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Les nombreuses enquêtes autour de la galaxie Trump

Le président Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le vendredi 16 novembre 2018 à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

La comparution mardi devant un juge de Washington de Michael Flynn, un ex-conseiller de Donald Trump, et la dissolution de la Fondation chargée des activités caritatives du président américain illustrent les nombreuses enquêtes judiciaires qui visent l'occupant de la Maison Blanche et son entourage.

- Collusion avec la Russie-

Le procureur spécial Robert Mueller a été chargé en mai 2017 d'enquêter sur "tout lien et/ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à la campagne du président Donald Trump", mais aussi "tout sujet" découlant "directement" de ces investigations.

Aucune preuve n'a été dévoilée jusqu'ici.

Les enquêteurs s'intéressent notamment à une réunion en juin 2016 à la Trump Tower à New York avec une avocate russe affirmant détenir des informations compromettantes sur la candidate démocrate Hillary Clinton. Paul Manafort, alors directeur de campagne du candidat républicain, le fils aîné du milliardaire Donald Jr et son gendre et conseiller Jared Kushner étaient notamment présents.

M. Mueller cherche aussi à savoir si Roger Stone, conseiller informel de M. Trump, s'est entendu avec WikiLeaks pour diffuser à l'été 2016 des milliers de courriels du parti démocrate, dont le contenu avait mis en difficulté Mme Clinton.

La justice a inculpé jusqu'à présent 25 agents présumés du renseignement militaire russe (GRU) pour ingérence dans l'élection américaine.

L'ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn et l'ancien conseiller diplomatique George Papadopoulos ont plaidé coupable d'avoir menti à la police fédérale (FBI) sur leurs contacts avec des responsables russes pendant la campagne.

Paul Manafort a été reconnu coupable de fraude fiscale pour des faits antérieurs à 2014, quand il était conseiller du gouvernement ukrainien pro-russe. Il a aussi plaidé coupable d'obstruction à la justice.

Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump, a été condamné à trois ans de prison pour avoir caché des contacts avec la Russie dans un projet immobilier à Moscou en 2016, alors que la campagne battait son plein.

- Entrave à la justice -

Donald Trump est soupçonné d'entrave à la justice pour avoir limogé en mai 2017 le patron du FBI James Comey, qui dirigeait alors l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle. Ce limogeage a entraîné la nomination du procureur spécial.

Auparavant, il aurait demandé à M. Comey de ne pas poursuivre Michael Flynn et a aussi semblé envisager la possibilité de gracier plusieurs proches s'ils étaient condamnés, dont MM. Flynn et Manafort.

- Financement de campagne -

Michael Cohen --condamné le 12 décembre à trois ans de prison-- a admis avoir versé 280.000 dollars peu avant l'élection à deux femmes pour les empêcher de déclarer publiquement qu'elles avaient eu une liaison avec Donald Trump, qui dément.

Ces versements, parce qu'ils étaient destinés à influencer le résultat de l'élection, auraient dû être intégrés aux comptes de campagne du candidat républicain, selon la justice.

Le milliardaire assure ne jamais avoir demandé à son avocat de violer la loi. M. Cohen affirme au contraire avoir agi "sous la direction" de Donald Trump, qui a admis avoir remboursé à son avocat les 130.000 dollars versés à l'actrice porno Stormy Daniels.

- Fondation Trump -

Le président est accusé d'avoir utilisé sa fondation --où siègent ses enfants Donald Jr, Eric et Ivanka-- pour promouvoir ses hôtels ou clubs de golf et lever des fonds liés à la campagne électorale, ce qui est interdit par la loi. La fondation aurait dépensé indûment quelque 2,8 millions de dollars.

L'enquête a mis en lumière l'imbrication entre la fondation et la Trump Organization. Ce groupe chapeaute les avoirs du président mais, du fait de son accession à la Maison Blanche, il en a confié la gestion à ses deux fils ainés tout en conservant ses parts, ce qui pourrait s'apparenter à un conflit d'intérêts.

