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Les sans-papier redoutent l'administration Trump et s'y préparent


Des manifestants pro-immigration devant la mairie de Los Angeles à Los Angeles, le 20 décembre 2016

Le président élu Donald Trump a clairement exprimé son intention de lutter vigoureusement contre l’immigration illégale, notamment en érigeant un mur le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il a aussi promis d’expulser les millions de sans papier vivant aux Etats-Unis.

Des militants en faveur des droits des immigrants organisent des ateliers à l’intention des sans-papier ; une initiative fébrilement menée à quelques semaines de l’arrivée à la Maison-Blanche du Républicain Donald Trump, qui a promis d’être plus ferme en matière d’immigration.

A Hyattsville, une localité de l’Etat du Maryland proche de Washington, une centaine de sans-papier sont réunis dans une salle. Tout d’un coup, les volontaires travaillent avec eux frappent à grands coups un tableau accroché au mur, à la manière des policiers lors d’une perquisition. Le silence s’installe dans la salle. La session est organisée par l’ONG hispanique CASA pour enseigner aux sans-papier leurs droits face à la police.

Alma Couborthie est une organisatrice de CASA .« Nous devons tous connaître ces droits et comment les défendre : le droit de garder le silence. Le droit à un avocat en cas d’arrestation, et celui de donner uniquement votre nom et votre lieu de résidence dans le Maryland. C’est tout ce dont vous avez besoin », assure l’activiste.

Le président élu Donald Trump a clairement exprimé son intention de lutter vigoureusement contre l’immigration illégale, notamment en érigeant un mur le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il a aussi promis d’expulser les millions de sans papier vivant aux Etats-Unis.

Maria Herrera fait partie de ce groupe. Elle a bénéficié d’une initiative du président Obama datant de 2012 et protégeant les sans-papier venus aux Etats-Unis en tant qu’enfants. Donald Trump peut y mettre fin d’un coup de plume, déplore-t-elle :

«Je suis très anxieuse, car s’il décide d’annuler cette mesure, de nombreuses personnes seront séparées de leurs familles. Je devais venir ici pour m’informer car je n’ai pas tellement d’information », explique-t-elle.

Un immigrant clandestin à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique
Un immigrant clandestin à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique

Ce n’est pas une bonne période pour les gens comme Maria Herrera, reconnaît Dan Stein, président de la Fédération pour la réforme de l’immigration américaine.

Ce dernier estime cependant que des ateliers comme celui de Hyattsville rendent difficile le travail des autorités. « Ce que ces organisations tentent de faire est de rendre difficile l’identification par les policiers de qui a le droit d’être aux Etats-Unis et qui est en situation irrégulière, question de bloquer l’application des lois de l’immigration », a fait savoir Dan Stein.

Le président élu Donald Trump a exprimé de la sympathie pour les quelque 741 000 sans-papier bénéficiant de la mesure de protection prise par le président Obama, mais il n’a pas écarté l’idée de la supprimer.

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