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Les shebab attaquent une base militaire en Somalie


Deux soldats somaliens regardent l'arrivée d'un hélicoptère kényan, à Bur Garbo, Somalie, le 14 décembre 2011.
Deux soldats somaliens regardent l'arrivée d'un hélicoptère kényan, à Bur Garbo, Somalie, le 14 décembre 2011.

Les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont attaqué jeudi une base militaire dans le nord du pays, occasionnant des "pertes importantes" dans les deux camps, mais impossibles à vérifier de source indépendante.

Selon des sources sécuritaires, des shebab et de témoins, des shebab lourdement armés ont lancé l'assaut à l'aube contre une base militaire de Af-Urur, dans la région semi-autonome du Puntland (nord). Cette base se trouve à proximité des montagnes de Golis, un des repaires des shebab opérant dans le nord du pays et regorgeant de caves difficiles d'accès.

Des sources locales et des témoins ont fait état d'intenses combats et de morts dans les deux camps, mais les shebab et les forces sécuritaires ont fourni des versions différentes sur l'issue des affrontements et le nombre de morts.

"Les combats à Af-Urur étaient très intenses ce matin, et les pertes sont importantes", a déclaré à l'AFP Hussein Dirie, un ancien de la ville côtière de Bossasso, à environ 50 kilomètres au nord-est de la base attaquée. "Des dizaines de combattants sont morts et beaucoup d'autres ont été blessés, des cadavres et des soldats blessés sont emmenés à l'hôpital".

Ahmed Abdiweli, un responsable sécuritaire local, a affirmé que "les forces de sécurité ont repoussé (les shebab, ndlr), mais il y a eu des pertes, environ 10 soldats ont été tués et plusieurs autres ont été blessés". "Les militants (shebab, ndlr) ont également souffert de lourdes pertes, et ils ont perdu de nombreux combattants".

Les shebab, dont le porte-parole Sheikh Abdiaziz Abu Musab a été cité sur leur radio Andalus, ont de leur côté affirmé avoir pris le camp d'assaut, tuant 61 soldats et s'emparant de 16 véhicules militaires.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). A la mi-février, ils ont menacé de mener une guerre "sans merci" contre le nouveau président, Mohamed Abdullahi Mohamed.

Confrontés à la puissance de feu de l'Amisom déployée en 2007, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale ou contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Avec AFP

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