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Le retour du spectre de la pénurie au Zimbabwe

Une épicerie vide à Harare, alors que le Zimbabwe connaît de nouvelles pénuries, le 9 octobre 2018.

Restaurants et pharmacies fermés, essence et miches de pain rationnées, étals d'huile et de riz vides: deux mois après l'élection d'Emmerson Mnangagwa à la présidence, le Zimbabwe souffre de nouveau d'une pénurie de biens de consommation courante, qui rappelle la très grave crise du temps de Robert Mugabe.

"On dirait qu'on revient à la situation de 2008", s'alarme Pardon Muringani, client dans un supermarché de la capitale. "On espère vraiment qu'une solution va être trouvée rapidement pour qu'on n'en arrive pas là."

Cette année-là, les rayons des magasins étaient déserts, sur fond d'inflation galopante. Le Zimbabwe avait alors été contraint d'abandonner sa devise, le dollar zimbabwéen, au profit du dollar américain.

Mais cette solution a montré ses limites. En 2016, devant la fuite des billets verts, le gouvernement a introduit des "bonds notes", sortes d'obligations, d'une valeur identique au dollar américain. Là encore, l'opération a échoué.

Mercredi, les clients de la chaîne de fast food KFC ont trouvé portes closes.

"Nous ne pouvons pas nous approvisionner auprès de nos fournisseurs car ils demandent des dollars américains", a expliqué la société, espérant pouvoir reprendre "aussi rapidement que possible" ses activités.

A l'origine de cette nouvelle pénurie de produits de base, le manque criant de devises étrangères, couplé à l'annonce la semaine dernière d'une taxe de 2% sur les transactions électroniques - très prisées des Zimbabwéens pour faire face au manque de cash.

Le président zimbabwéen a beau avoir changé il y a presqu'un un an, les maux du pays restent les mêmes.

En novembre, Emmerson Mnangagwa a succédé à Robert Mugabe, au pouvoir pendant trente-sept ans, avant d'être élu en juillet sur un programme de relance de l'économie zimbabwéenne, moribonde.

Il a exhorté cette semaine ses compatriotes à faire preuve de patience. "Il n'y a pas de solution rapide", a-t-il prévenu, avant d'appeler au calme.

"Il n'y a pas de raison de paniquer", a-t-il assuré sur son compte Twitter. "Le gouvernement garantit que tous les produits essentiels, dont le carburant, sont disponibles (...) La route est longue, tortueuse, parfois mouvementée, mais il n'y a pas d'autre solution.", a-t-il affirmé.

Plus de médicaments

Devant les stations essence, les files d'attente s'étirent jusqu'à 1 kilomètre.

"On ne peut pas continuer comme ça", prévient Yvonne Makoni, en attendant son tour. "Vous imaginez le nombre de personnes bloquées ici alors qu'elles devraient être au travail."

Après cinq heures d'attente sous un soleil de plomb, une cliente se voit autoriser à acheter 20 litres maximum de carburant.

Dans ce contexte, les pénuries alimentent un marché noir où les prix flambent. Le litre d'huile se monnaie 12 dollars, au lieu de 3,70 dollars.

Les pharmacies ne sont pas épargnées. Plusieurs ont dû fermer temporairement, faute de médicaments contre des maladies aussi fréquentes que le diabète et l'hypertension.

Luckymore Bhunu, secrétaire de la Retail Pharmacists Association à Harare le 9 octobre 2018.
Luckymore Bhunu, secrétaire de la Retail Pharmacists Association à Harare le 9 octobre 2018.

"On a un problème d'accès aux devises étrangères, comme tous les autres commerces dans le pays", explique à l'AFP Luckymore Bhunu, secrétaire de l'Association des pharmaciens.

"On ne fabrique pas d'insuline. On ne fabrique pas de nifedipine. On doit l'importer et on a besoin de devises étrangères", ajoute-t-il.

Il faut s'attendre à ce que les patients "commencent à souffrir de complications faute de pouvoir obtenir les médicaments prescrits", prévient une organisation représentant des compagnies d'assurance maladie, Association of Health Funders of Zimbabwe.

"Faute de confiance, il y a un manque de devises étrangères dans le marché formel", explique Prosper Chitambara, économiste à l'institut zimbabwéen du travail.

"Les commerces qui ont besoin d'obtenir des devises étrangères doivent aller au marché noir où ça coûte 200% plus cher", ajoute-t-il.

Le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), accuse le gouvernement de faire l'autruche.

