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Mali: possible signe de vie de l'otage français Olivier Dubois

Olivier Dubois, journaliste indépendant de 47 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021.

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux depuis dimanche montre un homme qui semble être le journaliste français Olivier Dubois, otage d'un groupe jihadiste au Mali depuis près d'un an, et qui s'adresse à ses proches et au gouvernement français.

La provenance de cette vidéo non-authentifiée d'un peu plus d'une minute, et la date à laquelle elle a été tournée sont inconnues.

L'homme, qui apparaît en bonne santé, s'adresse à ses parents et à sa compagne, dont il dit recevoir les messages, à ses soutiens et au gouvernement français, auquel il demande de "continuer à faire son possible" pour sa libération.

Olivier Dubois, journaliste indépendant de 47 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021.

Il y expliquait avoir été enlevé le 8 avril précédent à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda et dirigée par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Olivier Dubois est le seul otage français dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, qui avait également été enlevée au Mali. Il a couvert la tourmente sécuritaire traversée par le pays sahélien pour différents médias, comme le magazine français Le Point Afrique et le quotidien français Libération.

Le président français Emmanuel Macron avait assuré en janvier que la France n'oubliait pas Olivier Dubois. "Un travail inlassable est mené par nos équipes diplomatiques, nos militaires et les services compétents" pour obtenir sa libération, avait-il dit.

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Législatives sénégalaises: l'opposition ne fera pas de recours

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La principale alliance de l'opposition sénégalaise annonce qu'elle ne fera pas de recours contre les résultats des législatives du 31 juillet. Toutefois, elle a décidé de boycotter les élections des membres du Haut conseil des collectivités territoriales.

Les gendarmes sénégalais interpellent plus de 140 candidats á l'émigration

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L'opposition ne fera pas de recours contre les résultats au Sénégal

Ces chiffres définitifs doivent être publiés au plus tard jeudi à minuit.

La principale alliance de l'opposition sénégalaise a annoncé mercredi qu'elle ne ferait pas de recours contre les élections législatives du 31 juillet dans l'attente des résultats définitifs de ce scrutin.

Ces chiffres définitifs doivent être publiés au plus tard jeudi à minuit par le Conseil constitutionnel s'il n'y a pas de recours, selon une source proche de cette juridiction. Les résultats provisoires publiés le 4 août avaient donné une courte avance à la formation au pouvoir qui perdait néanmoins la majorité absolue, une première dans ce pays d'Afrique de l'Ouest

La coalition du président Macky Sall est passée de 125 députés en 2017 à 82 à l'issue des élections du 31 juillet, sur les 165 que compte l'Assemblée, selon les résultats provisoires de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

L'alliance de l'opposition gagne 80 sièges de députés au total, avec respectivement 56 pour la coalition "Yewwi Askan Wi" dirigée par le principal opposant Ousmane Sonko et 24 pour celle de "Wallu Sénégal", menée par l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012).

Trois autres députés sont issus des rangs de trois autres petites coalitions de partis.

"L'inter coalition Yewwi-Wallu ne fera pas de recours au niveau du Conseil constitutionnel", a déclaré mercredi Déthié Fall, un de ses responsables, lors d'une conférence de presse. Il a dit ne pas avoir confiance en cette juridiction que des opposants présentent comme étant sous la coupe du pouvoir, qui a toujours rejeté cette allégation.

La coalition Yewwi Askan wi s'était notamment plainte le 4 août du "refus" de la CNRV de la laisser "vérifier" les procès-verbaux de votes dans quatre localités dans le nord du pays, un fief du président Sall.

M. Fall a également annoncé que l'alliance de l'opposition va boycotter les élections des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), une institution consultative comprenant 150 membres, dont 70 sont nommés par le président de la République et 80 élus au suffrage indirect par les élus locaux, pour cinq ans.

Ce scrutin, prévu le 4 septembre, suscite peu d'intérêt auprès de la population. Plusieurs responsables de l'opposition ont appelé à la suppression de cette institution qui est, selon eux, un organe servant à "caser" des personnes favorables au pouvoir.

Reparution du quotidien sénégalais Le Soleil après une grève des employés

Le quotidien pro-gouvernemental Le Soleil est le plus ancien au Sénégal, créé en 1970.

Le quotidien public Le Soleil, un des principaux au Sénégal, était de nouveau dans les kiosques mercredi après une reprise du travail des employés, qui étaient en grève pour protester contre "la mauvaise gestion" de leur directeur général, ont indiqué les délégués du personnel.

Le journal pro-gouvernemental était absent des kiosques depuis le 5 août à la suite d'une rare grève déclenchée pour protester contre le non paiement aux journalistes de primes liées à la publicité et des "licenciements abusifs", selon les délégués du personnel. Ces derniers ont aussi décrié la "mauvaise gestion" et "un pillage systématique des ressources (du journal) à travers des marchés nébuleux et des magouilles".

