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Macron aux Français de Washington DC : "J'ai besoin de vous"

Le président Emmanuel Macron à l'ambassade de France, à Washington D.C., le 24 avril 2018. (VOA/Nastasia Peteuil)

Lors de son marathon de mardi entre la Maison Blanche, le département d'Etat et le cimetière d'Arlington, le président français Emmanuel Macron est passé voir les expatriés français à l'ambassade de France pour faire passer un message.

La foule était au rendez-vous mardi après midi à l'ambassade de France de Washington D.C.. Militants et sympathisants, en famille ou entre amis, se sont retrouvés pour écouter le président français de passage dans la capitale américaine pour trois jours.

Alain Tamdem, un Franco-Camerounais et son épouse à l'ambassade de France, le 24 avril 2018. (VOA/Nastasia Peteuil)
Alain Tamdem, un Franco-Camerounais et son épouse à l'ambassade de France, le 24 avril 2018. (VOA/Nastasia Peteuil)

Alain Tamdem, un Franco-Camerounais qui vit aux Etats-Unis depuis 2009, a apprécié le message d'Emmanuel Macron aux Français expatriés.

"Il a vraiment contribué à nous rassurer, car quand Donald Trump a été élu, il avait un discours radical", se rappelle-t-il. "Il essaie de se couper du reste du monde", alors qu'Alain, qui a de la famille en France et au Cameroun, ne voit pas la politique de cette manière.

Dans son discours, le président a appelé les Français à "l'aider" dans sa mission de faire de la France un pays "fort, envié et attractif" aux yeux du monde. "J'ai besoin de vous", a-t-il lancé au millier de personnes présent.

Mardi matin à la Maison Blanche, les présidents Donald Trump et Emmanuel Macron avaient eu un entretien d'une demi-heure en tête-à-tête, puis élargi pendant une heure à leurs proches collaborateurs.

Le président américain Donald Trump a fustigé l'accord nucléaire iranien en présence d'Emmanuel Macron, qualifiant de "désastre"cet accord qui vise à empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.

>> Lire aussi : L'heure de vérité pour l'amitié Macron-Trump

"Les gens connaissent ma position sur l'accord iranien, c'est un accord horrible", a déclaré M. Trump au début d'un séance de travail dans le bureau ovale avec le président français qui espère au cours de sa visite d'Etat à Washington convaincre son homologue américain de ne pas sortir de cet accord signé en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) après dix ans de négociations.

Devant les Français de l'ambassade, le président a réitéré sa position sur la possibilité d'un nouvel accord. "Nous avons besoin de stabilité au proche et moyen orient", a-t-il martelé.

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Etats unis: assouplissement des règles d'expulsion rapide des clandestins

Un policier américain.(Archives)

Le gouvernement américain a assoupli mardi les règles d'expulsion rapide de clandestins, permettant désormais à la police de renvoyer sans passer devant un juge ceux étant entrés illégalement aux Etats-Unis depuis deux ans.

Cette modification de la loi sur l'Immigration et la Nationalité "est un outil supplémentaire" pour "affronter la crise sécuritaire et humanitaire actuelle à la frontière sud-ouest et à travers le pays", a expliqué Kevin McAleenan, ministre par intérim de la Sécurité intérieure (DHS), dans un communiqué.

Elle "fait bien comprendre que si vous n'avez pas l'autorisation légale d'être ici, nous vous expulserons", a-t-il ajouté.

Cette mesure, entrée en application après sa parution au Journal officiel, étend de quatorze jours à deux ans la période de séjour illégal pendant laquelle un sans-papiers peut être expulsé sans avoir à comparaître devant un juge de l'immigration.

Jusqu'ici, un immigré clandestin pouvait être expulsé directement s'il était arrêté dans les deux semaines après son arrivée sur le territoire.

Elle étend également les expulsions rapides au pays entier alors qu'elles étaient auparavant limitées à une zone de 100 miles (161 km) à vol d'oiseau depuis les frontières terrestres américaines.

Selon le site TracImmigration, qui surveille l'activité des tribunaux de l'immigration, un clandestin doit actuellement attendre 713 jours en moyenne, soit près de deux ans, pour comparaître devant un juge, qui décide éventuellement de son expulsion. Près d'un million de dossiers sont en souffrance.

