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Les magnats qui ont conquis le pouvoir politique

Donald Trump à Batumi, Georgie, 2016.

Avant Donald Trump, d'autres chefs d'Etat et de gouvernement ont connu une première vie dans les affaires et fait fortune avant de se lancer en politique et de conquérir le pouvoir.

- Silvio Berlusconi (Italie) -

Issu de la petite bourgeoisie milanaise, Silvio Berlusconi bâtit en 30 ans un empire regroupant la télévision, l'édition (Mondadori), la publicité, la banque et le football, avec le Milan A.C.

Milliardaire flamboyant, il entre en politique à 58 ans avec le parti "Forza Italia", vainqueur des élections générales de 1994, dont il est à la fois le leader, l'idéologue et le financier. L'entrepreneur gouverne l'Italie à deux autres reprises, pendant neuf années au total.

La confusion entre ses intérêts privés et ses fonctions publiques lui valent des procès retentissants et plusieurs procédures restent en cours.

- Rafic Hariri (Liban) -

Issu d'une famille pauvre, Rafic Hariri fait fortune en Arabie saoudite où il est parti tenter sa chance dans les années 70. Son empire, évalué à plus de 10 milliards de dollars, s'étend de la construction immobilière à la banque, aux médias, à la métallurgie, aux services...

Fortune faite, il se passionne pour la politique et occupe le poste de Premier ministre de 1992 à 1998, puis de 2000 à 2004.

Après sa mort dans un attentat en 2005, son fils Saad, de nouveau Premier ministre du Liban après l'avoir déjà été de 2009 à 2011, a repris le flambeau politique.

- Bidzina Ivanichvili (Géorgie) -

Ce fils de mineur bâtit sa fortune (4,8 milliards de dollars en 2016 selon Forbes) en commençant par vendre des ordinateurs. Il fonde ensuite la Banque de crédit russe et achète des parts dans des entreprises minières et métallurgiques.

En politique, il fait une carrière éclair, en parvenant en moins d'un an à fédérer derrière lui une opposition au président Mikheïl Saakachvili jusque-là très divisée.

Après sa victoire aux législatives en 2012, il devient Premier ministre de cohabitation. Il se retire officiellement de la vie politique suite à l'élection du candidat de son parti aux présidentielles de 2013. Mais l'opposition l'accuse de continuer à tirer les ficelles du pouvoir.

- Sebastian Pinera (Chili) -

Issu de l'élite politique traditionnelle chilienne, fils d'un ambassadeur, Sebastian Pinera fait fortune dans la monétique dans les années 80.

Ancien économiste passé par Harvard, il étend son empire à l'aviation, les mines, les médias, l'immobilier et la pharmaceutique.

Se voyant comme le PDG de l'"entreprise" Chili, il se fait élire sénateur (1990-1998) puis président (2010-2014). Sa fortune est évaluée à 2,5 milliards de dollars par Forbes.

- Petro Porochenko (Ukraine) -

Milliardaire qui a fait fortune dans le chocolat, Petro Porochenko est propulsé en 2014 à la présidence d'une Ukraine en proie à une insurrection armée prorusse.

L'homme d'affaires, qui a déjà une longue carrière politique derrière lui, promet de vendre son entreprise Roshen une fois élu. Il ne s'en est pourtant jamais séparé et a été éclaboussé par le scandale des "Panama papers". Sa fortune est estimée à 858 millions de dollars par le magazine Forbes.

- Thaksin Shinawatra (Thaïlande) -

Issu d'une famille d'origine chinoise, qui a fait fortune dans le commerce de la soie, Thaksin Shinawatra fait d'abord carrière dans la police avant de se lancer dans les affaires.

Grâce à des franchises gouvernementales et à un réseau d'amis influents, il édifie un empire dans les télécommunications avec son groupe Shin Corp, présent aussi dans l'aviation commerciale et les médias. Il construit ensuite un parti qui remporte haut la main les élections de 2001 et gouverne la Thaïlande comme un patron à poigne.

Réélu en 2005, le charismatique Premier ministre est renversé par un coup d'Etat en 2006 et s'exile pour échapper à une condamnation pour corruption.

