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L'heure de vérité pour l'amitié Macron-Trump

Après de chaleureuses retrouvailles et un dîner entre couples, Donald Trump et Emmanuel Macron vont tester leur amitié mardi en discutant des sujets qui les divisent, en tête l'accord sur le nucléaire iranien et la guerre commerciale.

Mardi matin, le président des Etats-Unis Donald Trump et la Première dame Melania Trump ont accueilli à la Maison Blanche le président français Emmanuel Macron et Brigitte Macron.

Après avoir entendu les deux hymnes nationaux, les deux présidents se sont exprimés devant les visiteurs et les journalistes.

Le président américain a salué "la belle amitié entre les Etats-Unis et la France" en évoquant le marquis de Lafayette, qui prêta main-forte aux insurgés américains commandés par le général George Washington contre les Anglais au 18e siècle, et les soldats américains qui débarquèrent en 1944 à Omaha Beach, en Normandie.

Donald Trump a également rendu hommage au gendarme français qui a donné sa vie pour sauver une otage lors d'un attentat jihadiste en France le mois dernier.

"Il y a à peine quelques semaines, nous avons ajouté un nouveau nom à cette liste de nos grands héros, (celui d)'un courageux policier français nommé Arnaud Beltrame. Il a regardé le mal en face et n'a pas cillé. Il a donné sa vie pour ses voisins, pour son pays et pour la civilisation elle-même", a déclaré M. Trump aux côtés de son homologue français à la Maison Blanche.

Suite au discours de Donald Trump, Emmanuel Macron a "exprimé ma profonde solidarité au peuple canadien après la tragédie qui vient de frapper la ville de Toronto", comme son homologue.

"C'est ensemble que nous pourrons œuvrer efficacement pour notre planète. Sur ce sujet nous ne pouvons pas être toujours d'accords sur le solutions, mais c'est le lot de toutes les familles, de toutes les amitiés", a-t-il déclaré à Donald Trump, pour faire référence aux désaccords sur le climat et la sortie de l'accord de Paris des Etats-Unis.

Trump fustige l’accord sur le nucléaire iranien

Mardi matin à la Maison Blanche les deux hommes ont eu un entretien d'une demi-heure en tête-à-tête, puis élargi pendant une heure à leurs proches collaborateurs.

Le président américain Donald Trump a fustigé l'accord nucléaire iranien en présence d'Emmanuel Macron, qualifiant de "désastre"cet accord qui vise à empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.

"Les gens connaissent ma position sur l'accord iranien, c'est un accord horrible", a déclaré M. Trump au début d'un séance de travail dans le bureau ovale avec le président français qui espère au cours de sa visite d'Etat à Washington convaincre son homologue américain de ne pas sortir de cet accord signé en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) après dix ans de négociations.

"Sur l’Iran nous allons inscrire ce sujet dans les défis de la région", a répondu le président français. ​

"Il y a la situation en Syrie, la sécurité de toute la région. Je crois que nous partageons un objectif commun en tous cas, qui est d’éviter une escalade et d’éviter qu’il y ait une prolifération nucléaire dans la région"​, a déclaré Emmanuel Macron.

Donald Trump loue l'ouverture de Kim Jong Un​

Le président américain Donald Trump a loué l'attitude du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un qu'il doit rencontrer prochainement, estimant qu'il avait été "très ouvert" et avait eu un comportement "très honorable".

Assurant que la Corée du Nord souhaitait que leur sommet ait lieu "dès que possible", le locataire de la Maison Blanche a réaffirmé sa conviction qu'un accord avec Pyongyang serait bon pour les Etats-Unis mais aussi pour "le monde".

"Nous avons de très bonnes discussions", a poursuivi M. Trump, affichant son optimisme sur le sommet historique à venir avec celui dont il a par le passé dénoncé avec véhémence le comportement.

"Il a vraiment été très ouvert et a eu, je pense, une attitude très honorable d'après tout ce que nous voyons", a-t-il poursuivi en évoquant l'homme fort de Pyongyang.

"Beaucoup de promesses ont été faites par la Corée du Nord au fil des années mais ils n'ont jamais été dans cette position", a encore dit M. Trump, sans donner d'indications ni sur la date exacte ni sur le lieu de cette rencontre, objet d'intenses spéculations.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé samedi que le pays cessait ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux, jugeant que le site d'essais nucléaires de Punggye-ri (nord) allait fermer car il avait "rempli sa mission". Il n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de l'arsenal nucléaire de Pyongyang.

Arrivée du lundi

Lundi, au cours de leur dîner privé, les deux hommes ont parlé de la situation économique américaine, "les sondages du président Trump et la préparation des élections des mid terms" au mois de novembre, a indiqué l'Elysée. Autres points abordés, la régulation de l'internet et la lutte contre la radicalisation ainsi que la lutte contre le terrorisme.

>> Lire aussi : Le dîner glamour des Trump et des Macron à Mount Vernon

Mais ils ont aussi évoqué des points de friction comme les taxes douanières que Donald Trump veut imposer à ses partenaires sur l'acier et l'aluminium.