Selon le centre de recherche Pew, 10,5 millions de personnes vivaient illégalement aux Etats-Unis en 2017. Près des deux-tiers y étaient installés depuis plus de dix ans.

Les Etats-Unis sont confrontés depuis plus d'un an à une crise migratoire à leur frontière avec le Mexique, franchie chaque mois par des dizaines de milliers de personnes originaires d'Amérique centrale fuyant violence et misère dans leur pays.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'une de ses priorités. Il a annoncé le lancement le 14 juillet d'une vaste opération anti-clandestins avec l'objectif d'arrêter quelque 2.000 personnes en situation irrégulière et visées par un ordre d'expulsion, dans une dizaine de villes du pays.

Selon un responsable de la police de l'immigration (ICE) cité mardi par les médias, seuls 35 migrants ont été pour l'instant arrêtés.

Cette police a par ailleurs annoncé mardi sur Twitter l'arrestation de 934 personnes dans le pays, sans préciser si les deux opérations étaient liées.

Avec AFP

Les Etats-Unis ont enfin un nouveau ministre de la Défense

Mark Esper, à gauche, est assermenté en tant que secrétaire à la Défense par le juge de la Cour suprême, Samuel Alito, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 23 juillet 2019.

Sept mois après la démission fracassante de l'ex-général des Marines Jim Mattis, les Etats-Unis ont enfin un ministre de la Défense à part entière: Mark Esper, dont la nomination a été approuvée mardi par le Sénat.

Ex-militaire reconverti dans l'industrie de défense, secrétaire à l'armée de terre depuis 2017, M. Esper, 55 ans, a prêté serment dès mardi à la Maison Blanche.

"C'est un jour très important pour notre pays", a souligné Donald Trump à l'occasion de la petite cérémonie ayant officiellement installé le nouveau ministre de la Défense dans ses fonctions.

"Il n'y a personne de plus qualifié pour diriger le ministère de la Défense", a ajouté le président américain.

M. Trump s'était tourné vers M. Esper pour diriger le Pentagone lorsque son candidat précédent, Patrick Shanahan, avait renoncé en juin à briguer ce poste pour raisons familiales, après avoir assuré un intérim de six mois.

M. Esper arrive à la tête d'une institution déstabilisée par la succession de ses dirigeants depuis fin décembre, sans ministre en titre capable de résister aux impulsions d'un président comme M. Trump, alors que la première puissance militaire mondiale est engagée dans deux guerres, en Syrie et en Afghanistan, et en plein bras de fer avec Téhéran.

Sa nomination a été approuvée par 90 voix contre 8, plusieurs candidats démocrates à la présidentielle de 2020 s'y étant opposés, notamment Elizabeth Warren, Amy Klobuchar et Kamala Harris.

De nombreux démocrates ont cependant choisi de mettre fin à sept mois de hiatus à la tête du Pentagone en approuvant le choix de Mark Esper.

"Il a la responsabilité particulière de conseiller un président qui n'a pas d'expérience en matière de sécurité nationale. Je pense que M. Esper sera à la hauteur", a ainsi tweeté le sénateur démocrate Dick Durbin.

"Il a la confiance de notre président, la confiance de notre armée et la confiance du Congrès", a souligné l'influent sénateur républicain James Inhofe avant le vote.

Il s'agit d'un "candidat pleinement préparé" à assumer ses fonctions, avait souligné lundi Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, soulignant l'urgence de doter la première armée du monde d'un ministre à part entière.

"Le monde est plein de menaces graves envers nous, nos alliés et nos intérêts, notamment l'insistance de l'Iran à continuer de provoquer des tensions au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Et Mark Esper connaît le Moyen-Orient: il a combattu en Irak lors de la guerre du Golfe en 1991. Il faisait partie de la célèbre 101e division aéroportée de l'armée américaine.

- Proche de Pompeo -

Il est en outre très proche du prochain chef d'état-major américain, le général Mark Milley, qui doit succéder fin septembre au général Joe Dunford.

C'est aussi un proche du chef de la diplomatie Mike Pompeo, aux côtés duquel il a étudié à la prestigieuse académie militaire de West Point. Les deux hommes en ont été diplômés la même année, en 1986.