"Nous avons décidé de reprendre le travail. Les autorités ont dit qu'elles nous ont entendus. Nous attendons leur arbitrage", a déclaré mercredi à la presse Ndiol Maka Seck, coordonnateur du collège des délégués du personnel, formé de trois syndicats de l'entreprise. "Il nous faut un autre manager parce que le contrat de confiance est rompu avec le directeur général" Yakham Mbaye, un responsable du parti présidentiel, a ajouté M. Seck.

 À Votre Avis : Macky Sall perd la majorité absolue
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La direction du journal a rapporté dans l'édition post-grève de mercredi "les péripéties qui ont conduit à cette situation (de grève) née de désaccords avec le personnel". Elle a "regretté cet impair qui a causé du tort à l'Etat, à nos lecteurs et aux annonceurs" et "présenté" ses excuses.

Le quotidien pro-gouvernemental Le Soleil est le plus ancien au Sénégal, créé en 1970. Propriété de l’État à 51% et d'autres institutions publiques à 49%, il est chargé notamment de vulgariser la politique du gouvernement.

Onze journalistes du quotidien avaient été brièvement interpellés le 4 août par la gendarmerie parce qu'ils protestaient contre "la gestion gabegique" de M. Mbaye, selon un communiqué d'un des syndicats des employés du journal. Le Sénégal occupe la 73e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse établi en 2022 par l'ONG Reporters sans frontières (RSF).

Les boulangers africains concoctent une alternative au blé

Au Nigeria comme dans le reste de l'Afrique, les boulangers souffrent de l'augmentation du cours du blé.

Réunis le jeudi 22 juillet à Dakar, les délégués du secteur de la boulangerie et de la pâtisserie de neuf pays d’Afrique de l’Ouest se sont constitués en une Confédération ouest-africaine de la boulangerie et de la pâtisserie (COABP).

La COABP, qui réunit des représentants de Côte d’Ivoire, du Togo, du Mali, du Bénin, de Guinée, du Burkina Faso, du Niger, de Guinée-Bissau et du Sénégal, est préoccupée par la situation de la filière marquée par une hausse constante de prix du blé qui augmente le prix du pain.

Au cours de la période allant du dernier trimestre 2021 au premier trimestre 2022, le prix du pain a subi une hausse de 25% en moyenne dans les pays de la région.

Flambée des prix: les boulangers en appellent au gouvernement nigérian
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Avec la guerre en Ukraine, qui est le principal fournisseur des pays d’Afrique de l’Ouest, les prix du blé ont subi une seconde hausse qu’il est impossible, selon les boulangers, de répercuter totalement sur le consommateur. En accord avec les autorités politiques de leurs pays respectifs, les boulangers ont ainsi procédé à la réduction poids du pain pour maintenir les prix ou en modérer l’augmentation.

Prix stables, poids en baisse

Ainsi en Côte d'Ivoire, la baguette de pain qui se vend encore à 150 francs CFA pèse désormais 174 g au lieu de 193. De même, au Burkina, le prix de la baguette est maintenu à 150 francs CFA, mais elle ne pèse plus que 160 g contre 200. Au Sénégal, le prix de la baguette de 196 g a augmenté de 25 francs CFA, passant ainsi de 150 à 175 francs CFA. Au Mali, la baguette de 400 g est passée de 250 à 300 francs CFA en début avril 2022.

Pénurie de blé: les Béninois se tournent vers des céréales locales
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Les représentants des associations et organisations professionnelles membres de la Confédération ouest-africaine de la boulangerie et de la pâtisserie considèrent cependant que la suspension de la TVA, le contrôle des prix et la diminution du poids du pain ne sauraient constituer une solution durable à l’inflation du prix de ce produit alimentaire tant prisé par les ménages.

Le fonio, la banane plantain et le sorgho comme alternatives

Les boulangers africains ne recommandent pas pour autant de se lancer dans le développement de la culture du blé dont l’acclimatation en Afrique serait longue et couteuse.

Ils appellent plutôt les pays de la région à se tourner vers le développement de cultures locales, comme le fonio, la banane plantain et le sorgho que l’on substituera progressivement au blé. Il s’agit d’encourager les États à augmenter rapidement la production de ces cultures et à en organiser les échanges dans la sous-région. "Le Mali et le Sénégal doivent, par exemple, fournir du fonio aux autres pays, le Togo peut proposer son sorgho aux autres, et la Côte d’Ivoire faire de même avec sa farine de banane…"

Ce commerce interafricain profiterait des dispositions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui contribueraient au développement d’une économie régionale auto centrée ainsi qu’au renforcement de la sécurité alimentaire des populations des pays ouest-africains.

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