une quatrième victoire en quatre matches (4-2) au bout d'une rencontre formidable, qui a confirmé le redoutable pouvoir offensif de l'équipe de Pep Guardiola.

Les deux entraîneurs, Guardiola et Maurizio Sarri, s'admirent et ils ont passé 15 jours à s'envoyer des fleurs. Mais leurs joueurs, eux, n'étaient pas là pour se faire des cadeaux ou des politesses et ils ont offert comme à l'aller (2-1 pour City) une bataille acharnée et magnifique.

Plus efficace et un peu mieux armé dans toutes les lignes et sur le banc, City en est encore sorti vainqueur. Leader du championnat d'Angleterre, qualifié pour les 8es de finale de la C1 dès la 4e journée, invaincu, le tout en proposant un football enthousiasmant: les affaires marchent pour le City de Guardiola.

Naples, de son côté, a séduit, encore, mais a aussi de nouveau affiché des faiblesses rédhibitoires à ce niveau. Avec trois défaites en quatre matches et six points de retard sur le Shakhtar Donetsk, sa qualification est extrêmement compromise.

Maîtrisé par Naples, le début de match a été moins frénétique qu'il y a deux semaines, quand une demi-heure supersonique de City aurait pu couler définitivement les Italiens.

Après quelques coups d'essai, les Napolitains ouvraient même la marque par Insigne, parti plein coeur de la défense récupérer une passe de rêve de Mertens, de l'extérieur et totalement dos au but (21e).

Mais le match allait alors basculer sur un coup du sort avec la sortie de Ghoulam sur blessure. Le latéral gauche était remplacé par Maggio, qui s'installait à droite, Hysaj glissant à gauche. Et au bout du compte, ce sont les deux côtés de la défense napolitaine qui étaient affaiblis.

Désorganisés, les Italiens laissaient City revenir dans le match et ceux-ci leur faisaient payer immédiatement avec un coup de tête gagnant d'Otamendi sur coup franc (34e).

- Agüero dans l'histoire -

Cinq minutes plus tard, Stones frappait la barre, à nouveau de la tête, et Naples étouffait alors sous le pressing anglais et ne sortait plus un ballon.

Juste après la reprise, City passait devant grâce à Stones qui marquait encore de la tête (48e), confirmant un énorme point faible napolitain dans le jeu aérien, qui avait déjà coûté cher la saison dernière face au Real Madrid en 8e de finale.

Mais les joueurs de Sarri n'ont rien lâché. Insigne a expédié un tir magnifique sur la barre puis Jorginho a ramené les deux équipes à égalité sur un penalty concédé par Sané devant Albiol (2-2, 62e).

Le stade San Paolo chantait alors très fort et menaçait d'exploser quand Callejon était à deux doigts, ceux du gardien mancunien Ederson, de placer son équipe en tête (68e).

Au contraire, sur le contre qui suivait, c'est Agüero qui allait au bout pour donner l'avantage à City (3-2, 69e) et devenir au passage le meilleur marqueur de l'histoire de son club (178 buts).

City avait marqué trois buts sur trois tirs cadrés et c'en était trop pour Naples. Le quatrième but anglais signé Sterling dans le temps additionnel était assez cruel pour les Italiens qui méritaient moins cela qu'un nul, qui n'aurait rien changé pour City.

Mais dans cette Ligue des Champions, l'équipe italienne traîne sa défaite inaugurale sur le terrain du Shakhtar comme un boulet. Elle n'est pas encore éliminée mais avant même le match de mercredi, beaucoup d'observateurs l'imaginaient se concentrer sur la conquête du championnat d'Italie, dont elle est leader et qu'elle n'a plus gagné depuis 1991 et Maradona.

City, de son côté, peut se permettre de jouer gagnant sur tous les tableaux.

Avec AFP

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