La fondation a annoncé mardi sa dissolution mais l'action en justice continue.

- Hôtel Trump -

L'hôtel Trump International de Washington est l'objet d'une enquête portant sur les revenus perçus par son propriétaire auprès de gouvernements étrangers, en violation de la Constitution américaine.

Désireuses de s'attirer les bonnes grâces de M. Trump, des délégations étrangères privilégient cet hôtel de luxe situé près de la Maison Blanche.

- Prestation de serment -

Selon le Wall Street Journal, la justice enquête sur les 107 millions de dollars de dons reçus par le comité chargé d'organiser la cérémonie d'investiture de M. Trump en janvier 2017. Elle soupçonne des donateurs d'avoir mis la main au portefeuille en échange d'un accès privilégié à des membres de l'administration.

- Fraude fiscale -

Le fisc enquête sur des allégations de fraude par la famille Trump qui, selon le New York Times, aurait omis de déclarer plusieurs centaines de millions de dollars dans les années 1990.

Avec AFP

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Le réseau social TikTok victime collatérale du conflit sino-américain

Les drapeaux de la Chine et des États-Unis sont visibles près d'un logo TikTok dans cette photo d'illustration prise le 16 juillet 2020. REUTERS/Florence Lo/Illustration

Le fondateur de ByteDance, maison mère du réseau social TikTok menacé d'interdiction aux Etats-Unis, a indiqué lundi que ses équipes travaillaient dur pour obtenir "la meilleure issue possible" à la crise, selon un média officiel chinois.

Ses propos interviennent au moment où des discussions se poursuivent entre le groupe basé à Pékin et Microsoft pour que ce dernier rachète la branche américaine de la plateforme de vidéos, populaire auprès des jeunes.

TikTok est très utilisé par les 15-25 ans et compte environ un milliard d'utilisateurs dans le monde. Il permet de créer, partager et visionner de courts clips généralement musicaux, décalés ou humoristiques.

Dans un contexte de tensions sino-américaines, les Etats-Unis accusent depuis plusieurs mois la plateforme de pouvoir être utilisée par la Chine à des fins de surveillance. Ils n'ont cependant pas fourni jusqu'ici de preuves.

TikTok a toujours fermement démenti tout partage de données avec Pékin.

"TikTok pourrait être forcé de vendre ses activités américaines" et "les produits TikTok pourraient être bloqués aux États-Unis", a indiqué Zhang Yiming, le fondateur de ByteDance, dans un courriel envoyé à ses employés et cité par le quotidien officiel Beijing Daily.

"Nous sommes confrontés à une pression externe accrue sur certains marchés. Ces dernières semaines, les équipes impliquées dans la réponse (à cette crise) se relayent jour et nuit et font des heures supplémentaires. Cela afin d'obtenir la meilleure issue possible", a-t-il poursuivi.

Microsoft a confirmé dimanche que des négociations étaient toujours en cours pour racheter la branche américaine de TikTok à ByteDance. Le géant informatique de Seattle espère que les pourparlers aboutiront d'ici le 15 septembre.

Depuis quelques jours, Donald Trump et ses conseillers profèrent des menaces contre l'application. Le président américain avait déclaré vendredi qu'il voulait interdire TikTok et s'était même montré opposé à un rachat par Microsoft.

Une position qu'il a assouplie après l'opposition de nombreux utilisateurs du réseau social. En particulier celle des créateurs de contenus qui tirent un revenu de leurs vidéos publiées sur l'application.

"Nous ne sommes pas d'accord avec cette décision" de forcer la vente de TikTok, a souligné Zhang Yiming. "Car nous nous sommes toujours engagés à garantir la sécurité des données des utilisateurs, ainsi que la neutralité et la transparence de la plateforme."

