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Les ministres française et allemande des Armées au Mali

La ministre française de la Défense, Florence Parly (à gauche), rencontre le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, au palais présidentiel de Bamako, le 1er août 2017.

La ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, se sont retrouvées lundi à Bamako pour discuter de l'application de l'accord de paix au Mali et de la force anti-jihadiste du G5 Sahel.

"Il faut la coopération avec les différents groupes qui ont souscrit à cet accord de paix afin qu'on progresse", a déclaré Mme von der Leyen, dont le pays participe à la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga.

"On a besoin d'avoir la connaissance et l'expérience des Maliens en ce qui concerne les conflits, qui sont non seulement des conflits avec des terroristes et la criminalité organisée, mais aussi des conflits entre différents groupes ici dans ce pays", a souligné la ministre allemande.

Depuis la signature en mai-juin 2015 de l'accord de paix, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais elles se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

Arrivée dimanche soir à Bamako pour assister notamment à la prise de commandement par l'Allemagne de la Mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM), Mme von der Leyen a été rejointe lundi après-midi par Mme Parly.

"Nous souhaitions pouvoir nous retrouver au Sahel, où l'Allemagne est présente, sous des formes différentes de la France mais complémentaires", a déclaré Mme Parly à l'AFP peu avant son arrivée à Bamako, en référence notamment aux 4.500 militaires de la force française Barkhane, qui traquent les jihadistes dans cette région.

"Cette passation de commandement était une très bonne opportunité", a souligné la ministre française, qui rencontrera après cette cérémonie M. Maïga.

Les deux ministres s'entretiendront ensuite avec le général mauritanien Hanena Ould Sidi, commandant de la force conjointe du G5 Sahel, organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

"La communauté internationale est extrêmement attentive à la reprise des opérations de la force conjointe: tout doit donc être fait pour que ces opérations puissent reprendre rapidement", a indiqué Mme Parly.

Lancée en février 2013, dans la foulée de l'opération militaire à l'initiative de la France pour chasser les jihadistes qui contrôlaient le nord du Mali, l'EUTM, qui compte quelque 600 personnels, réunit des militaires européens de 25 pays.

Elle a pour objectif de remettre sur pied une armée malienne sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro (60 km au nord-est de Bamako).

Avec AFP

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L'activiste malien Clément Dembélé recouvre la liberté

Des manifestants exigeant la libération du militant anti-corruption Clément Dembélé, à Bamako au Mali.

Un militant anti-corruption et voix éminente de la société malienne a été libéré vendredi, mais sera jugé le 1er juillet pour incitation à la violence, a-t-on appris de sources judiciaires.

Clément Dembélé, président de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), avait été arrêté le 9 mai pour avoir appelé les forces de sécurité à se révolter contre le pouvoir dans une vidéo, avait indiqué à l'AFP un responsable au sein des services de renseignements.

Son arrestation n'avait jamais été confirmée publiquement par les autorités et le silence sur son sort et l'endroit où il se trouvait avait donné lieu à d'abondantes spéculations.

Il a été "présenté au procureur de la République ce vendredi. Il a été inculpé pour incitation à la violence, mais laissé libre. Il comparaîtra le 1er juillet prochain", a dit une source judicaire malienne.

Une autre source judicaire a confirmé l’information et ajouté que "ses problèmes avec la justice n’ont rien à voir avec ses activités de lutte contre la corruption".

Une centaine de personnes avaient manifesté en sa faveur mardi à Bamako mardi.

"Les gens ont dans un premier temps pensé qu’il avait été enlevé et donc porté disparu à jamais. Et qu’il ne fallait pas laisser passer ça", a expliqué Oumar Kanté, sociologue à l’université de Bamako.

"Ensuite le citoyen lambda a pensé qu’il était arrêté dans le cadre de sa croisade contre la corruption. Il fallait donc se mobiliser pour soutenir sa cause et exiger sa libération", a-t-il ajouté.

Le Mali était classé 130e sur 180 pays en 2019 sur l'indice de corruption dans le secteur public établi par l'organisation spécialisée Transparency International.

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Une vingtaine de morts dans une collision entre un minibus et un camion au Mali

Urgent: 20 morts et 13 blessés dans un accident de la circulation sur la route de Ségou

Vingt personnes ont été tuées et 11 blessées dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali, a annoncé mercredi le ministère des Transports.

L'accident est survenu mardi vers 20H00 sur la RN5 qui relie la capitale Bamako et la Guinée, entre Solabougouda et Naréna, selon un communiqué diffusé mercredi.

Son bilan est de "20 morts, dont 9 femmes, et 11 blessés graves", lesquels ont été évacués vers la capitale Bamako, a précisé le ministère.

Un problème technique et un excès de vitesse du camion sont en cause, selon lui.

Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales.

La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer.

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