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Madagascar

Incidents violents entre police et manifestants anti-confinement à Madagascar

Des gens se promènent dans les rues du district d'Isotry à Madagascar, la capitale Antananarivo, le 16 mai 2020.

Des échauffourées ont opposé mercredi à Toamasina (est), la deuxième ville malgache, les forces de l'ordre à des manifestants qui dénonçaient les conditions du confinement imposé par les autorités pour y enrayer la propagation du coronavirus.

Selon des témoignages recueillis sur place par l'AFP, les incidents ont éclaté lorsque la police a frappé un habitant qu'elle accusait de ne pas respecter l'interdiction de faire du commerce dans l'après-midi.

Dans un communiqué, la police a nié ces violences.

Des images de cet homme à terre ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et causé la colère de la population, qui a érigé un barrage, brûlé des pneus et lancé des pierres sur les forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les forces de sécurité ont riposté par des tirs de balles en caoutchouc.

Selon la police, le blessé a été brièvement hospitalisé et a pu regagner son domicile après avoir reçu des soins.

"Les attroupements continuent encore et les forces de l'ordre sont en train de rétablir l'ordre", a également indiqué en soirée la police.

Le gouvernement malgache a envoyé la semaine dernière plusieurs centaines de soldats et des médecins en renfort à Toamasina, après y avoir recensé une forte augmentation des cas de Covid-19 dans la ville.

"Le coronavirus n'existe pas ici, l'Etat nous manipule", "on va montrer qui nous sommes à ces militaires venus de (la capitale) Antananarivo", ont scandé mercredi les manifestants.

Quelques heures avant ces incidents, un groupe d'habitants se présentant comme un collectif des doyens de la ville a dénoncé sur les réseaux sociaux la décision du président Andry Rajoelina d'envoyer des renforts militaires et, plus généralement, sa gestion de la crise sanitaire.

Ils ont exigé sa démission sous douze heures.

"Je ne comprends pas, il n'y a pas de guerre ici. On combat un virus invisible à l'œil nu, et ce sont des militaires qu'on envoie et pas des médecins", s'est indigné auprès de l'AFP une serveuse de restaurant, Teodety Raharimamy.

Madagascar a enregistré jusque-là quelque 900 cas de coronavirus, dont six décès qui sont tous survenus dans la ville de Toamasina.

Au début de l'épidémie, M. Rajoelina a ordonné un confinement dans les trois principales villes du pays, levé depuis à Antananarivo et Fianarantsoa. Il a également largement distribué à sa population une tisane à base de plantes dont il assure qu'elle protège et soigne le Covid-19.

Les éventuels bienfaits de cette tisane, baptisée Covid Organics, n'ont toutefois été validés par aucune étude scientifique.

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Des arrestations après un massacre dans un village malgache

Lundi, la traque pour trouver les responsables continuait, avec le déploiement d'hélicoptères militaires et de troupes au sol.

De premières arrestations ont eu lieu après le massacre de 32 personnes dans un village de Madagascar par des voleurs de bétail la semaine dernière, a-t-on appris auprès de la gendarmerie lundi.

Les bandits ont brûlé vives 32 personnes, dont des femmes et 15 enfants, vendredi, en mettant le feu à des habitations dans le village d'Ambolotarakely, à environ 75 kilomètres au nord de la capitale Antananarivo.

Selon une source au sein de la gendarmerie locale, cinq personnes soupçonnées d'être impliquées dans la tuerie ont été arrêtées lundi mais la traque continue, avec le déploiement d'hélicoptères militaires et de troupes au sol pour trouver les responsables.

"C'est un acte d'une violence inadmissible, et il faut que ça soit sanctionné très sévèrement", a déclaré le ministre de la Défense, le général Richard Rakotonirina. "Nous recherchons activement les auteurs". La police a imputé le massacre à des voleurs de bétail, connus sous le nom de dahalos, bien que les motifs ne soient pas encore clairs.

Selon le président de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (CNIDH), Seth Andriamarohasina, les forces de sécurité patrouillaient dans le village, qui se trouve sur une petite colline à environ 10 heures de marche du poste de police le plus proche.

"C'est un village fantôme désormais, tous les habitants sont partis par peur des dahalos", a déclaré à l'AFP M. Andriamarohasina, qui s'est rendu dans la région dimanche.

Plusieurs sources ont émis l'hypothèse qu'un conflit foncier pourrait avoir déclenché les violences. "C'est un acte prémédité, d'après ce que révèle les premiers éléments de l'enquête préliminaire", a déclaré à l'AFP une source au sein du ministère de la Défense.

