Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Londres sommé par l'ONU de rendre les Chagos à l'île Maurice

L'archipel des Chagos

Le Royaume-Uni a subi mercredi un revers cinglant à l'Assemblée générale de l'ONU où une majorité de pays lui a demandé de rétrocéder sous six mois à l'île Maurice l'archipel des Chagos qui abritent une base britannico-américaine stratégique.

Initiée par Maurice, une résolution en ce sens, non contraignante mais à forte valeur politique, a été adoptée par 116 pays, six s'exprimant contre dont les Etats-Unis et 56 Etats choisissant l'abstention.

Les pays africains ont voté massivement en faveur de la résolution, les Européens affichant des positions divergentes, partagés entre leur soutien à un pays de l'Union européenne et le respect du droit international.

Les Chagos se trouvent au coeur d'un litige vieux de cinq décennies, depuis la décision britannique de séparer en 1965 cet archipel de l'île Maurice et d'y installer une base militaire commune avec les Etats-Unis sur l'île principale de Diego Garcia.

L'île Maurice a obtenu son indépendance en 1968. Le Royaume-Uni avait expulsé environ 2.000 Chagossiens vers Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire. Depuis 1975, Maurice a multiplié les procédures judiciaires afin d'obtenir le retour des îles Chagos dans son giron.

"Le colonialisme ne peut plus être toléré", a lancé le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth, regrettant que Londres "n'ait pas fait amende honorable" après l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ).

Cette instance a déclaré fin février dans un avis consultatif que Londres devait "dans les plus brefs délais" mettre fin à son administration des Chagos.

Cet avis étant resté sans suite, Maurice avait décidé de porter le dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, même si ses décisions n'ont pas force de loi internationale comme les décisions du Conseil de sécurité.

- "Dernière colonie britannique" -

L'ambassadrice britannique à l'ONU Karen Pierce a souligné que ce dossier était un problème bilatéral et a insisté sur le "rôle vital" de la base militaire pour la sécurité de la région, "dont Maurice".

Dans leur avis, les juges de la plus haute juridiction des Nations unies avaient estimé que le Royaume-Uni avait "illicitement" séparé l'archipel des Chagos de l'île Maurice.

En 2017, seulement quinze pays dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis avaient voté contre une demande par Maurice de saisie de la CIJ.

Coincés entre leur soutien à Londres et la nécessité de respecter la justice internationale, 65 pays s'étaient alors abstenus dont l'Allemagne, la France ou le Canada, tandis que 94 avaient voté en faveur de la demande de Maurice d'un avis juridique international.

Pravind Jugnauth avait déjà estimé en février que "le temps était arrivé pour le démantèlement de la dernière colonie britannique en Afrique". Il avait souligné dans le même temps que Port Louis ne réclamait pas le démantèlement de la base britannico-américaine de Diego Garcia.

Pour justifier le maintien de son contrôle, le Royaume-Uni avait alors insisté sur le rôle défensif de cette base qui permet de défendre le monde contre "les menaces terroristes, le crime organisé et la piraterie".

En 2016, le Royaume-Uni a prolongé jusqu'en 2036 un contrat sur l'utilisation de la base militaire avec les Etats-Unis. Celle-ci a joué un rôle stratégique clé lors de la Guerre froide avant d'être utilisée dans les années 2000 lors des conflits en Irak et en Afghanistan.

Toutes les actualités

Forte mobilisation pour les marches des libertés, des heurts à Paris

Forte mobilisation pour les marches des libertés, des heurts à Paris
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:12 0:00

Des bénévoles apportent des dîners dans les refuges pour sans-abris

Des bénévoles apportent des dîners dans les refuges pour sans-abris
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:57 0:00

Confrontations violentes entre policiers et manifestants en France

Des voitures brûlent à Paris lors d'une manifestation contre un projet de loi qui, selon les groupes de défense des droits, porterait atteinte à la liberté des journalistes en France, le 28 novembre 2020.

Des centaines de manifestants vêtus de noir ont affronté la police à la fin d'une manifestation contre les violences policières à Paris, samedi.

Des manifestants masqués ont lancé des feux d'artifice sur les lignes de police, érigé des barricades et jeté des pierres.

La majorité des milliers de manifestants ont défilé pacifiquement, mais de petits groupes de manifestants masqués, habillés de noir, ont brisé des vitrines de magasins et mis le feu à deux voitures, une moto et un café. Les incendies ont été rapidement éteints.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule et, en début de soirée, des canons à eau ont pulvérisé les groupes de manifestants restants sur la place de la Bastille.

Le ministère de l'intérieur a déclaré avoir compté 46 000 manifestants à Paris. La police a déclaré qu'elle avait procédé à neuf arrestations.

Des milliers de personnes ont également défilé à Lille, Rennes, Strasbourg et dans d'autres villes.

Ces manifestations font suite à la publication cette semaine d'une vidéo de surveillance du passage à tabac de Michel Zecler, producteur de musique Noir, par trois policiers à Paris le 21 novembre.

L'incident a également attisé la colère contre un projet de loi qui est considéré comme limitant le droit des journalistes à faire des reportages sur les brutalités policières.

Le projet de loi pénaliserait la circulation d'images d'officiers de police dans certaines circonstances, ce qui, selon les activistes, limiterait la liberté de la presse.

Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.
Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.

De nombreux manifestants portaient des pancartes avec des slogans comme "Qui nous protégera de la police", "Stop à la violence policière" et "La démocratie matraquée".

Les images de M. Zecler en train d'être battu ont largement circulé sur les réseaux sociaux et dans la presse française et étrangère. Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi que ces images étaient honteuses pour la France.

Quatre policiers sont détenus pour être interrogés dans le cadre d'une enquête sur ce passage à tabac.

Les organisations de journalistes et les groupes de défense des libertés civiles qui ont organisé les marches ont été rejoints par des militants d'extrême gauche, des militants écologistes et des manifestants portant des gilets jaunes. Les gilets jaunes protestent depuis deux ans contre les politiques du gouvernement.

FIFA: Platini et Blatter désormais poursuivis pour escroquerie

Michel Platini s'adresse à une conférence de presse après une réunion de l'UEFA à Zurich, en Suisse, le 28 mai 2015.

Michel Platini et Sepp Blatter sont désormais poursuivis pour "escroquerie" et "abus de confiance" en Suisse, a-t-on appris vendredi auprès d'une source ayant accès au dossier.

Jusqu'à présent, les procédures pénales étaient axées sur des soupçons de "gestion déloyale" et de détournement, ainsi que sur un acte de contrefaçon présumée commis par Platini, lié au fait que la FIFA a versé la somme faramineuse de 2 millions de dollars au Français avec l'approbation de M. Blatter en 2011.

Aucun fait nouveau n'est cependant intervenu dans cette affaire, qui a éclaté fin 2015, fracassant au passage le parcours des deux anciens dirigeants du football mondial.

Les accusations de malversation sont monnaie courante dans le monde du football.

Lundi la commission d'éthique de la Fifa a suspendu pour cinq ans le président de la Confédération africaine, le Malgache Ahmad Ahmad, lui infligeant de surcroît 200.000 francs suisses d'amende (185.000 euros), pour détournements de fonds.

Enquêter sur une erreur de fabrication d'un vaccin anti-COVID

Enquêter sur une erreur de fabrication d'un vaccin anti-COVID
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:14 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG