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Macky Sall évoque "la projection vers les défis futurs, l'emploi des jeunes et la nouvelle monnaie Eco"

Adresse à la nation du Président Macky Sall, Dakar, 31 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, Macky Sall a tenu la traditionnelle adresse à la nation. Pour les sénégalais rencontrés, les points retenus sont la projection vers les défis futurs, l'employabilité des jeunes et la nouvelle monnaie Eco.

Les Africains doivent préparer l'avenir et assumer leurs responsabilités à travers une intégration économique régionale plus forte et plus solidaire. C'est ainsi que le Président Macky Sall a expliqué le processus de création d’une monnaie unique ouest-africaine, l’Eco, à partir de 2020.

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C’est une heureuse perspective d'après le Chef de l'État mais incomprise pour certains Sénégalais comme Pape. "Je pense que pour une question aussi importante que la devise monétaire ce qui devait se faire en amont n'a pas été fait".

Pour lui, il fallait au moins des discussions en interne au niveau du parlement ou bien au sein du gouvernement.

"Je sais pas s’ils l'ont fait ou pas mais en tout état de cause la question n'a pas été répercutée au niveau des populations", fulmine-t-il. Selon ce chef de famille, les populations ne savent pas ce qui se passe avec la monnaie Eco et le franc CFA.

"On voit juste le Président défendre ce que sa population n'a pas du tout compris et moi je ne comprends pas cette démarche", conclut -il.

Après 75 ans de son existence, le CFA - UEMOA s'efface au profit de l'ECO
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Le chef de l'État Macky Sall a aussi annoncé le programme Sénégal propre, le durcissement des peines concernant le viol et la pédophilie mais également la mise en place des Centres départementaux de formation professionnelle pour lutter contre le chômage.

Et pour les jeunes comme Sokhna Deme, le président de la République doit passer à la concrétisation de toutes ses annonces "maintenant il faut poser des actes pour que l'on puisse croire à ce que dise nos chers politiciens" déclare d'emblée la Sénégalaise.

Elle note cependant quelques points qui l'ont beaucoup marqués "le Président a parlé de la création de 13 centres de formations professionnelle, il a également parlé de l'adoption d'une loi qui criminalise les viols contre les femmes et les jeunes filles et il a également parlé du Sénégal zéro déchet, le désencombrement et la création de brigade de désencombrement je crois que ça c'est de bonnes initiatives, c'est un pas en avant vers le futur quand même."

Le futur c'est justement l'un des points phares de l'adresse à la nation du Président Macky Sall. Le chef de l'État a partagé sa vision d’un développement solidaire et inclusif pour l’accès universel à l’eau et à l’assainissement, à l’électricité, aux services de transport, à la santé, et à l’éducation. Des objectifs fixés à l'horizon 2025.

Trop loin pour Boniface Sadio, "on ne doit pas se focaliser sur un futur qui est incertain, on doit se focaliser d’abord sur le présent". Pour lui, les questions de l'heure sont "Qu’est-ce que les Sénégalais sont en train de vivre?", "Est ce que tu as en premier lieu régler les choses les plus minimes des Sénégalais en fait?".

Boniface estime que quand le système est "défaillant" parce que des fois, "on met sur place des solutions par rapport à l'environnement par rapport à l'assainissement mais on remarque toujours qu’il n'y a pas de suivi". Cependant il garde bon espoir car pour lui, "sur ce que le Président vient de dire on peut avoir confiance qu’il pourra y avoir un suivi".

Au-delà de ces questions le chef de l'État Macky Sall a affirmé que la violence qui secoue actuellement le monde doit constamment rappeler au peuple Sénégalais la chance de vivre en paix, et la responsabilité de la préserver.

Pour le président Macky Sall, cette paix est un legs laissé les générations passées qu’il faut entretenir et transmettre aux générations futures.

