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Libération des quatre Américains et Canadiens enlevés au Nigeria

Des agents de sécurité patrouillent la zone près du site où des hommes armés ont enlevé le professeur d'archéologie allemand Peter Breunig et son associé Johannes Behringer dans le village de Janjala, au Nigeria, le 24 février 2017.

Deux Américains et deux Canadiens enlevés cette semaine après être tombés dans une embuscade sur une route du nord du Nigeria ont été libérés samedi, a annoncé la police.

Les quatre Nord-Américains kidnappés mardi soir par des hommes armés non identifiés "sont tous en bon état de santé" et ont été pris en charge par leur ambassade respective après leur libération vers 05h00 (04H00 GMT) du matin, a expliqué à l'AFP Mukhtar Aliyu, porte-parole de l'Etat du Kaduna.

Une personne soupçonnée d'être liée à leur enlèvement a été arrêtée, a-t-il précisé.

>> Lire aussi : Deux Américains et deux Canadiens enlevés dans le nord du Nigeria

"Ils ont été libérés grâce aux efforts de la police" qui avait déployé plusieurs unités spéciales à leurs recherche dans la brousse entourant le lieu de leur enlèvement, a ajouté le porte-parole.

Le responsable a toutefois refusé de révéler les circonstances exactes de leur libération, évoquant des "informations classifiées".

"Je ne suis pas en mesure de confirmer s'il y a eu des négociations (en amont) ou une rançon de payée", a-t-il répondu à l'AFP.

Les deux Canadiens et deux Américains avaient été kidnappés alors qu'ils étaient en route vers la capitale fédérale Abuja, depuis Kafanchan, dans l'Etat du Kaduna, sur un axe où les enlèvements sont fréquents. Des inconnus armés les avaient enlevés lors d'une embuscade après avoir tué leur escorte policière.

>> Lire aussi : Cinq employés d'une compagnie pétrolière locale kidnappés au Nigeria

Selon Mukhtar Aliyu, les quatre otages - dont les identités n'ont pas été dévoilées - sont trois hommes et une femme.

Ils étaient en voyage d'affaires et les autorités américaines et canadiennes avaient indiqué travailler avec les autorités nigérianes pour les retrouver.

"Nous sommes au courant des informations selon lesquelles deux ressortissants américains ont été kidnappés et libérés au Nigeria. La sécurité des citoyens américains à l'étranger figure parmi nos priorités", a déclaré samedi soir à l'AFP un responsable du département d'Etat américain sous couvert d'anonymat, qui n'a pas souhaiter s'exprimer davantage pour des raisons de "confidentialité".

Le Département d'Etat américain a par ailleurs demandé à ses ressortissants de "reconsidérer" leurs déplacements au Nigeria, mettant en garde contre "les crimes violents", tels que les "attaques à main armée, carjackings, kidnappings" qui sont "communs à travers le pays".

Le phénomène du kidnapping contre rançon est particulièrement répandu au Nigeria (4e pays au monde en 2016 selon Control Risks, organisation internationale de surveillance des risques) depuis une dizaine d'années.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l'État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu'un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

>> Lire aussi : Les recherches se poursuivent après les enlèvements de quatre expatriés au Nigeria

Les enlèvements étaient d'abord ciblés contre des expatriés dans le sud-est du pays, région pétrolière, mais peu à peu, les riches Nigérians sont devenus les premières victimes de ces "kidnappings express".

Les personnes enlevées sont souvent libérées après quelques jours, une fois effectué le versement d'une rançon.

Dix des 36 Etats formant le Nigeria appliquent la peine de mort pour les auteurs de kidnappings.

Avec AFP

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Les intempéries les plus meurtrières en Afrique australe depuis 20 ans

Zimbabwe Cyclone

L'Afrique australe a plusieurs fois été meurtrie par des tempêtes et inondations, comme lors du cyclone Idai qui vient de dévaster le Mozambique et le Zimbabwe. Rappel des intempéries les plus meurtrières des vingt dernières années :

- La plus meurtrière au Mozambique en 2000 -

En février et mars 2000, des inondations sans précédent depuis un demi-siècle au Mozambique font quelque 800 morts, au moins 50.000 sans-abri et affectent environ deux millions de personnes sur une population de 17 millions.

Les provinces les plus touchées sont Maputo, Gaza et Inhambane (sud). Cette catastrophe, à laquelle s'ajoutent les effets du passage du cyclone Eline, porte un coup sévère à l'économie du pays. Eline tue également 130 personnes à Madagascar.

En janvier et février 2013, de nouvelles inondations dans la province de Gaza font plus d'une centaine de morts et environ 250.000 sinistrés, emportant routes, hôpitaux et maisons.

En janvier 2015, le Mozambique connaît une autre catastrophe majeure: après de fortes précipitations, le fleuve Licungo, qui sépare le pays en deux, monte subitement de 12 mètres, dévastant la province de Zambézie (centre), plongeant la moitié nord du pays dans le noir et coupant l'axe autoroutier Nord-Sud, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire. Ces inondations font près de 160 morts (hors cas de choléra) et 177.000 sinistrés. Au Malawi voisin, des crues tuent 176 personnes.

- 2004 : Madagascar -

En mars 2004 à Madagascar, le cyclone Gafilo dévaste le nord et l'ouest faisant au moins 241 morts, ainsi que plus de 300.000 sans-abri.

L'île est fréquemment frappée par de nombreux cyclones et tempêtes tropicales, comme Géralda en février 1994 (au moins 200 morts, 500.000 sinistrés) et Gretelle en janvier 1997 (152 morts, 60.000 sans-abri).

- 2016-2017 : Zimbabwe -

Entre décembre 2016 et février 2017, le Zimbabwe, déjà touché par la sécheresse, subit des inondations qui font au moins 246 morts. Plus de 2.000 personnes sont déplacées.

S'ensuit une recrudescence du paludisme, qui provoque 150 morts en deux mois.

Les intempéries les plus meurtrières des dernières décennies sur l'ensemble du continent africain ont frappé entre octobre 1997 et janvier 1998 une vaste zone englobant la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. De gigantesques inondations, suite à des pluies torrentielles causées par El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s'empare du Pacifique tropical, qui perturbe tous les trois à sept ans températures, courants et précipitations, avaient alors affecté ces cinq pays pendant trois mois, faisant plus de 6.000 morts.

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