"Sur le commerce, la Syrie et la lutte contre le terrorisme, ils ont une volonté de bâtir un agenda commun", a assuré l'Elysée lundi soir, soulignant à nouveau "l'ambiance très amicale et personnelle" de leurs premiers échanges.

Rien n'a en revanche été dit sur le sujet le plus brûlant, dont l'échéance tombe dans trois semaines: le devenir de l'accord sur le nucléaire iranien que le président américain veut rompre, s'il n'est pas durci contre Téhéran et ses ingérences dans la région.

Ce que redoutent la France et toutes les autres grandes puissances signataires de ce traité par lequel l'Iran a renoncé à l'arme atomique.

Ces deux derniers jours, la Russie, la Chine et la Grande-Bretagne ont plaidé pour son maintien. Des appuis de poids pour Emmanuel Macron qui tentera de convaincre son homologue américain. "Il n'y a pas de plan B" pour empêcher l'Iran de fabriquer la bombe, a-t-il répété dimanche.

Peu optimiste, l'Elysée estime que "les signaux ne sont pas encourageants" puisque Donald Trump a publiquement promis à son électorat de "déchirer" l'accord. Il ne faut pas espérer en deux jours "une percée diplomatique", selon Paris, qui veut proposer un texte de compromis. Il y a urgence: c'est le 12 mai, date échéance pour l'accord, que Donald Trump tranchera.

Fastes

Sur les menaces de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium, la France semble moins inquiète. Verdict le 1er mai, date de la fin de l'exemption provisoire dont bénéficie l'UE pour l'instant. Paris espère bien que l'exemption deviendra permanente. "On ne fait pas de guerre commerciale avec ses alliés", a fait valoir le président français dimanche.

La journée de mardi sera diplomatiquement chargée: après les entretiens à la Maison Blanche et une conférence de presse commune, le Français ira déjeuner avec le vice-président Mike Pence et John Sullivan, le patron par intérim de la diplomatie américaine, puis assistera à une cérémonie au cimetière militaire d'Arlington.

>> Lire aussi : Macron aux Etats-Unis pour une visite pleine d'incertitudes

Le soir un fastueux dîner d'Etat en l'honneur des Macron réunira de nombreux invités à la Maison Blanche, décorée pour l'occasion d'une forêt de branches de cerisier en fleur. Le menu gastronomique, la somptueuse vaisselle, tout a été largement médiatisé.

En rentrant de Mount Vernon le président français a parlé au Premier ministre canadien Justin Trudeau sur l'attaque de Toronto "afin de lui faire part de la solidarité de la France et d'échanger sur les premiers éléments de l'enquête".

Avec AFP

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Attaquée par ses joueuses, la Fédération américaine de football revoit son discours

L'équipe de football féminine des États-Unis saluant les fans lors d'une cérémonie à l’hôtel de ville de New York après avoir remporté la Coupe du Monde 2019, 10 juillet 2019. (Vincent Carchietta/USA Today Sports)

La Fédération américaine de foot (USSF), attaquée en justice pour discrimination salariale par ses joueuses championnes du monde, a retiré ses arguments selon lesquels l'équipe nationale féminine serait "inférieure en compétence" à la masculine.

Dans ces documents datant du 31 mars, les avocats de l'instance ont écrit que celle-ci "ne conteste plus que le fait que les fonctions de l'équipe nationale féminine et celles de l'équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux".

Après avoir argué dans un précédent dossier, présenté début mars, que jouer dans l'équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basées sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité, l'USSF a donc décidé de changer de ton.

Ces mots avaient suscité une indignation immédiate et généralisée de la part de joueuses, dirigeants - comme le patron de la MLS (le championnat professionnel nord-américain)- et sponsors tels que Coca-Cola, poussant le président de la Fédération Carlos Cordeiro à démissionner.

Ce dernier a été remplacé par la vice-présidente Cindy Parlow Cone. Cette ancienne joueuse internationale américaine a aussitôt émis le souhait d'apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l'équipe nationale est prévu le 5 mai.

Un procès qu'elle préfèrerait éviter, les joueuses de la sélection, menée par sa star et activiste Megan Rapinoe, réclamant 66 millions de dollars en arriérés de salaires en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération et de la loi sur les droits civils. "Je ne pense pas qu'un procès soit bon pour l'une ou l'autre des parties", avait déclaré la dirigeante à des journalistes. "J'espère que nous pourrons trouver une résolution avant que cela ne soit jugé."

En attendant, le procès approche et le nom de témoins potentiels pour chaque partie est apparu dans les dossiers du 31 mars. Dans le camp des joueuses figurent Rapinoe, Carli Lloyd, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn. Dans le camp de la Fédération: l'ancienne sélectionneuse Jill Ellis, Carlos Cordeiro et son prédécesseur à la tête de la Fédération, Sunil Gulati, pourraient également apparaître.

Les Américaines dominent plus que jamais le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, dont les deux dernières en 2015 et 2019.

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