Donald Trump devrait "passer à l'action dans les prochains jours" contre TikTok et d'autres applications liées à des entreprises chinoises, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Selon le Global Times, un quotidien chinois à tendance nationaliste, "en interdisant Huawei, les États-Unis vont prendre du retard dans la technologie 5G. En bloquant TikTok, les États-Unis vont porter un coup à la foi dans la liberté et la démocratie".

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Amazon va investir 10 milliards dans l'internet depuis l'espace

Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et Blue Origin, à l'occasion du JFK Space Summit, célébrant le 50e anniversaire de l'atterrissage sur la lune, à Boston, Massachusetts, États-Unis, le 19 juin 2019.

Amazon a obtenu l'approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de plus de 3.000 satellites en orbite basse, censés fournir de l'internet à haut débit partout dans le monde.

Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans son "Project Kuiper", a-t-il fait savoir jeudi lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

Le Project Kuiper de Jeff Bezos, patron du groupe et homme le plus riche au monde, compte 3.236 satellite. Il doit permettre d'amener de la connectivité aux zones actuellement non couvertes.

Il visera d'abord les zones blanches des Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G.

"Nous avons entendu tellement d'histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu'ils n'ont pas d'internet fiable à la maison", a déclaré Dave Limp, vice-président d'Amazon.

"Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d'investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé".

Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d'autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle.

Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l'internet depuis l'espace.

Le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d'en lancer jusqu'à 42.000.

En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l'opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

Twitter suspend le compte de l'ancien chef du Ku Klux Klan David Duke

David Duke, ancien chef du Ku Klux Klan (KKK), à Baton Rouge, en Louisiane, le 22 juillet 2016. (AP Photo/Max Becherer)

Twitter a confirmé vendredi avoir fermé le compte de l'ancien chef du Ku Klux Klan (KKK) et tenant du suprémacisme blanc David Duke pour avoir publié des contenus à caractère haineux sur le réseau social.

Selon un porte-parole de la plateforme, le compte "a été suspendu de manière permanente pour avoir enfreint à plusieurs reprises la politique en matière de conduite haineuse de Twitter".

Les messages ayant conduit à cette décision n'ont pas été divulgués.

Dans sa charte, l'entreprise indique proscrire les publications incitant à la violence contre les personnes en "se fondant sur la race, l'origine ethnique, la nationalité, la caste, l'orientation sexuelle, l'appartenance religieuse, l'âge, le handicap ou toute maladie grave".

Présent sur Twitter depuis septembre 2009, David Duke y comptait un peu plus de 53.000 abonnés.

Célèbre personnalité publique d'extrême droite, M. Duke a été le chef de file de l'organisation raciste KKK durant les années 1970 avant de prendre officiellement ses distances avec le mouvement à la fin de cette décennie.

Il demeure néanmoins défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s'en prend très régulièrement aux juifs.

M. Duke, 70 ans, a accompli un mandat de député en Louisiane entre 1989 et 1992 et a passé près d'un an et demi en prison au début des années 2000 pour fraude fiscale.

Il s'était déclaré en faveur de Donald Trump lors de la primaire présidentielle républicaine de 2016, un soutien que le milliardaire avait rechigné à désavouer avant de s'y résoudre.

La chaîne YouTube de David Duke avait été supprimée fin juin lors d'une vaste opération contre des chaînes diffusant des contenus suprémacistes et racistes.

Les réseaux sociaux sont fréquemment accusés de laxisme par des organisations de défense des droits civils et des personnalités politiques au sujet de la modération de publications promouvant la haine ou la désinformation.

Facebook, qui fait l'objet des critiques les plus vives, est sous le coup d'un boycott publicitaire sans précédent, suivi par plus de 1.000 annonceurs, pour l'obliger à mieux réguler ce genre de messages.

La semaine dernière, Twitter a supprimé plus de 7.000 comptes liés à la mouvance pro-Trump "QAnon", qui répand des théories du complot en ligne.

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