"On ne peut pas garder le silence et prétendre que tout va bien alors que la population endure des souffrances incessantes", estime le porte-parole du parti, Jacob Mafume.

La principale coalition des syndicats du pays a appelé à descendre dans la rue jeudi.

Un appel qui risque d'être peu entendu. Dans la capitale Harare, les manifestations sont interdites.... en raison d'une épidémie de choléra qui a fait au moins 49 morts.

Avec AFP

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Calme relatif dans le centre du Bénin après une semaine de violences

Une rue déserte de la ville de Save, au lendemain de troubles dans le Bénin, un pays d'Afrique de l'Ouest, le 15 juin 2019.

Le calme était revenu dans le centre du Bénin, après une semaine d'affrontements violents entre les forces de l'ordre et des partisans de l'ancien président Boni Yayi, qui avaient bloqué la principale route du pays.

"La voie circule normalement et tout est calme. Tous les commerces fermés n'ont pas encore ouvert", a témoigné à l'AFP Avademe Inès, une habitante de Savè, soulignant toutefois que la ville vivait "dans la peur": "Les hommes de l'armée sont encore partout".

Un policier en poste à Savè a confirmé qu'aucun incident n'était à déplorer depuis samedi matin. "A Tchaourou et Savè, le calme est revenu, mais le siège (présence des forces de l'ordre) ne sera pas levé de si tôt", a-t-il confié à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Des négociations, non-officielles, entre les élus locaux, des émissaires du gouvernement, les forces de sécurité et les "chasseurs" (manifestants armés) se déroulent depuis dimanche dans ces deux communes, où des échauffourées violentes ont fait au moins deux morts côté civil, d'après des témoins, et 50 policiers blessés, selon le gouvernement béninois.

Les violences ont éclaté mardi dernier à Tchaourou, la ville natale de l'ancien président Boni Yayi, après l'arrestation de deux personnes, accusées de violences électorales lors des législatives du 28 avril.

Jeudi, à cent kilomètres au sud, des habitants de Savè, ont également bloqué la route pour empêcher un contingent de la police nationale d'atteindre Tchaourou.

Violents affrontements dans le centre du Bénin entre armée et manifestants
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Dans les deux villes, l'armée et la police ont délogé les manifestants par des tirs à balles réelles entre vendredi et samedi, affirmant qu'il s'agissait de tirs de sommation.

Ce dernier épisode de violences intervient plusieurs semaines après les violentes altercations des 1er et 2 mai à Cotonou, autour du domicile de Boni Yayi, dans le quartier de Cadjéhoun, toujours surveillé par une importante présence des forces armées.

Au lendemain des législatives, auxquelles l'opposition n'avait pas été autorisée à présenter de candidats, des centaines de partisans de l'ancien chef d'Etat étaient descendus dans les rues de Cotonou, craignant qu'il ne se fasse arrêter.

Les avocats de Boni Yayi, qui vit toujours reclus dans sa maison selon ses proches, ont dénoncé un "assassinat politique" perpétré par le président Patrice Talon contre son adversaire.

"Tchaourou et Savè sont aujourd'hui les victimes expiatoires d'une tyrannie cruelle qui conduit inexorablement à l'embrasement général de notre pays", a dénoncé le parti de l'ex-président, les Forces Cauris pour un Bénin Émergent, dans un communiqué.

Des ONG de défense des droits de l'homme ont dénoncé le tournant autoritaire du président Patrice Talon dans un pays qui a longtemps été considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest.

Après une fausse alerte, le Kenya veut rassurer sur sa capacité de réponse face à Ebola

Un travailleur médical de l'unité de prévention et de contrôle des infections portant un équipement de protection complet décontamine une tasse utilisée par un homme en quarantaine, à l'hôpital national Kenyatta de Nairobi, au Kenya, le 8 octobre 2014.

Le Kenya a souhaité rassurer lundi ses citoyens et ses touristes sur sa capacité de réponse à Ebola, après qu'un cas suspect dans l'ouest du pays, proche de l'Ouganda où ce virus a été détecté, s'est finalement révélé être une fausse alerte.

"Je tiens à rassurer tous les Kényans et nos visiteurs: nous n'avons aucun cas d'Ebola (au Kenya)", a déclaré la ministre kényane de la Santé Sicily Kariuki lors d'une conférence de presse à l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi.