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Macky Sall annonce la fin du couvre-feu et de l’état d’urgence

Adresse à la nation du Président Macky Sall, Dakar, 31 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le président sénégalais Macky Sall a décidé de lever la quasi-totalité des restrictions appliquées pour lutter contre le coronavirus. En plus de l'ouverture des frontières aériennes à partir du 15 juillet, l'état d'urgence et le couvre-feu ont été levées le 30 juin.

Pour beaucoup de Sénégalais, la décision du chef de l'État est paradoxale en cette période où la maladie est plus que jamais présente. Pour Younouss Sarr, la démarche présidentielle est illogique : "peut-être que Monsieur le Président sait quelque chose qu’il ne nous a pas dit. En tout cas il y a un paradoxe et ça inquiète beaucoup la population".

D'après lui, la logique voudrait qu'on durcisse les mesures barrières parce que les gens sont en train de "baisser les bras". Younouss pense même que la décision du gouvernement risque d'encourager les gens à faire fi des mesures élémentaires de prévention.

COVID-19: Macky Sall lève la quasi-totalité des restrictions
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Mouhamed Ndiaye, un étudiant de 21 ans, pense que la décision présidentielle sera "maléfique" parce que chaque jour les cas augmentent de plus en plus et la situation n’est pas encore maîtrisée. "Je ne comprends pas la décision de notre cher Président parce qu’il devait conserver l’état d’urgence et y assortir le couvre-feu, sinon si on continue comme ça nous allons droit vers l’hécatombe", prédit le jeune homme.

Pour lui, la situation sanitaire du pays n’est pas du tout comme les gens le prétendent car le système sanitaire sénégalais risque d'être submergé par la vague croissante des nouvelles contaminations. "Nous sommes un pays sous développé, nous n’avons pas totalement les moyens qu’il faut pour gérer ce genre de pandémie", conclut-il.

D'autres comme Sidy Lô s’inquiètent plus de la santé de l'économie. Pour cet homme d'affaires, la décision du président Sall était certes difficile à prendre mais inévitable. "Du moment que la crise économique ne pouvait pas continuer et au vu de la situation globale du monde on ne pouvait que s’attendre à cette décision à prendre de la part du président", analyse-t-il.

Certaines mesures restent cependant en vigueur malgré la levée de l'État d'urgence et du couvre-feu.

Le port du masque est toujours obligatoire dans les lieux publics et les transports.

Les frontières terrestres et maritimes resteront fermées jusqu'à nouvel ordre tout comme les lieux accueillant des activités de loisirs à huis-clos.

En outre, le président Sall a annoncé le recrutement de 500 médecins et 1000 agents de la santé.

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COVID-19: Macky Sall lève la quasi-totalité des restrictions

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Des Sénégalais dépossédés de leurs terres entament une grève de la faim

Les victimes de Gadaye sur le site où leurs maisons ont été démolies, au Sénégal, le 28 juin 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, l'actualité est fortement marquée par les problèmes fonciers, un sujet divise la classe politique. Un collectif a vu le jour pour défendre l'équité dans l'accès aux terres. Dans la région de Dakar, des familles se battent également dans l'anonymat pour retrouver leurs terres.

Le 18 décembre 2013, 253 familles ont perdu leurs maisons à Gadaye, dans le département de Guédiawaye, dans la région de Dakar. Sur leurs terres, un promoteur veut développer un projet immobilier.

Après une longue bataille judiciaire, les victimes ont eu gain de cause mais depuis lors, elles n'ont pas encore été réhabilitées, comme l'indique Séni Ndiaye, une des nombreuses mères de famille à avoir perdu son domicile.

"On a démoli nos maisons depuis 2013, il y a de cela 7 ans donc", rappelle la dame qui précise que la justice les a déclarés gagnant "trois fois" (1ère instance, procès en appel et pourvoi en cassation) face au promoteur qui a démoli les maisons.

"Notre terre, notre tombe"

Pour Séni Ndiaye, les papiers des jugements devaient normalement les "rétablir" dans leurs droits en leur permettant de récupérer leurs terrains, "chose qui n’a pas été faite" d'après elle.

