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Magic System sensibilise la jeunesse ivoirienne à la paix


Salif Traoré, dit A'Salfo, à gauche, le leader de Magic System et promoteur du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua) lors de la signature d’une convention avec la RTI (Radio-télé ivoirienne), à Abidjan, 9 mars 2018. (Facebook/Femua)
Salif Traoré, dit A'Salfo, à gauche, le leader de Magic System et promoteur du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua) lors de la signature d’une convention avec la RTI (Radio-télé ivoirienne), à Abidjan, 9 mars 2018. (Facebook/Femua)

Le groupe de la musique ivoirienne Magic System s'est déclaré vendredi "très inquiet", à trois semaines de l'élection présidentielle. Il appelle "au dialogue pour faire baisser la tension".

"Nous appelons le président Alassane Ouattara et son principal challenger, l'ancien président Henri Konan Bédié, à s’asseoir à la même table pour discuter afin que nous ayons des élections apaisées le 31 octobre", a affirmé à l'AFP le chanteur Salif Traoré, dit A'Salfo, leader de Magic System.

Pour lui, "rien que les voir ensemble autour d'une table peut apaiser la tension qui est montée d'un cran, et rassurer le peuple".

"La tension est tellement forte que même aller à l'église ou à la mosquée est interprété comme un acte politique" en Côte d'Ivoire, a déploré A'Salfo, nommé en 2012 ambassadeur de l'Unesco pour l'"alphabétisation et la culture de la paix".

Le célèbre groupe va démarrer vendredi une nouvelle série de manifestations pendant une semaine en partenariat avec l'Union européenne (UE) pour plaider en faveur d'"élections apaisées", avec notamment un concert géant à Yamoussoukro (centre) samedi.

Une première mission de la caravane "UE Magic Tour", destinée à sensibiliser la jeunesse ivoirienne à la paix s'était achevée en novembre 2019 après sept mois de tournées et 3.000 km parcourus à sillonner la Côte d'Ivoire, du Nord au Sud.

La crainte de violences électorales meurtrières est forte en Côte d'Ivoire, dix ans après la crise poste électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.

Une quinzaine de personnes sont mortes en août dans des violences survenues dans le sillage de l'annonce de la candidature controversée du président Ouattara à un troisième mandat.

Elu en 2010, réélu en 2015, M. Ouattara, 78 ans, avait annoncé en mars qu'il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d'avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

La constitution ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats mais le Conseil constitutionnel a estimé qu'avec la nouvelle Constitution de 2016, le compteur des mandats de M. Ouattara a été remis à zéro, ce que conteste l'opposition.

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