Le secrétaire d'Etat a félicité son ancien camarade sur Twitter, ajoutant que "la diplomatie et la défense sont essentielles à la politique étrangère des Etats-Unis et à la protection des intérêts américains".

Sur le plan politique, il maîtrise les rouages du Congrès pour y avoir conseillé plusieurs sénateurs, notamment le républicain Chuck Hagel, devenu ensuite ministre de la Défense.

Mais ses liens avec l'industrie de la défense ont fait grincer certaines dents lors du processus de confirmation.

La candidate démocrate à la présidentielle de 2020 Elizabeth Warren lui a notamment reproché ses liens avec le groupe de défense Raytheon, où il était cadre dirigeant depuis sept ans lorsque Donald Trump l'a choisi pour diriger l'armée de terre.

"A l'âge de 18 ans, je suis allé à West Point et j'ai prêté le serment de défendre la Constitution, j'ai embrassé des valeurs appelées devoir, honneur et patrie", lui a-t-il répliqué. "Et depuis, j'ai toujours vécu ma vie en respectant ces valeurs. J'ai fait la guerre pour ce pays".

Les premières décisions du nouveau ministre de la Défense seront surveillées de près, notamment sur des sujets sensibles comme le déploiement depuis plusieurs mois de troupes à la frontière mexicaine, que de nombreux responsables du Pentagone considèrent en privé comme un gaspillage de ressources.

Avec AFP

Enquête russe: le procureur Mueller sur le gril du Congrès pour la première fois

Robert Mueller, Procureur Spécial dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016.

Le procureur spécial Robert Mueller sera soumis pour la première fois mercredi à un feu nourri de questions sur la délicate enquête russe lors d'une audition marathon au Congrès des Etats-Unis, où les démocrates vont tenter de le forcer à clarifier ses conclusions.

Depuis plusieurs jours, les élus des deux commissions de la Chambre des représentants qui vont l'entendre à partir de 08H30 (12H30 GMT) s'entraînent pour tenter de faire sortir l'ancien chef de la police fédérale (FBI) de sa réserve légendaire.

Mais Robert Mueller, qui aurait voulu éviter l'exercice, a fait savoir qu'il ne souhaitait pas aller au-delà du contenu de son rapport d'enquête remis en mars, dont les ambiguïtés ont laissé la porte ouverte à des interprétations divergentes.

Dans ce pavé de plus de 400 pages, l'ex-procureur spécial décrit les efforts russes pour aider Donald Trump en 2016 mais ajoute ne pas avoir rassemblé de preuves d'une collusion entre Moscou et son équipe de campagne, malgré des contacts répétés.

Il détaille par ailleurs une série de pressions troublantes exercées ensuite par le locataire de la Maison Blanche sur son enquête et se dit, cette fois, incapable de le blanchir des soupçons d'entrave à la justice.

Mais le prudent Robert Mueller, 74 ans, ne se prononce pas sur les suites à donner sur ce point, se contentant de souligner qu'un président en exercice ne peut pas être inculpé pendant son mandat.

Depuis, Donald Trump clame qu'il a été "totalement blanchi" par le procureur spécial et que l'affaire est close. "Pas de corruption, pas d'entrave", répète-t-il à l'envi.

- Faire "vivre" le rapport -

Déjà tourné vers sa campagne de réélection, le milliardaire républicain a affirmé qu'il ne suivrait pas le témoignage de Robert Mueller. Pour lui, l'audition de mercredi n'est qu'un "jeu" politique, une "perte de temps".

Les démocrates affirment au contraire que le rapport contient une "série de faits accablants pour le président Trump" et qu'il pourrait appuyer l'ouverture d'une procédure de destitution au Congrès.

Ils se divisent toutefois sur l'opportunité politique de lancer un "impeachment" (procédure de destitution) voué à l'échec compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, et susceptible d'occulter les débats de fond de la campagne présidentielle de 2020.

En attendant, ils espèrent que le témoignage de Robert Mueller, qui doit être retransmis en direct, marque les esprits des électeurs.

"La plupart des Américains n'ont pas eu l'occasion de lire son rapport, qui est un travail sec, juridique, nous voulons que Robert Mueller le fasse vivre", a expliqué Adam Schiff, qui préside la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, où le procureur sera interrogé après être passé sur le gril de la Commission judiciaire de la chambre.

