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Le commerce informel et les marchés sénégalais frappés de plein fouet par le Covid-19

D’habitude bouillant de monde, le marché "Fithie mithie" est complétement désert, à Dakar, le 8 avril 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Avec la fermeture progressive des marchés, le secteur informel est devenu l'un des plus touchés par la crise du Covid-19 au Sénégal. Entre les heures très réduites et la rareté des clients, les commerçants et les marchands ambulants sont désorientés par la tournure des événements.

Dans les marchés de Dakar, le vacarme habituel causé par l'afflux incessant de visiteurs a laissé place à un silence assourdissant qui n'est perturbé que par les salamalecs échangés entre les commerçants et les rares clients qui viennent acheter des denrées de première nécessité.

Cheikh Tidiane Gueye, commerçant et délégué du marché "Fithie Mithie" dans la banlieue de Dakar, indique que seuls "ceux qui vendent les denrées alimentaires" ont le droit de vendre.

Une situation causée par les mesures restrictives imposées par les autorités, notamment le sous-préfet qui a "ordonné aux commerçants de cesser d'exercer dans le périmètre du marché", d'après Cheikh Tidiane. Ce dernier indique que lui et ses collègues "souffrent énormément" depuis le début de l'état d'urgence.

Même s'ils sont autorisés à ouvrir durant la journée, les vendeurs de produits agroalimentaires ne sont pas mieux lotis.

Pour eux, les ventes sont en chute libre avec une "activité qui a considérablement baissé de rythme", selon Dame Fall, qui explique que "travailler de 8 à 19 heures est insuffisant" car le commerce marche plus le soir, jusqu'à 22 heures. Dame Fall affirme que le jour l'activité est au ralenti alors que le soir "ça marche à merveille parce que les gens passent acheter en quittant le travail".

Mais il estime qu'avec le couvre-feu, c’est "difficile de tenir" d'autant plus que "les clients ne viennent plus comme avant car ils ont peur d'une part d'être contaminés et d'autre part de sortir à cause du couvre-feu. “


Considérablement affectés par l'état d'urgence et le couvre-feu, les acteurs du secteur informel sont au bord du désastre.

"Tout est bloqué et la situation est très compliquée. On vient juste parce qu’on ne peut pas rester à la maison les bras croisés, mais vous voyez qu'il n'y a absolument rien au marché", se lamente Cheikh Gningue qui indique ne pas savoir s'ils auront un accompagnement de l'État qui a "annoncé 1.000 milliards pour aider les acteurs économiques" sans donner de précisions concernant "les commerçants et marchands".

Cheikh ne désespère pas pour autant car pour lui "avoir des précisions par rapport à cela va nous encourager à rester à la maison auprès de nos familles mais pour le moment nous sommes obligés de venir au marché chaque jour pour assurer la dépense quotidienne".

Au Sénégal, les acteurs du secteur informel ne cachent pas leur désarroi. Plombés par l'état d'urgence sanitaire et ses conséquences sur leur business, ces commerçants, vendeurs et marchands ambulants voient leur chiffre d'affaires baisser au fil des jours avec la fermeture des marchés et l'absence de mesures d'accompagnement.

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Six jeunes tués par l'explosion d'une mine en Casamance

Un vendeur d'oranges plaisante avec un ami devant un vieux bâtiment colonial du centre de Ziguinchor le 11 février 2021.

Six jeunes sont morts dans l'explosion d'une mine au passage de leur carriole en Casamance, dans le sud du Sénégal, a affirmé samedi à l'AFP un maire de la région.

La Casamance est le théâtre d'un des plus vieux conflits d'Afrique depuis que des indépendantistes y ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d'une marche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982.

L'explosion est survenue vendredi après-midi dans le village de Kandiadiou, dans la sous-préfecture de Sindian, près de la frontière gambienne, a déclaré à l'AFP le maire de Sindian, Yankouba Sagna.

"C'est une charrette qui a sauté sur une mine. Elle transportait des jeunes qui revenaient de la prière (musulmane) du vendredi", a dit M. Sagna.

"La mine qui a explosé n'a pas été posée récemment. D'anciennes mines sont toujours dans les champs de cultures. A la faveur du ruissellement après la pluie, elles apparaissent. Nous avons toujours demandé le déminage de la zone", a-t-il ajouté.

Sollicitée par l'AFP, l'armée n'avait pas encore répondu samedi à la mi-journée.

La Casamance, séparée de la majeure partie du reste du territoire sénégalais par la Gambie, est une des régions les plus pluvieuses du pays, où la saison des pluies est en passe de s'achever.

Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l'économie, le conflit a persisté à petit feu, avec des montées de tension comme le massacre de 14 hommes près de Ziguinchor en janvier 2018.

L'armée a lancé en janvier des opérations en Casamance pour sécuriser le retour des personnes déplacées, répondre à des exactions de la rébellion contre des civils, selon elle, et mettre fin aux trafics de bois ou de cannabis.

Le Sénégal invité d'honneur d'un FESPACO riche en couleurs

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Youssoupha Faye, pionnier du braille wolof

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Plus de 600 Sénégalais meurent par an dans les accidents de la route

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Deux députés sénégalais soupçonnés dans un trafic de passeports diplomatiques

Assemblee Nationale Senegal

L'Assemblée nationale du Sénégal examinera prochainement la levée de l’immunité de deux députés membres du parti présidentiel soupçonnés d'implication dans un trafic de passeports diplomatiques.

Le ministre de la Justice Malick Sall a transmis au président de l’Assemblée, lundi, la demande du juge en charge de l'affaire pour la levée de l'immunité parlementaire des députés El Hadji Mamadou Sall et Boubacar Biaye, indique un communiqué de l'Assemblée consulté mardi par l'AFP.

La demande sera examinée après l'ouverture de la session parlementaire, prévue le 14 octobre.

Les deux députés sont soupçonnés d'avoir monnayé leurs services pour permettre à des individus d'obtenir des passeports diplomatiques.

Selon des éléments de l’enquête publiés dans la presse, ils sont soupçonnés d'avoir joué les époux ou les pères grâce à des pièces d'état civil frauduleuses, permettant à leurs conjointes ou leurs enfants fictifs d'obtenir eux aussi un passeport.

Un commerçant présenté comme le cerveau présumé de ce réseau est en prison depuis le 13 septembre. Au moins cinq chefs d'inculpation pèsent sur lui : "association de malfaiteurs, escroquerie, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux sur des documents administratifs, faux en écritures publiques authentifiées".

Le 22 septembre, l’Assemblée nationale avait indiqué dans un communiqué que les deux députés, à l’occasion d'une rencontre avec le président de l’institution, avaient "accepté, sans hésiter, de répondre à toute convocation des services chargés de la phase de l’enquête préalable, sans attendre la levée de leur immunité parlementaire, lorsque cette mesure sera demandée" par le ministre de la Justice.

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