Avec AFP

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En Europe, les bars et cafés confinés entre désarroi et rébellion

Un employé prépare un café-restaurant pour la réouverture à Amsterdam, aux Pays-Bas, le 26 mai 2020.

Alors que l'Europe se reconfine face aux assauts de la pandémie, la contestation grandit dans un secteur de la restauration laminé par des mois de fermeture et l'absence de perspectives.

Christina, Laurent, Jiri et Martin: de Genève à Sofia, l'AFP a rencontré quatre représentants qui racontent l'impact de la crise sanitaire sur leur métier.

- "Ne jamais abandonner" -

"Mourir d'ennui": à l'entrée d'un café viennois, un squelette en tenue de serveur brandit un écriteau qui reflète l'état d'esprit de la patronne, Christina Hummel.

Troisième génération de sa famille à diriger l'établissement du même nom, elle a récemment participé à une action symbolique pour dire son désarroi face au troisième confinement de l'Autriche.

"Nous essayons de traverser la crise de manière créative et positive", confie à l'AFP cette gérante de 44 ans, carré blond et masque noir, devant la salle au décor tamisé et aux moelleuses banquettes.

Mais elle se dit découragée par les revirements incessants du gouvernement. Nombreux sont ceux dans le secteur à avoir le sentiment d'être "baladés de semaine en semaine", regrette-t-elle.

En revanche, pas question pour elle de violer les règles. "Je ne ferais rien qui m'attire des ennuis ou m'oblige à payer une amende", souligne Christina Hummel, rappelant qu'elle a un fils de six ans et des employés à faire vivre.

Et de souligner le fait qu'elle a conscience de la "gravité" de la situation: "je ne suis ni une coronasceptique ni une théoricienne du complot", insiste cette "passionnée" qui garde espoir sur le long terme.

"La culture des cafés viennois a déjà traversé plusieurs crises et ce mode de vie ne disparaîtra jamais. Comme dit l'adage, +un vrai Viennois n'abandonne jamais+".

- "Déjà trop tard" -

A Genève, Laurent Terlinchamp est moins optimiste.

Président de la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers, il assiste impuissant à des faillites en série. Les adhérents sont au "désespoir", lourds de la "responsabilité de collaborateurs qu'ils ne peuvent pas payer, de charges" qu'ils ne peuvent pas honorer, "d'un avenir qui n'existe plus".

"Pour 30% d'entre eux, ce qui correspond à plus de 600 entreprises, c'est déjà trop tard", lâche-t-il.

Lui aussi déplore l'incertitude: "Ce qui m'importe, c'est de savoir quand on va rouvrir dans des conditions viables", et d'ici là "d'avoir des aides" suffisantes pour se dire: "Je ne vais pas perdre mon commerce, c'est-à-dire ma vie".

- En résistance -

Pour ne pas broyer du noir, le Tchèque Jiri Janacek a lui choisi de se rebeller.

Depuis le 9 décembre, il accueille de nouveau les clients dans sa petite brasserie, Maly Janek, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Prague, défiant ouvertement les restrictions.

"Nous avons perdu patience quand le gouvernement a changé les règles trois fois en une seule semaine", explique cet ancien politicien de droite.

Dans ce pays champion du monde de la consommation de bière, il a organisé début janvier, avec d'autres restaurateurs, une chaîne de chopes d'un kilomètre de long dans le centre-ville de Prague.

"Je ne plierai jamais" malgré les visites de la police ou les amendes des autorités sanitaires, promet-il, balayant le risque que son pub ne devienne un foyer de contaminations.

- "Un jour", quand on rouvrira... -

A un petit millier de kilomètres de là, en Bulgarie, Martin Mihaylov se mobilise aussi.

Cet homme de 41 ans, qui tient trois bars qui sont de hauts lieux de la vie nocturne de Sofia, a prévu de descendre dans la rue ce mercredi pour dénoncer le "manque de soutien de l'Etat" et défendre sa "liberté".

"Les autorités n'ont jamais respecté le calendrier donné. On ne peut plus accepter un tel traitement!", s'emporte-t-il dans l'un de ses établissements déserts, Terminal 1, casquette vissée sur la tête.