Les victimes se sont organisées pour faire bouger les choses et, depuis, plusieurs actions ont été menées. El Hadj Wagué, président du collectif des victimes de Gadaye affirme que les populations et les victimes n'en peuvent plus et qu'elles sont prêtes à tout faire pour retrouver leurs terrains.

"Notre terre, notre tombe" est le cri du cœur choisi par le collectif des victimes qui compte continuer le combat avec une grève de la faim.

Les victimes sont déterminées à aller jusqu'au bout, "même si la police s’interpose cela ne veut pas dire que nous allons pas faire cette grève de la faim", confie le Président du collectif. "Nous allons continuer ce combat jusqu’à ce que le site soit régularisé et que les victimes disposent de leur propre bail", assure El Hadj Wagué.

Des familles sénégalaises dépossédées se battent pour retrouver leurs terrains
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Préservation du littoral

Autre la bataille foncière engagée, celle de la préservation du littoral. Dans ce combat, les populations refusent l'implication des politiciens et préfèrent s'organiser pour défendre elles-mêmes le principe d'équité foncière comme l'indique Michel Mendy, coordonnateur d'un collectif.

Il indique que le littoral fait partie du domaine public maritime qui est "protégé" par la loi sur le domaine public maritime.

L'étape la plus importante pour ce collectif est la sensibilisation des populations pour mener la bataille afin que le littoral ne soit pas accaparé par une frange de privilégiés au détriment des populations.

Face aux multiples remous notés dans le domaine foncier ces derniers temps, la direction de la surveillance et du contrôle de l'occupation du sol a arrêté plusieurs constructions sur des terres relevant du domaine public.

Le président Macky Sall a décidé de confier la très convoitée assiette foncière de l'aéroport Léopold Sedar Senghor à la Caisse des Dépôts et Consignations pour éviter toute spéculation.

Le Sénégal valide le bracelet électronique comme alternative à la prison

Le Président Macky Sall à Dakar, Sénégal, le 16 mars 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Le Sénégal devrait recourir avant la fin de l'année au bracelet électronique comme alternative à la détention pour désengorger ses prisons, après l'adoption d'un texte en ce sens par le Parlement, a indiqué mardi un responsable du ministère de la Justice.

Les députés ont approuvé le texte lundi, a-t-on appris de sources parlementaires. Le gouvernement avait donné son feu vert en mai. La loi doit à présent être promulguée par le président.

Aucune date n'a été communiquée. Mais l'application est prévue "dans les six mois", a dit à l'AFP un responsable du ministère. Les personnes condamnées pour "viol, pédophilie et trafic de drogue" sont exclues du champ d'application, a-t-il précisé.

L'introduction du bracelet est destinée à "humaniser" le milieu carcéral et offrir au condamné "une étape intermédiaire" avant qu'il ne retourne à la vie civile, a déclaré à l'AFP un député de la majorité, Djiby War.

Le Sénégal évoquait déjà l'emploi en 2018 dans des cas comme la détention provisoire.

Le recours à cette technologie a cependant suscité des réticences parmi les professionnels de la justice ou les défenseurs des droits. Les réserves portent sur la capacité du système judiciaire de ce pays pauvre à appliquer la mesure, sur l'accès inégal aux moyens de communication permettant de la mettre en oeuvre ou sur l'équité entre justiciables qui en bénéficieraient ou pas.

Les objections visent aussi l'inadéquation aux mentalités sénégalaises. Des défenseurs des droits disent en outre que le bracelet ne doit pas devenir la solution au problème de fond d'un recours disproportionné au mandat de dépôt.

La réforme doit "offrir aux juridictions pénales des options (pour) substituer à l'incarcération des mesures susceptibles de faciliter la réinsertion sociale des condamnés et le maintien de leurs liens familiaux", indiquent des documents officiels. Elle doit aussi contribuer à "désengorger les prisons".

Les défenseurs des droits humains dénoncent régulièrement les conditions de détention et la surpopulation dans les prisons sénégalaises, le placement quasi systématique sous mandat de dépôt et la durée des détentions provisoires.

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