Cette conférence de presse faisait suite à l'identification d'un cas suspect d'Ebola dans le comté de Kericho (ouest), proche de la frontière avec l'Ouganda, pays où trois cas d'Ebola ont été détectés la semaine passée près de la frontière congolaise.

Le cas suspect, une femme de 36 ans qui présentait des symptômes incluant mal de tête, fièvre et vomissements, a été examiné et "ne répond pas aux critères d'un cas d'Ebola", a souligné Mme Kariuki.

L'Est de la République démocratique du Congo fait face depuis août 2018 à une épidémie d'Ebola, qui a fait plus de 1.400 morts. Cette maladie a pour la première fois été détectée la semaine passée en Ouganda, où elle a fait deux morts, un enfant et une femme qui avaient voyagé en RDC.

La ville ougandaise où ont été confirmés les cas d'Ebola se trouve à plus de 600 kilomètres de la frontière entre l'Ouganda et le Kenya.

A la suite de cette fausse alerte, la ministre kényane de la Santé a détaillé les mesures prises pour empêcher la propagation de cette maladie au Kenya, ainsi que les mesures mises en place au cas où Ebola entrerait malgré tout dans le pays.

Elle a par exemple cité l'installation de caméras thermiques ou l'usage de thermomètres sans contact à tous les principaux points d'entrée dans le pays, notamment dans les aéroports, ainsi que le déploiement de 259 employés du ministère à ces points d'entrée.

Des équipements de protection ont également été prépositionnés et des installations d'isolement aménagées pour accueillir d'éventuels patients, notamment à l'aéroport international de Nairobi.

La ministre a également appelé le public à être "vigilant". Elle a notamment appelé ceux qui présentent des symptômes similaires à ceux d'Ebola et ayant voyagé vers des pays affectés à se rendre à l'hôpital le plus proche.

Deux soldats et un gendarme maliens tués dans le nord et le centre

Des membres de l'Armée malienne (FAMA), du Groupe Autodefense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) et du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) sont observés lors d'une patrouille mixte dans les environs du district du nord du Mali.

Deux gendarmes maliens ont été tués dimanche par une mine artisanale à l'entrée d'un poste militaire dans le centre du pays, et un soldat lors d'une embuscade plus au nord qui a également fait un blessé, ont annoncé lundi les forces armées maliennes (FAMa).

"Deux #FAMa de la Gendarmerie ont trouvé la mort lorsqu'un engin explosif improvisé ( #EEI) a explosé à leur passage à pied" dimanche à Sokolo, "à l'entrée du site du nouveau poste FAMa", a indiqué l'armée sur Twitter. Sokolo est situé dans le cercle de Niono, dans la région de Ségou (centre).

Plus de 10 civils peuls avaient été tués à la mi-mai dans cette région, dans le hameau de Heremakono, situé à 8 km de Niono.

A la limite du centre et du nord du Mali, un détachement de l'armée en mission d'escorte civile est par ailleurs tombé au retour dans une embuscade entre Niafounké et Tonka (à environ 100 km au sud de la ville de Tombouctou), ont également indiqué lundi les Forces armées, toujours sur Twitter.

"Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré un mort et un blessé", précise l'armée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Cette intervention se poursuit avec l'opération française Barkhane.

Mais des zones entières du Mali échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud. Elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le village dogon de Sobane Da, près de Bandiagara (centre), a été le théâtre d'une attaque dans la soirée du 9 juin qui a fait 35 morts, dont 24 enfants.

Les violences dans le centre du pays avaient culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d'Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Les camps de l'armée malienne, critiquée pour son manque d'efficacité, sont également régulièrement l'objet d'attaques dans le centre. Onze soldats avaient été tués en avril par des jihadistes présumés qui ont attaqué un de ses postes à Guiré, un mois après un assaut contre le camp militaire de Dioura au cours duquel près de 30 soldats avaient péri.

Ethiopian Airlines rejette toute erreur du pilote dans le crash du 737 MAX

Un avion de la compagnie aérienne de Ethiopian Airlines, le 13 octobre 2015.

Le patron d'Ethiopian Airlines a rejetté lundi toute erreur du pilote dans le crash d'un de ses Boeing 737 MAX en mars et jugé que les accusations d'un parlementaire américain étaient "mal informées".

Lors d'une audition le mois dernier à la Chambre des représentants, le républicain Sam Graves a affirmé que les "faits" conclus des enquêtes sur les récents crashs de Boeing 737 MAX en Ethiopie comme en Indonésie montraient "qu'une erreur du pilote constituait un facteur pour ces accidents mortels".

