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Mali

Protestation à Bamako devant le nouveau QG de la force du G5 Sahel

Un soldat de l'armée malienne monte la garde devant le poste de commandement de la Force régionale G5-Sahel, à Sévaré, 30 mai 2018.

Des habitants de Bamako ont entamé mercredi un sit-in de 48 heures pour protester contre l'installation dans la capitale malienne du nouveau quartier général de la force conjointe antidjihadiste de l'organisation régionale G5 Sahel, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le quartier général de cette force lancée en 2017 par le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) à Sévaré, dans le centre du Mali, a été frappé le 29 juin par une attaque djihadiste et déménagé par la suite à Badalabougou, un quartier de Bamako.

Après avoir barré la route menant au QG, situé au pied d'une colline, les manifestants ont installé une habitation de fortune devant l'entrée.

"Nous ne voulons pas du G5 ici. Leur objectif est de lutter contre les terroristes. Ils n'ont qu'à prendre la direction du nord du Mali, et non venir rester à Bamako", a déclaré à l'AFP Mariam Keïta, représentante des femmes de militaires maliens, et l'une des organisatrices du sit-in.

"Il faut que les militaires du G5 partent au front. Ils ne doivent pas rester ici", a affirmé de son côté Maïmouna Kanté, veuve d'un militaire tué dans le nord du Mali.

Ousmane Traoré, responsable d'une association de jeunes du quartier co-organisatrice du rassemblement, a indiqué craindre que la présence de ce QG n'y attire des attentats, comme celui de Sévaré en juin. "Ici nous ne sommes que des civils. Et s'il y a des attentats, les victimes seront des civils", a-t-il affirmé à l'AFP.

Dans son dernier rapport sur cette force, publié le 6 mai, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres fait état de la signature d'un accord avec les autorités maliennes "par lequel un siège provisoire a été mis à la disposition de la force conjointe au mess des officiers à Badalabougou".

"Au 18 mars, 75 % des membres des contingents étaient déployés", selon M. Guterres, ajoutant que "des contributions d'un montant d'environ 430 millions d'euros ont été annoncées à l'appui de la force conjointe".

Bien que le budget de cette force de 5.000 hommes ait été bouclé lors de réunions de donateurs internationaux, les fonds tardent à arriver et empruntent des canaux multiples, à la fois multilatéraux et bilatéraux.

En deux ans, elle a mené une série d'opérations, sans réel impact sur le terrain, où elle n'a pas encore croisé le fer avec les djihadistes.

Le G5 Sahel a été créé en 2014 à Nouakchott où est basé son secrétariat.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences djihadistes, souvent mêlées à des conflits intercommunautaires, il a réactivé en 2017 avec l'appui de la France, son projet de force conjointe, initialement lancé en 2015.

Avec AFP

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L'activiste malien Clément Dembélé recouvre la liberté

Des manifestants exigeant la libération du militant anti-corruption Clément Dembélé, à Bamako au Mali.

Un militant anti-corruption et voix éminente de la société malienne a été libéré vendredi, mais sera jugé le 1er juillet pour incitation à la violence, a-t-on appris de sources judiciaires.

Clément Dembélé, président de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), avait été arrêté le 9 mai pour avoir appelé les forces de sécurité à se révolter contre le pouvoir dans une vidéo, avait indiqué à l'AFP un responsable au sein des services de renseignements.

Son arrestation n'avait jamais été confirmée publiquement par les autorités et le silence sur son sort et l'endroit où il se trouvait avait donné lieu à d'abondantes spéculations.

Il a été "présenté au procureur de la République ce vendredi. Il a été inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre. Il comparaîtra le 1er juillet prochain", a dit une source judicaire malienne.

Une autre source judicaire a confirmé l’information et ajouté que "ses problèmes avec la justice n’ont rien à voir avec ses activités de lutte contre la corruption".

Une centaine de personnes avaient manifesté en sa faveur mardi à Bamako mardi.

"Les gens ont dans un premier temps pensé qu’il avait été enlevé et donc porté disparu à jamais. Et qu’il ne fallait pas laisser passer ça", a expliqué Oumar Kanté, sociologue à l’université de Bamako.

"Ensuite le citoyen lambda a pensé qu’il était arrêté dans le cadre de sa croisade contre la corruption. Il fallait donc se mobiliser pour soutenir sa cause et exiger sa libération", a-t-il ajouté.

Le Mali était classé 130e sur 180 pays en 2019 sur l'indice de corruption dans le secteur public établi par l'organisation spécialisée Transparency International.

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Une vingtaine de morts dans une collision entre un minibus et un camion au Mali

Urgent: 20 morts et 13 blessés dans un accident de la circulation sur la route de Ségou

Vingt personnes ont été tuées et 11 blessées dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali, a annoncé mercredi le ministère des Transports.

L'accident est survenu mardi vers 20H00 sur la RN5 qui relie la capitale Bamako et la Guinée, entre Solabougouda et Naréna, selon un communiqué diffusé mercredi.

Son bilan est de "20 morts, dont 9 femmes, et 11 blessés graves", lesquels ont été évacués vers la capitale Bamako, a précisé le ministère.

Un problème technique et un excès de vitesse du camion sont en cause, selon lui.

Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales.

La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer.

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