Madagascar: 32 personnes tuées par des voleurs de bétail, l'armée déployée

ARCHIVES - Des gendarmes malgaches se déploient dans la ville portuaire de Toamasina, le 3 juin 2020.

Connus sous le nom de dahalos, les voleurs ont rassemblé les victimes à l’intérieur de 3 maisons avant d'y mettre le feu.

Des voleurs de bétail ont tué à Madagascar au moins 32 personnes, en mettant le feu à des habitations dans un village au nord de la capitale Antananarivo, le président malgache promettant dimanche que les coupables seraient punis pour ce "massacre".

"On doit trouver les auteurs de ce massacre et les condamner selon la loi en vigueur", a affirmé le président Andry Rajoelina dans un message. "L'armée malgache prend toutes ses responsabilités pour venir à la rescousse de la population et traquer les malfrats", a-t-il ajouté.

Selon la police, 32 personnes ont été tuées et trois blessées lors de l'attaque d'une bande d’environ 12 bandits sur le village d’Ambolotarakely, dans la commune d'Ankazobé, à environ 75 kilomètres au nord de la capitale, vendredi.

Des hélicoptères de l’armée ont été déployés pour localiser les suspects et aider les troupes terrestres à fouiller la région d’Ankazobé, d'après la police.

Les assaillants - des voleurs de bétail, connus localement sous le nom de dahalos - ont rassemblé les victimes à l’intérieur de trois maisons avant d'y mettre le feu, selon la police. Les trois blessés étaient en soins intensifs dans un hôpital local.

Situé sur une petite colline, le village d’Ambolotarakely est composé d’une douzaine de maisons avec des toits de chaume. Des images télévisées ont montré les trois maisons complètement incendiées, avec seulement des parties des murs encore debout.

En février 2016, douze voleurs et un villageois avaient été tués lors d'affrontements entre des gendarmes, des villageois et des voleurs de zébus près de la zone touristique d'Isalo, dans le sud-ouest de Madagascar.

Ces violences faisaient suite au vol de 400 zébus dans un village voisin par des dizaines de dahalos armés de kalachnikovs et de fusils de chasse.

Le vol de bétail à Madagascar, à l'origine une tradition culturelle au cours de laquelle les jeunes hommes prouvaient leur virilité, tourne depuis plusieurs années au conflit sanglant.

Au moins 214 morts pendant la saison des cyclones à Madagascar

Un jeune homme devant les restes d'une maison à Mananjary, Madagascar, le 9 février 2022.

Les tempêtes tropicales et les cyclones successifs à Madagascar ont fait au moins 214 morts et affecté plus d'un demi-million de personnes depuis le début de l'année, a indiqué mardi l'ONU.

"Six phénomènes météorologiques tropicaux ont frappé Madagascar entre janvier et avril, faisant au moins 214 morts et affectant environ 571.100 personnes dans le pays", a précisé le Bureau de coordination des Affaires humanitaires dans un communiqué.

La saison cyclonique en Afrique australe court généralement d'octobre-novembre à avril.

En janvier, la tempête tropicale Ana a provoqué de fortes pluies et des inondations sur la grande île de l'océan Indien. Cinquante-cinq personnes ont été tuées et environ 131.500 touchées principalement dans le centre et le nord.

En février, les cyclones Batsirai et Emnati ont frappé coup sur coup la côte est. Des milliers de maisons ont été détruites, les récoltes dévastées, augmentant l'insécurité alimentaire dans la région. Quelque 136 personnes sont mortes, 423.800 sinistrées.

Survenue entre les deux cyclones, la tempête tropicale Dumako a touché le nord-est le mi-février. Quatorze personnes sont décédées dans des inondations.

Enfin début mars, la tempête Gombe n'a pas fait de dégât significatif mais la tempête tropicale modérée Jasmine qui a suivi fin avril a tué cinq personnes et affecté plus de 4.800.

Dans le même temps, la situation dans une vaste zone du sud frappée par une grave sécheresse est restée critique. Plus de 61% de la région restait affectée par une sécheresse extrême fin février, selon l'Unicef citée dans le communiqué.

"L'insécurité alimentaire et la malnutrition se sont améliorées au cours du premier trimestre 2022", coïncidant avec la période de soudure, estime toutefois l'ONU. Mais les conditions restent fragiles avec des cas de malnutrition aiguë.

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Le président malgache Andry Rajoelina a récemment effectué une visite aux États-Unis, où il a rencontré les dirigeants de l'USAID, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Le ministre des affaires étrangères Djacoba Tehindrazanarivelo fait le point de cette visite présidentielle.

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