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RDC

Les syndicats de la Gécamines se démarquent de l'attaque "anonyme" sur la gestion de l'entreprise

Des jeunes hommes transportent des minerais près de l'usine Gécamines, à Kolwezi, le 31 mai 2015.

Les syndicats de l'entreprise minière publique Gécamines se sont démarqués mardi du réquisitoire prononcé selon eux "par un groupe de soi-disant agents (salariés) anonymes" mettant en cause le patron du fleuron de l'industrie congolaise, cité comme un possible futur Premier ministre.

Le nouveau président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a été interpellé lundi sur la "gestion calamiteuse" de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) dans un "mémorandum" sur les réseaux sociaux, signé sans autre précision par "les agents de la Gécamines".

Ce texte vise particulièrement le président du conseil d'administration Albert Yuma, cité comme futur Premier ministre de M. Tshisekedi, qui doit encore constituer un gouvernement près de quatre semaines après son investiture le 24 janvier.

Ce texte accuse M. Yuma de dilapider l'argent de l'entreprise dans les conseils d'administration, de ne pas redresser la production de cuivre et de cobalt, et de prendre des mesures anti-sociales.

"Lorsqu'on doit parler au nom des travailleurs, il n'y a que nous syndicalistes qui avons mandat. Nous ne savons pas d'où vient ce document", a déclaré à l'AFP Kasongo Mabwisha, de l'intersyndicale de la Gécamines.

L'intersyndicale a prévu une conférence de presse mardi après-midi à Kinshasa après avoir publié un communiqué au ton bien plus conciliant envers l'actuelle direction dans le quotidien Le Potentiel.

"Contrairement à ce qui est affirmé grossièrement dans ce courrier (le mémorandum), l'agent Gécamines au plan social a été sans aucun doute l'agent le mieux traité de toutes les entreprises du portefeuille (de l'État) depuis l'installation de conseils d'administration fin 2010", lit-on dans ce communiqué des "syndicats représentatifs".

"La Gécamines est la seule entreprise de l'État à avoir mis en place un plan social de départ à la retraite (2015-2016)", ajoute le communiqué.

"En ce qui concerne la production", les syndicats estiment que l'actuelle équipe dirigeante a trouvé à son arrivée "une situation catastrophique".

"Ce n'est un secret pour personne, nos unités de production sont vétustes", ajoutent les syndicats de la Gécamines. "Nos meilleures mines (32 millions de tonnes de cuivre) ont été cédées dans les partenariats" à des investisseurs étrangers, rappellent-ils.

En conclusion, ils demandent au nouveau président congolais "l'accompagnement bienveillant" de la transformation de l'entreprise lancée par l'actuelle direction.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

Le Conseil d'État annule la réélection d'Albert Yuma à la tête du patronat

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La RDC s'est préparée pour minimiser l'impact du coronavirus sur les séropositifs, selon le Dr Bossiky

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La lutte contre le Sida demeure une préoccupation

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Insécurité à l'Est : l'ONG MSF se retire du territoire congolais de Fizi

Un enfant est vacciné contre la rougeole lors d'une campagne d'urgence menée par Médecins sans frontières (MSF) à Likasa, province de Mongala, dans le nord de la République démocratique du Congo.

"MSF a pris la difficile décision de mettre fin à l’essentiel de son soutien à la fourniture de soins de santé à Kimbi et Baraka, dans le territoire de Fizi", indique l'ONG dans un communiqué.

Cette décision intervient "à la suite de plusieurs incidents violents contre l'organisation en 2020", ajoute-t-on. Une expatriée avait été enlevée plusieurs jours fin juin-début juillet.

"L'activité sans cesse croissante des groupes criminels et armés dans tout l'est de la RDC conduit à des violences et des attaques continues contre les populations civiles à une échelle choquante, y compris des assassinats ciblés et des actes odieux, notamment de violences sexuelles", déplore MSF.

MSF va transférer ses activités au ministère de la Santé dans ces zones de Kimbi et Baraka, où l'ONG affirme intervenir respectivement depuis 9 et 17 ans.

MSF affirme être présente dans 21 des 26 provinces de la RDC, son plus grand pays d'intervention au monde avec le Soudan du Sud.

Dans la province voisine du Maniema, MSF avait dénoncé le 19 novembre "un nombre choquant de cas de violences sexuelles perpétrés par des groupes armés à Salamabila".

Dans cette zone minière, MSF affirme avoir soigné "1.000 survivants de violences sexuelles depuis début 2020". A Salamabila, des groupes armés se battent pour le contrôle des mines d'or.

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