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RDC

Les piliers du régime de l'ex-président Kabila tombent un à un sous Tshisekedi

Le président Felix Tshisekedi à la cérémonie de voeux de nouvel an au Palsi de la Nation, Kinshasa, RDC, le 30 janvier 2020. (Twitter / RDC Présidence)

Les piliers de l'ex-régime de Joseph Kabila tombent un à un dans la République démocratique du Congo de Félix Tshisekedi, au risque d'une dégradation du climat politique au sein la coalition au pouvoir négociée dans la douleur entre les deux hommes.

Dernier en date à tomber, le général Delphin Kahimbi, chef des renseignements militaires mort vendredi alors qu'il venait d'être suspendu de ses fonctions selon plusieurs sources.

Sous sanctions de l'Union européenne (UE), le général Kahimbi, 50 ans, est brutalement décédé d'"une crise cardiaque", a indiqué son épouse à l'AFP, selon qui il n'était pas malade.

Son décès, qui suscite des rumeurs aussi inévitables qu'invérifiables (suicide, assassinat), intervient alors qu'il venait de tomber en disgrâce, à la grande satisfaction des Etats-Unis.

M. Kahimbi avait été auditionné ces dernières heures par le Conseil national de sécurité (CNS), après avoir été empêché de voyager en Afrique du Sud le jeudi 20 février.

Ce pro-Kabila, resté en place après l'investiture de M. Tshisekedi, était accusé d'avoir mis en place "un système d'écoute des autorités", d'après une source militaire à l'AFP.

On lui reproche d'"avoir espionné Félix Tshisekedi", ajoute une source diplomatique.

Juste avant son décès, les Etats-Unis, avaient publiquement salué jeudi sa destitution.

"Heureux de voir des mesures du gouvernement de la présidence de la RDC pour en finir avec l'impunité", avait réagi jeudi sur Twitter le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires africaines Tibor Nagy.

Soutiens affichés du président Tshisekedi, les Etats-Unis lui ont demandé à plusieurs reprises de mettre à l'écart des officiels pro-Kabila soupçonnés de corruption ou d'atteinte aux droits humains.

Lors de son dernier séjour en RDC il y a deux semaines, l'envoyé spécial des États Unis dans la région des grands lacs, Peter Pham, avait invité les généraux sous sanctions à démissionner afin que Washington reprenne sa coopération militaire avec l'armée congolaise.

- Intouchables affaiblis -

Mais M. Tshisekedi ne gouverne pas seul. Proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018, il doit gérer la RDC avec les forces politiques de son prédécesseur,majoritaires au Parlement.

Les deux hommes ont conclu un accord de coalition, avec un gouvernement qui fait la part belle aux pro-Kabila.

Depuis l'investiture du président Félix Tshisekedi, des intouchables de l'ancien régime Kabila sous sanctions américaine ou européenne, ont pourtant été écartés et affaiblis.

L'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, chef du parti de M. Kabila, a été empêché de sortir du pays pour se rendre au Burundi fin janvier par des agents de la Direction générale de migration (DGM).

Un ex-gouverneur de province Marcellin Cishambo, ancien conseiller politique de Kabila, n'avait pas non plus pu quitter le pays au même moment.

Motif: ces deux personnalités détenaient des passeports diplomatiques qu'ils n'auraient pas dû avoir.

Quelques jours plus tard, le 12 février, au retour d'un voyage en Ouganda, l'ancien chef tout-puissant des renseignements civils, Kalev Mutondo, a été interpellé à sa descente d'avion pour les mêmes motifs (détention d'un passeport diplomatique sans raison de service).

A la surprise des Congolais, M. Kalev a été auditionné plusieurs heures par l'Agence nationale de renseignements (ANR) qu'il dirigeait d'une main de fer il y a encore un an.

M. Kalev est également accusé d'espionner le nouveau chef de l'Etat, et de soutienir des groupes armés dans l'est de la RDC.

Il y a enfin l'homme d'affaires Albert Yuma, patron de la plus importante entreprise minière de l'État, la Gecamines.

Il n'est plus autorisé à quitter Kinshasa afin de répondre, à tout moment, aux convocations du parquet général près la Cour de cassation qui enquête sur un prêt consenti à son entreprise, par une société de l'homme d'affaires israélien Dan Gertler sous sanction américaine.

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Deux frères jumeaux brûlés vifs: 18 interpellations dans le sud-ouest

La ville de Matadi, en République démocratique du Congo, le 8 novembre 2018. (Photo par Junior D. KANNAH / AFP)

Dix-huit personnes ont été interpellées après le double meurtres de frères jumeaux brûlés vifs dans une localité enclavée du sud-ouest de la République démocratique du Congo, où la famille réclame "justice", selon les autorités provinciales.

"Dix-huit présumés auteurs de meurtres sont aux arrêts et seront jugés", a déclaré à la presse Édouard Samba, ministre provincial de la Justice du Kongo-central (sud-ouest).