Selon un sondage de l'institut Yougov, 50% des Américains déclarent avoir consulté des pans du document mais, preuve de son ambiguïté, ils en tirent des conclusions différentes selon leur affiliation politique.

83% des démocrates estiment ainsi que Donald Trump s'est rendu coupable d'obstruction à la justice contre seulement 16% des républicains.

Les démocrates ont prévu d'adresser des questions très ciblées à Robert Mueller pour tenter de le forcer à expliciter son opinion sur ce point.

- "Partial" -

Les républicains ont eux pour objectif de décrédibiliser l'enquête, en écho aux accusations de "chasse aux sorcières" martelées par Donald Trump pendant plus de deux ans.

Ils devraient notamment poser des questions sur l'équipe du procureur Mueller - qui comptait une majorité d'enquêteurs étiquetés démocrates.

En prélude à l'audition, Donald Trump a déjà accusé Robert Mueller d'être "extrêmement partial" et d'avoir des conflits d'intérêt.

Mais les uns comme les autres risquent de se heurter à un mur.

En tant que patron du FBI, Robert Mueller a déjà été entendu à 88 reprises au Congrès selon le New York Times et il s'est souvent montré peu coopératif, adepte des réponses laconiques.

Fin mai, lors d'une brève allocution, il a assuré que son "rapport était son témoignage" et qu'il "parlait de lui-même".

Le ministère de la Justice lui a rappelé ces propos lundi dans un courrier et l'a enjoint à ne pas changer de ligne.

Le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission du Renseignement de la Chambre, a dénoncé une requête "arrogante" et soutenu que Robert Mueller n'avait pas à s'y plier.

Avec AFP

Le testament du procureur Mueller devant le congrès

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Trump annonce avoir trouvé un accord avec les démocrates sur le budget

"Avec cet accord, nous aspirons à éviter un nouveau +shutdown+ du gouvernement, qui est si dommageable", ont réagi dans un communiqué commun la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer.

Donald Trump a indiqué lundi avoir trouvé un accord avec l'opposition démocrate sur le budget, évitant ainsi la perspective d'une paralysie de l'administration fédérale jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

"Je suis heureux d'annoncer qu'un accord a été trouvé (...) sur un budget de deux ans et le plafond de la dette", a tweeté le président américain, évoquant "un vrai compromis".

Cet accord porte notamment sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, afin d'éviter un défaut de paiement si le pays ne pouvait plus emprunter.

Il prévoit aussi la hausse des dépenses publiques en relevant le plafond budgétaire pour la défense et pour des investissements nationaux.

Donald Trump a salué dans son tweet "une grande victoire pour nos super militaires et anciens combattants".

"Avec cet accord, nous aspirons à éviter un nouveau +shutdown+ du gouvernement, qui est si dommageable", ont réagi dans un communiqué commun la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer.

"Les démocrates sont également heureux d'avoir assuré un financement solide pour des priorités nationales", ont-ils ajouté.

Républicains et démocrates discutaient depuis plusieurs semaines pour parvenir à un consensus. Les appels se multipliaient pour que la Chambre des représentants approuve une telle entente avant ses six semaines de vacances commençant vendredi.

L'accord, qui prévoit un bond des dépenses et des économies limitées, devrait pousser le déficit budgétaire annuel à plus de 1.000 milliards de dollars en 2020 (779 milliards en 2018).

"Avec une dette fédérale de plus de 22.000 milliards de dollars et qui continue de progresser, ce n'est pas un jeu", avait tweeté, avant qu'un accord soit trouvé, Mike Johnson, parlementaire à la tête du Republican Study Committee.

Ce groupe conservateur a indiqué qu'il souhaitait que le coût de tout accord soit totalement compensé par des coupes budgétaires, relevant que les dépenses devraient respecter les limites fixées par une loi de 2011.

Plusieurs responsables ont prévenu que sans hausse du plafond de la dette, les Etats-Unis pourraient faire défaut sur leurs remboursements pour la première fois.

Le budget du gouvernement fédéral est traditionnellement en déficit, par conséquent Washington n'a d'autre choix que d'emprunter pour financer ses opérations, comme le paiement des salaires, des retraites et autres dépenses déjà approuvées par le Congrès.

Avec AFP

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