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Malgré les controverses et polémiques, les électeurs de Trump le voient comme une victime

  • VOA Afrique

Les militants républicains sautent de joie en regardant les résultats de l’élection presidentielle, le 8 novembre 2016 à New York.

Quatre mois après son investiture, les controverses s'accumulent autour de Donald Trump, mais ses fervents partisans voient plutôt le président américain comme une victime, face à l'establishment politique et médiatique qu'elle accuse de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.

Ce vendredi soir, beaucoup de ceux qui étaient venus assister à des courses sur le circuit automobile d'Altamahaw, en Caroline du Nord (sud-est) continuaient de croire en celui qu'ils ont soutenu en novembre.

"Je pense que les démocrates essayent de lui compliquer la tâche", a expliqué Robin Hall, assise dans les tribunes de l'Ace Speedway pour assister à des courses de stock-cars, un format très prisé dans cette région du pays et presque systématiquement ponctué de multiples accrochages.

Pour cette assistante maternelle de 53 ans, l'atmosphère générale autour de la Maison Blanche est le fait de gens critiques qui ne parviennent pas à digérer l'élection de Donald Trump.

"Ils sont très frustrés", dit-elle. "Ils ne contrôlent rien".

Enquête sur les liens de l'équipe Trump avec la Russie, limogeage du directeur du FBI James Comey, révélation par le président d'informations classifiées aux Russes, jour après jour, Donald Trump semble de plus en plus empêtré dans des affaires très médiatisées.

Certains élus démocrates en appellent désormais ouvertement au lancement d'une procédure de destitution, sur la base des manquements supposés du président.

"Il n'y aura pas de destitution", martèle Wayne Booker, avocat noir de Cary (Caroline du Nord), fervent soutien de Donald Trump.

Il n'est pas convaincu du bien-fondé de l'enquête russe: "laissons tomber, passons à autre chose et laissons le faire son travail".

'Occasion manquée'

Nombre de ses partisans admettent volontiers que l'homme a commis quelques faux pas, mais demeurent confiants dans sa capacité à prendre la mesure de sa nouvelle fonction.

"Il va s'en sortir", pense Cassidy Cloer, étudiante de 21 ans à Raleigh (Caroline du Nord). "Je ne me fais pas de souci" , dit-elle. "Ils veulent lui mettre des bâtons dans les roues".

Longtemps démocrate, la Caroline du Nord vote à droite depuis près de 50 ans, même si Barack Obama l'a emporté dans cet Etat majoritairement rural en 2008.

Malgré les controverses, les polémiques, nombre de partisans de Donald Trump dans cet Etat apprécient toujours son style irrévérencieux, quand bien même il le mettrait en difficulté.

"J'adore voir quelqu'un qui n'est pas politiquement correct", explique Brenda Murphy, commissaire de course de l'Ace Speedway, qui oeuvre depuis une tour de contrôle.

"Personnellement, je suis impressionnée par pas mal de choses qu'il a faites", affirme-t-elle.

Le circuit d'Ace Speedway est situé dans le comté d'Alamance, l'un des plus conservateurs de Caroline du Nord.

"Ici, c'est le pays de Trump", clame la sexagénaire.

A quelques kilomètres plus à l'est, dans le comté de Wake, l'assise de Donald Trump reste également solide.

"Je veux juste qu'il puisse appliquer son programme", plaide Matt Keye, employé d'un entrepôt, lors d'une fête de rue à Raleigh. "Reprenez-vous et passez à autre chose. Nous avons un nouveau président".

Certains s'inquiètent néanmoins des commentaires de Donald Trump lui-même, qui perturbent son mandat, au risque de limiter son action.

"Il va vers le chaos et la controverse", regrette John Barilka, qui a participé vendredi à l'une des courses sur l'Ace Speedway et ne veut pas dire pour qui il a voté. "C'est une occasion manquée".

Avec AFP

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