Le représentant américain a aussi assuré que "des pilotes entraînés aux Etats-Unis auraient réussi à gérer la situation" dans ces deux cas.

Mais dans une interview diffusée lundi par la BBC, le directeur général d'Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam, a jugé que ces critiques étaient "très mal informées" et que M. Graves ne disposait pas lui même "des faits".

"Les gens qui font ce genre de commentaires devraient se demander, +Pourquoi donc ont-ils cloué au sol 380 avions dans le monde ?+, les faits parlent d'eux-mêmes", a jugé le patron de la compagnie éthiopienne.

Les modèles court et moyen-courrier de Boeing 737 MAX sont cloués au sol, après le crash du vol 702 d'Ethiopian Airlines en mars. Cette catastrophe, qui a fait 157 morts, a suscité l'inquiétude sur système anti-décrochage MCAS qui a été mis en cause.

Ce système suscitait déjà des doutes chez des pilotes depuis un premier accident d'un 737 MAX, celui de la compagnie Lion Air en octobre 2018 qui avait fait 189 morts en Indonésie en octobre 2018.

Boeing travaille à une nouvelle version de ce système anti-décrochage et espère obtenir le feu vert de l'autorité de l'aviation civile américaine (FAA) et des autres régulateurs mondiaux pour pouvoir faire redécoller ses avions.

Une réunion de ces régulateur le mois dernier n'a toutefois pas permis de déterminer quand cet avion pourrait revoler, ce qui complique les plans de vols de nombreuses compagnies aériennes équipées du 737 MAX.

Des révélations sur les liens de proximité entre Boeing et la FAA lors des tests du 737 MAX ont aussi entraîné une certaine défiance de la part du public et de pilotes.

"Nous avons du travail pour gagner et regagner la confiance du public", a déclaré le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, dimanche, à la veille de l'ouverture du salon aéronautique du Bourget en région parisienne.

Triple attentat de Boko Haram: le bilan monte à 30 morts

Des membres de la famille attendent de réclamer les corps des victimes d'un attentat-suicide dans un hôpital de Konduga, près de Maiduguri, au Nigéria, le 16 août 2017.

Au moins 30 personnes ont été tuées dans un triple attentat-suicide attribué à Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et plus de 40 blessées, l'attentat le plus meurtrier perpétré par le groupe islamiste depuis des mois dans cette région, a-t-on appris lundi auprès des services de secours.

Les trois kamikazes ont déclenché leurs charges explosives dimanche soir devant un centre de retransmission de football où des dizaines de personnes regardaient un match dans la ville de Konduga, à 38 km de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno.

"Pour l'instant, nous recensons 30 morts et plus de 40 blessés", a indiqué à l'AFP Usman Kachalla, chef des services de secours d'urgence du Borno. Un premier bilan faisait état de 17 morts et près de 20 blessés.

"Le manque d’infrastructure médicales appropriées pour gérer ce genre d'urgence et le temps passé à obtenir l'autorisation de se rendre [sur les lieux] depuis Maiduguri a contribué à ce lourd bilan", a-t-il ajouté.

Le triple attentat a eu lieu vers 21H00 (18H00 GMT) à Kadunga. Selon Ali Hassan, un chef de milice de la ville, le propriétaire du centre ou étaient massés des fans de football et l'un des trois kamikazes "se sont violemment disputés", puis "le kamikaze s'est fait exploser".

Les deux autres ont alors eux aussi déclenché leurs charges en dehors du centre, près d'une échoppe de thé.

Konduga est régulièrement la cible de kamikazes de Boko Haram fidèles au chef historique du groupe Abubakar Shekau. Les jihadistes sont installés dans une fôret non loin, leur permettant de fréquentes incursions dans la ville. En juillet 2018, huit personnes sont mortes dans un attentat suicide à l'intérieur d'une mosquée.

A Benué, éleveurs et agriculteurs s'accusent
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Ces attaques souvent perpétrées par des femmes ou des jeunes filles contre des cibles civiles comme des mosquées, des marchés ou des arrêts de bus, sont la signature de la faction restée fidèle à Shekau. Une autre faction, qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique, s'attaque à des cibles militaires.

L'insurrection lancée par Boko Haram il y a une dizaine d'années dans le nord-est du Nigeria et sa répression par l'armée ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Elle a ensuite gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins, poussant à la création d'une une coalition régionale, la Force multinationale mixte (FMM).

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