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Les syndicalistes arrêtés au Zimbabwe remis en liberté par la justice


La police anti-émeute déployée dans une rue à Harare, le 24 août 2018.

Les syndicalistes et militants arrêtés jeudi au Zimbabwe au matin d'une journée nationale de manifestations contre la crise économique ont tous été remis en liberté sous caution par la justice, selon leurs avocats.

Le président de la Confédération des syndicats du Zimbabwe (ZCTU) Peter Mutasa, à l'origine du mouvement, et six autres dirigeants ont été libérés samedi sur ordre d'un tribunal de Harare, a indiqué à l'AFP Cossam Ncube, membre des Avocats zimbabwéens des droits de l'homme.

"Les sept chefs de la ZTCU ont dû payer une caution de 50 dollars chacun", a déclaré M. Ncube.

La police avait interdit leur manifestation dans la capitale, où les rassemblements sont interdits en raison d'une épidémie de choléra qui a fait au moins 49 morts depuis septembre.

"Une vingtaine d'autres syndicalistes ont été libérés dans les mêmes conditions vendredi à Mutare" (est), a également fait savoir Cossam Ncube.

La plus grande confédération syndicale du pays avait appelé la population à descendre dans les rues pour dénoncer la flambée des prix et les pénuries de biens de consommation courante comme le carburant, l'huile, le riz ou les médicaments.

La situation économique, déjà très tendue au Zimbabwe, s'est brusquement détériorée ces derniers jours, après l'annonce de l'introduction d'une taxe de 2% sur toutes les transactions électroniques, très prisées des Zimbabwéens en raison du manque criant de liquidités.

Faute de devises étrangères, des restaurants et des pharmacies ont dû fermer temporairement, le carburant est rationné, comme certaines denrées dans les supermarchés, rappelant la crise de 2008 quand Robert Mugabe était au pouvoir (1980-2017).

Le nouveau président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé en novembre à Robert Mugabe, a promis de relancer l'économie.

Avec AFP

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