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Les talibans ont encore des liens "étroits" avec Al-Qaïda selon le Pentagone

Des militants s'affirmant talibans, posent avec des armes RPG et AK47, dans la province de Zabul, au sud de Kaboul.

Al-Qaïda a conservé des liens "étroits" avec les talibans en Afghanistan et il est dans son "intérêt à long terme" d'attaquer des forces occidentales dans la région, selon un rapport du Pentagone publié mercredi.

En signant un accord bilatéral avec les Etats-Unis fin février, les talibans se sont engagés avec réticence à empêcher Al-Qaïda d'utiliser l'Afghanistan comme un refuge d'où préparer des attentats.

Mais depuis, les talibans ont continué à coopérer avec la branche régionale du réseau responsable des attentats du 11-Septembre, Al-Qaïda dans le sous-continent indien (Aqis selon l'acronyme anglais), note le rapport du ministère américain de la Défense.

"Aqis apporte régulièrement son soutien et sa coopération à des combattants de base des talibans pour affaiblir le gouvernement afghan et il est dans son intérêt à long terme d'attaquer des forces américaines et occidentales dans la région", ajoute ce rapport semestriel publié à la demande du Congrès.

"Malgré les récents progrès dans le processus de paix, Aqis maintient des liens étroits avec les talibans en Afghanistan, vraisemblablement pour bénéficier d'une protection et de formation", poursuit le document.

Les membres du groupe d'origine encore en Afghanistan sont en mode de survie et ont délégué la direction régionale du réseau à Aqis, selon le rapport qui souligne que la coalition internationale "a réduit les capacités d'Aqis à mener des opérations en Afghanistan sans le soutien des talibans".

L'accord de Doha, signé le 29 février dernier, prévoit le départ de l'ensemble des forces étrangères d'Afghanistan d'ici le printemps 2021 en échange de garanties sécuritaires des talibans. Parmi celles-ci, les insurgés se sont engagés à ce que le pays ne puisse être utilisé comme refuge par des groupes extrémistes souhaitant frapper hors du territoire national.

Les Etats-Unis s'étaient engagés à ramener leurs effectifs de 12.000 à 8.600 hommes à la mi-juillet. Depuis, Washington a annoncé avoir retiré ses forces d'Afghanistan au niveau prévu par ce texte, soit 8.600 soldats.

Mais pour un retrait total, les talibans doivent notamment prouver qu'ils peuvent combattre al-Qaïda.

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Se sentant trahie, la Palestine abandonne la présidence de la Ligue arabe

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'exprime lors d'une réunion de dirigeants à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 mai 2020. (Photo Reuters)

La normalisation des pays arabes avec Israël a déclenché un élan de solidarité entre les factions palestiniennes. La Ligue arabe compte 22 États membres, dont une dizaine sont des pays africains.

La Palestine a quitté sa présidence actuelle des réunions de la Ligue arabe, a déclaré mardi le ministre palestinien des Affaires étrangères, condamnant comme déshonorant tout accord arabe visant à établir des liens formels avec Israël.

Les Palestiniens considèrent les accords que les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont signés avec Israël à Washington il y a une semaine comme une trahison de leur cause et un coup porté à leur quête d'un État indépendant dans le territoire occupé par Israël.

Au début de ce mois, les Palestiniens n'ont pas réussi à persuader la Ligue arabe de condamner les nations qui rompent les rangs et normalisent leurs relations avec Israël.

La Palestine était censée présider les réunions de la Ligue arabe pendant les six prochains mois, mais le ministre des affaires étrangères Riyad al-Maliki a déclaré lors d'une conférence de presse dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, qu'il ne voulait plus de ce poste.

"La Palestine a décidé de concéder son droit à présider le conseil de la Ligue (des ministres des affaires étrangères) lors de sa session actuelle. Il n'y a aucun honneur à voir les Arabes se précipiter vers la normalisation pendant sa présidence", a déclaré M. al-Maliki.

Dans ses remarques, il n'a pas nommé spécifiquement les Émirats ou le Bahreïn, pays arabes du Golfe qui partagent avec Israël des préoccupations sur l'Iran. Il a déclaré que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a été informé de la décision palestinienne.

La normalisation des pays arabes avec Israël a déclenché un élan de solidarité entre les factions palestiniennes. Mardi des responsables de la faction Fatah du président Mahmoud Abbas basée en Cisjordanie et du mouvement islamiste Hamas devaient tenir des discussions de réconciliation en Turquie.

La Ligue arabe compte 22 États membres, dont une dizaine sont des pays africains : Algérie, Comores, Djibouti, Égypte, Libye, Maroc, Mauritanie, Somalie, Soudan et Tunisie.

En outre, le Tchad et l'Érythrée ont un statut d'observateur : ils peuvent partager leurs points de vue mais ne peuvent pas voter.

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