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Malgré l'accord avec le Mexique, les démocrates dénoncent la méthode Trump

Le candidat démocrate à la présidentielle, le sénateur Bernie Sanders, lors de la convention de Californie en 2019 à San Francisco le 2 juin 2019.

Les démocrates américains ont minimisé dimanche l'accord avec le Mexique arraché par Donald Trump pour juguler l'arrivée d'immigrés clandestins, dénonçant les guerres commerciales "permanentes" du président des Etats-Unis contre ses alliés.

"Le monde n'en peut plus, et je n'en peux plus de ce président qui ne cesse de déclarer des guerres, des guerres verbales à nos voisins, qu'il s'agisse du Mexique ou du Canada", a déclaré le sénateur Bernie Sanders, candidat aux primaires démocrates pour défier le milliardaire républicain en 2020.

"Nous avons besoin d'une bonne relation avec le Mexique. Ce sont nos alliés, comme le Canada. Nous ne devrions pas être dans une confrontation permanente avec eux", a-t-il ajouté sur la chaîne CNN.

Donald Trump avait une nouvelle fois agité sa menace favorite, les taxes douanières, pour contraindre le Mexique à durcir sa politique contre les dizaines de milliers de migrants qui traversent chaque mois son territoire depuis l'Amérique centrale pour entrer clandestinement aux Etats-Unis.

Après plusieurs jours de négociations tendues, et juste avant l'expiration de l'ultimatum posé par le locataire de la Maison Blanche, Washington et Mexico sont parvenus vendredi soir à un accord en ce sens.

Le Mexique échappe donc, pour l'instant, aux taxes douanières sur ses produits exportés aux Etats-Unis que l'homme d'affaires s'apprêtait à instaurer dès lundi.

Un succès de la méthode Trump, ont salué ses partisans. "Il utilise les tarifs douaniers comme moyen de pression dans les négociations commerciales, et je pense qu'il les a utilisés comme moyen de pression dans cette situation de manière brillante", a ainsi félicité le sénateur républicain Ron Johnson sur la chaîne Fox News.

- "Tout est nouveau" -

Mais c'est justement le détournement de l'arme des droits de douane, déjà brandie ou mise en oeuvre sur de nombreux fronts commerciaux, avec la Chine, l'Union européenne ou encore le Canada, qui est contestée par ses détracteurs.

La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait dès samedi estimé que "les menaces et les accès de colère" n'étaient "pas un moyen de négocier une politique étrangère".

"Il y a six millions d'emplois dans ce pays qui dépendent des échanges américano-mexicains", a souligné dimanche sur la chaîne ABC un autre candidat démocrate à la Maison Blanche, Beto O'Rourke. "Les agriculteurs sont déjà en difficulté en raison de la guerre commerciale engagée par ce président avec la Chine", "ils ne peuvent pas subir davantage de sa part", a ajouté l'ancien élu du Texas.

Surtout, Bernie Sanders comme Beto O'Rourke ont tous deux repris l'argument selon lequel Donald Trump n'a en fait rien obtenu de neuf de la part de Mexico.

Les efforts promis par le Mexique sont ceux qu'il "avait accepté de faire il y a plusieurs mois", a assuré le premier. "Le président n'a rien obtenu si ce n'est mettre en péril la relation commerciale la plus importante pour les Etats-Unis", a renchéri le second.

Selon le New York Times, qui cite des responsables des deux pays, les mesures auxquelles s'est engagé vendredi le gouvernement mexicain avaient déjà fait l'objet de promesses similaires faites à l'administration américaine au cours des derniers mois.

C'est le cas du déploiement de sa garde nationale à la frontière méridionale du Mexique, promise dès mars, ou de la décision d'obliger les demandeurs d'asile aux Etats-Unis à attendre l'examen de leur dossier côté mexicain, au coeur d'un accord qui remonte à décembre dernier, écrit le quotidien.

"Faux", a rétorqué Donald Trump sur Twitter, assurant que seules ses menaces avaient permis de concrétiser les engagements mexicains. Avant d'affirmer que des mesures supplémentaires avaient fait l'objet d'un accord mais ne seraient annoncées que "le moment venu".

Et si l'accord ne porte pas ses fruits, "nous pouvons toujours revenir à notre position, très efficace, sur les tarifs", a-t-il ajouté, bien décidé à ne pas ranger l'arme commerciale au placard.

Le New York Times a rétorqué, dans un communiqué: "Nous maintenons nos informations, et comme dans de nombreuses autres occasions, nos articles résistent au temps contrairement aux démentis que le président leur oppose".

Avec AFP

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Washington et Londres déplorent les décisions de la Cour Constitutionnelle congolaise

Le Président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, Noël Funga (C), à Kinshasa, le 15 janvier 2019.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada, ont déploré vendredi "l'aggravation des tensions politiques en République démocratique du Congo" dues aux "récentes décisions de la Cour constitutionnelle" qui a invalidé l'élection de députés de l'opposition.

"Les récentes décisions de la Cour constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi, nuisent à un climat politique apaisé", indique une "déclaration commune" des quatre chefs de mission à Kinshasa.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions", insistent Washington, Londres, Berne et Ottawa.

"Nous condamnons les confrontations récentes et appelons les acteurs politiques du pays à proscrire l'usage de toute forme de violence", ajoute leur déclaration commune.

La Cour constitutionnelle a annulé cette semaine les élections de plus de 30 parlementaires, "la plupart d'entre eux étant des membres de l'opposition", est-il rappelé.

Ces parlementaires sont plus particulièrement membres de la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et refuse de reconnaître l'élection de son ex-allié dans l'opposition, Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection.

En réaction aux décisions de la Cour constitutionnelle, M. Fayulu a annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka (sa coalition) jusqu'à nouvel ordre".

Lamuka a organisé jeudi un sit-in devant la Cour constitutionelle à Kinshasa et prévoit d'autres actions dans tout le pays le dimanche 30 juin, jour de la fête de l'Indépendance.

M. Fayulu a accusé l'actuel chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, de "forfaiture" et d'avoir "assassiné l'Etat de droit".

L'Union européenne (UE) ne s'est pas associée à la déclaration commune alors qu'elle a dans le passé signé des prises de position communes sur la RDC avec les quatre pays signataires.

L'UE a sanctionné une quinzaine de personnalités congolaises début 2017 à l'époque où l'ancien président Kabila était encore au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel.

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