"Nous ne le ferons pas de gaieté de coeur mais nous allons peut-être devoir finir par enfreindre la loi", prévient Martin, tout en remerciant ses créanciers pour leur "aide et tolérance".

Il ne se fait pas d'illusion: face aux "dettes accumulées", "la reprise sera très lente".

Quand "un jour" la foule reviendra, "ce sera le stress", imagine-il. "Je ne me souviens plus de la dernière fois que c'était plein", dit-il, en montrant la piste, triste sans ses danseurs.

Les femmes des Balkans brisent le tabou des violences sexuelles

A photograph taken in Belgrade on January 26, 2021,

"Un détonateur collectif": depuis qu'une actrice serbe a dit publiquement qu'elle avait été violée par son ancien professeur, des milliers de femmes des Balkans témoignent sur les violences sexuelles, une prise de parole massive dont les militantes espèrent qu'elle fera bouger les lignes.

Les pays largement patriarcaux de la région ont été traversés ces dernières années par des mouvements contre les abus faits aux femmes. Mais la vague qui déferle depuis une dizaine de jours sous la bannière "Tu n'es pas seule" ("Nisi Sama") surprend par son ampleur.

La catharsis se passe essentiellement en ligne, comme sur la page Facebook "Je ne l'ai pas cherché" ("Nisam Trazila") créée par des actrices bosniennes.

"Depuis des années, je rassemble mon courage pour le dire à quelqu'un, pour apaiser mon âme, pour ressusciter l'enfant tué en moi", écrit une jeune femme à propos de l'agression sexuelle subie à 14 ans.

Ces femmes ont été inspirées par Milena Radulovic, 25 ans, actrice connue dans la région, qui a crevé l'abcès dans le quotidien Blic le 17 janvier.

Elle y accuse de viols Miroslav Aleksic, 68 ans, célèbre professeur d'arts dramatiques de Belgrade, alors qu'elle était mineure, et d'abus contre d'autres élèves de son école prestigieuse. Elle dit sortir du silence pour éviter d'autres victimes.

Placé en détention provisoire pour un mois, l'intéressé dément toutes les accusations.

- "Arrêter ça" -

"On doit arrêter ça", dit l'actrice en évoquant son "énorme responsabilité envers les enfants, la société mais aussi moi-même". "Si on garde le silence, on permet le mal".

Les témoignages d'abus débordent du monde du spectacle pour toucher à toutes les sphères de la société.

Dans une étude de l'OSCE de 2019, le taux de femmes déclarant avoir été victimes de harcèlement sexuel en Serbie était inférieur d'une dizaine de points à la moyenne de l'Union européenne. Pour les auteurs, c'est probablement la conséquence des "tabous" qui empêchent les femmes de se plaindre et du "manque de prise de conscience de ce qu'est le harcèlement sexuel".

Des initiatives comme "Justice pour les jeunes filles" après les viols répétés d'une adolescente et "Sauve-moi" contre les violences domestiques, en Croatie, avaient déjà testé les tabous ces dernières années.

En Serbie, la victoire judiciaire de l'ex-secrétaire Marija Lukic contre son employeur, maire d'une petite ville, condamné en 2020 à trois mois de prison pour harcèlement et agressions sexuelles, est considérée comme la première manifestation d'un #MeToo serbe.

Mais le ras-le-bol est là depuis longtemps.

- Besoin de justice -

"Il y a beaucoup d'énergie, de frustration et de peur au sein de la population féminine", dit à l'AFP Marinella Matejcic, activiste croate de l'association PaRiter.

Lancé à l'été 2020, son mouvement "Femmes dans l'espace public" a recueilli des milliers de témoignages de harcèlement de rue. Pour elle, derrière les réseaux sociaux se poursuit un travail "en coulisse" pour "pousser vers le changement".

A Belgrade, le téléphone du Centre autonome des femmes (AZC), qui accompagne les victimes de violences depuis 1993, ne cesse de sonner. "Normalement, nous recevons avant tout des appels au sujet de violences physiques ou psychologiques. C'est rare que les femmes nous parlent de violences sexuelles immédiatement", explique à l'AFP Sanja Pavlovic, l'une de ses membres.

Les mots de Milena Radulovic ont fait l'effet d'un "détonateur collectif", dit-elle. "Cela a provoqué le besoin non seulement de survivre avec la douleur mais de chercher ensemble une forme de justice".

