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Les six recalés à la présidentielle ont tous saisi la Cour constitutionnelle en RDC


Jean-Pierre Bemba à Kinshasa, le 2 août 2018.

Les six candidats recalés à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo ont tous saisi la Cour constitutionnelle à la date-butoir de mardi contre la décision de la commission électorale d'invalider leur dossier, indiquent deux derniers d'entre eux.

Ces deux novices, dont la seule femme en course, ont déposé leur dossier tout comme l'ex-chef de guerre et ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, et trois anciens Premier ministres, tous candidats à la succession du président Joseph Kabila.

La commission électorale nationale indépendante (Céni) a déclaré irrecevables six candidatures sur 25 dans sa liste provisoire.

La Cour constitutionnelle doit désormais délibérer et renvoyer ses décisions à la Céni, qui annoncera la liste définitive des candidats le 19 septembre, à trois mois des élections prévues le 23 décembre.

Mardi, Marie-Josée Ifoku Mputa a déposé son recours contre son "défaut de nationalité congolaise d'origine" invoquée par la Céni, a indiqué son entourage à l'AFP.

L'ex-vice gouverneure a répété qu'elle avait recouvré sa nationalité congolaise d'origine en 2011 après avoir eu la nationalité canadienne.

La double nationalité est interdite en RDC.

Pour sa part, Jean-Paul Moka Ngolo Mpati affirme avoir été écarté car la Céni n'arrive pas à récupérer sa caution de 100.000 dollars auprès de la Direction générale des recettes administratives (DGRAD).

"Nous avons fourni les preuves du virement et le récépissé de la DGRAD. C'est le désordre congolais habituel", a-t-il dit à l'AFP.

L'un des principaux opposants au président Kabila, M. Bemba a été écarté par la Céni en raison de sa condamnation pour subornation de témoins devant la Cour pénale internationale (CPI).

Les proches de M. Bemba estiment que le code pénal congolais établit une distinction entre la corruption -motif d'invalidation- et la subornation.

Avant ces raisonnements juridiques, tous les leaders de l'opposition avaient accusé vendredi la Céni d'obéir aux "injonctions" du président Kabila pour écarter des candidats.

Avec AFP

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