A Kinzau Mvuete, les frères Max Nsenga Ntumba et Percé Muamba Ntumba ont été "poursuivis", "battus à mort" et "brûlés vifs" après avoir été accusés d'avoir tenté de voler la moto d'un conducteur qui les transportait dans la nuit du 30 au 31 juillet, a rapporté à l'AFP Masiala Lelo, un responsable administratif du territoire de Kinzau Mvuete.

"Il faut que justice soit faite pour nos deux frères. Ils n'étaient pas des voleurs, ni des inciviques", a déclaré à l'AFP Salvador Munku, frère des défunts.

Selon lui, les deux hommes ont été "enterrés dans une fosse commune à Kinzau Mvuete, sans cercueil ni linceul. Nous sollicitons une autorisation d'exhumation pour un enterrement digne".

Âgés de 28 ans, les deux victimes étaient des rappeurs connus dans la région.

Localité enclavée, Kinzau Mvuete est située à 60 km à l'ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo-central (sud-ouest). Des vols de motos et des braquages sont régulièrement rapportés dans cette localité agricole.

Sur les réseaux sociaux, des internautes ont dénoncé un crime xénophobe en raison de l'appartenance des victimes à la communauté Luba (celle du président Félix Tshisekedi), dans la région du Kasaï (centre).

"L'association des notables du Kongo-central condamne cet acte", a déclaré à l'AFP l'un de ses porte-parole, Charlie Mingiedi, a assurant que "les deux frères jumeaux n'ont pas été tués à cause de leur appartenance Luba".

Au moins 19 civils tués dans de nouveaux massacres en Ituri

Un combattant de la Force patriotique de résistance pour la milice de l'Ituri (FRPI) fume, 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri. L'ONU fait pression pour une reddition complète de la milice dans la région pour garantir des élections sans heurts. PHOTO AFP / LION

en République démocratique du Congo, dix-neuf civils ont été tués et deux autres blessés dans des attaques simultanées de trois villages en Ituri, dans le nord-est, où l'armée peine à contenir une milice depuis fin 2017.

Les miliciens du groupe Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) "ont attaqué trois villages dans un rayon de 3 km, ils ont tué 19 personnes" dimanche, a déclaré Innocent Madukadala, chef de secteur de Banyali Kilo dans la province de l'Ituri. "Certains ont été tués à la machette et d'autres par armes à feu", a-t-il précisé.

Parmi les victimes, "cinq personnes ont été tuées dans le village de Lisey, deux dans celui de Tchulu et 12 à Aloys", a détaillé cette source.

Six militaires ont été dépêchés sur place et sont retournés lundi au chef-lieu du secteur situé à 15 km des villages attaqués, demandant aux populations de quitter momentanément leurs habitations, selon des témoignages.

Un mouvement de déplacement de la population est en cours, selon M. Madukadala.

Depuis décembre 2017, la région aurifère de l'Ituri a renoué avec les violences liées à un conflit pour le contrôle des terres qui oppose les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants.

La milice Codeco dit défendre les intérêts des membres de la communauté Lendu.

Au premier semestre 2020, au moins 636 personnes ont été tués dans ces violences, d'après un récent rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme.

Ces violences s'apparentent à un "crime contre l'humanité", d'après l'ONU pour qui les victimes sont principalement des membres de la communauté Hema qui n'a pas constitué de milices, s'en remettant à l'autorité de l’État.

Entre 1999 et 2003, un conflit entre ces deux groupes avait déjà fait plusieurs dizaines de milliers de victimes jusqu'à l'intervention d'une force européenne.

Les cours ont partiellement repris à Kinshasa et dans les provinces

Des enfants lèvent la main pendant une leçon dans une école de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le 20 novembre 2006. REUTERS/Finbarr O'Reilly

Les écoliers et étudiants ont en partie repris lundi le chemin des classes, lundi en République démocratique du Congo, après la fin de l'état d'urgence pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus.

"Le virus n'a pas disparu", a souligné le président Félix Tshisekedi dans une salle de classe de l'Athénée de la Gombe, un grand établissement public dans le nord de Kinshasa, exhortant les élèves au respect des gestes barrières.

Mais les rues de la capitale, comme celles de Kisangani et des autres grandes villes du pays, n'étaient pas envahies d'écoliers en uniforme, comme à l'ordinaire.

La rentrée ne concerne lundi que les élèves des dernières années de primaire et de secondaire, ainsi que ceux en cinquième année à l'université.

Au réputé collège catholique Maëlé de Kisangani, des dispositifs de lavage des mains étaient installés devant chaque salle. Le port du masque était obligatoire dans les classes pour les enseignants et les élèves.

Des vendeurs ambulants de masques se sont d'ailleurs installés à proximité de nombreuses établissement scolaires.

Les écoles et les universités ont été fermées le 24 mars en RDC, sur décision du président Tshisekedi, dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire décrété face à l'épidémie de Covid-19.

La fin de l'état d'urgence a été annoncée le 21 juillet et la reprise partielle des cours programmée pour ce lundi 10 août.

Depuis le début de l'épidémie en mars, 9.489 cas ont été enregistrés dont 224 décès, d'après les chiffres officiels publié lundi.

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