Une plainte collective auprès des autorités universitaires contre un professeur de la faculté de philologie de Belgrade s'est organisée sur Twitter. Une ancienne étudiante raconte qu'il fut "l'une des raisons" pour lesquelles elle a abandonné sa scolarité.

La doyenne de la faculté d'arts dramatiques de Zagreb annonce avoir recueilli en quelques jours une vingtaine de plaintes pour harcèlement et agressions sexuelles.

- Changer maintenant -

Les ONG espèrent que le phénomène en cours se traduira par des changements durables.

"Au-delà des messages de soutien et des appels à porter plainte, j'aimerais que nos politiciens prennent l'initiative de changer la loi" afin de faciliter le traitement judiciaire des affaires de viol, poursuit Sanja Pavlovic.

En Serbie, le harcèlement sexuel est un délit depuis 2017. Mais contrairement aux stipulations de la Convention d'Istanbul contre les violences faites aux femmes ratifiée par Belgrade, "le viol continue à être défini comme un acte commis sous la contrainte, la force ou la menace, et non pas comme un acte sexuel auquel la victime n'a pas consenti", relève le GREVIO, groupe d'experts chargé d'évaluer son application.

Goran Milanovic, psychologue de formation, a lancé avec d'autres une pétition pour exiger que "l'éducation à la reconnaissance et aux méthodes de protection contre la violence sexuelle" soit intégrée aux programmes scolaires. L'initiative "Non c'est non" a recueilli près de 10.000 signatures.

Pour ce père de famille, "c'est maintenant qu'il faut changer. Sinon je crains qu'il ne soit qu'une question de temps avant que nous ne soyons à nouveau confrontés à ce genre de révélations".

Nintendo: les recours des consommateurs s'étendent au niveau européen

nitendo

Après une plainte en France contre Nintendo, accusé de vendre des manettes de jeux qui s'usent trop vite, des associations de défense des consommateurs veulent donner au dossier une dimension européenne, indique mercredi l'organisation française UFC-Que Choisir.

"L'association se joint au Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) pour enclencher le mécanisme européen +d'alerte externe+, et faire toute la lumière sur cette panne récurrente qui dépasse nos frontières", affirme mercredi l'organisation dans un communiqué.

Celle-ci avait déposé plainte en septembre dernier contre Nintendo France pour obsolescence programmée, "forte de plus de 9.100 témoignages de consommateurs attestant de la défectuosité de leurs manettes de la console Switch", un défaut baptisé "Joy-Con Drift", rappelle Que Choisir.

Or depuis, d'autres associations de consommateurs belge, néerlandaise, portugaise, italienne, norvégienne, slovaque, slovène et grecque ont lancé des appels à témoignages. Près de 25.000 consommateurs européens se sont manifestés produisant des témoignages similaires.

Selon Que Choisir, la panne provoque "des mouvements fantômes inopinés, qui empêchent les consommateurs d'utiliser correctement leur console de jeux".

L'organisation évoquait deux causes au moment de la plainte en France: "une usure prématurée des circuits imprimés, et un défaut d'étanchéité qui entraîne une quantité inquiétante de débris et poussières au sein du joystick".

En janvier 2020, le directeur de Nintendo France avait proposé de réparer gratuitement les manettes défectueuses, même si elles n'étaient plus couvertes par la garantie. Mais selon l'association française, le problème de fond n'a pas été réglé.

Concrètement, le BEUC va lancer une alerte auprès de la Commission européenne et des autorités nationales de protection des consommateurs "via le mécanisme d'alerte externe, pour pratiques commerciales trompeuses, agressives et déloyales", précise l'UFC mercredi.

L'action internationale vise à encourager le lancement d'une enquête européenne et à imposer à Nintendo le règlement de ces défaillances prématurées. Cela, en réparant gratuitement les manettes défectueuses et en prévenant de la durée de vie limitée de ces manettes, ajoute Que Choisir, qui appelle de nouveau les consommateurs touchés par la panne à se manifester.

La Russie et l'Iran veulent "sauver" l'accord sur le nucléaire iranien

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Le Sénat américain valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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