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"La victoire de la colère" pour Trump : la presse mondiale catastrophée

Le candidat à la présidentielle républicaine, Donald Trump, arrive au cours de la nuit électorale au New York Hilton Midtown à Manhattan, New York, États-Unis, 9 novembre 2016.

Certains en font une "tragédie", une "catastrophe", d'autres "la victoire de la colère" et "la revanche" des petites gens, mais la presse mondiale s'accordait mercredi à voir avant tout dans la victoire de Donald Trump le triomphe du populisme et l'arrivée d'une présidence imprévisible.

"La victoire de la colère", titrait le quotidien français Le Monde, voyant dans l'arrivée au pouvoir de Trump une victoire qui "confortera les mouvements et leaders populistes du monde entier". Et dans sa promesse de "rendre sa grandeur à l'Amérique" un signal "de repli et d'isolationnisme".

"Trumpocalypse", titrait Libération (gauche). "Ne nous y trompons pas : la première puissance mondiale est désormais aux mains de l'extrême droite. La moitié des Américains ont voté, en toute conscience, pour un candidat raciste, menteur, sexiste, vulgaire, haineux (...) Cette élection est un avertissement supplémentaire pour ceux qui pensent que Marine Le Pen ne peut parvenir au pouvoir en France en 2017".

A droite, Le Figaro voit dans "la colère américaine" qui porte Trump au pouvoir "la grande cousine des frondes européennes. Cette nouvelle réalité ne se dissoudra pas comme un ciel empoudré au soir d'un combat. Ni sur une rive de l'Atlantique, ni sur l'autre."

En Allemagne, le Süddeutsche Zeitung déplore "la pire catastrophe possible (...) L'inimaginable est devenu réalité".

A Londres, le Guardian (gauche) renchérit: "Le peuple américain a plongé dans l'abîme. Le prochain président est un homme sectaire et instable, un prédateur sexuel et un menteur invétéré. Il est capable de tout.

Le tabloïde de droite Daily Mail salue, lui, "la revanche" des petites gens, et "une humiliation pour Hillary, pour les sondeurs et pour les élites des affaires et du showbusiness".

En Italie, la Stampa est moins pessimiste. Sous le titre "Trump, un ouragan de rage et de mécontentement", il estime que "la victoire de Trump confirme la vitalité de la démocratie américaine, capable de se transformer continuellement", même si elle provoque "un déluge d'incertitudes liées à l'imprévisibilité du vainqueur". En attendant, ajoute-t-il, "le reste du monde doit digérer ce qui s'est passé cette nuit: le peuple de la révolte frappe à nos portes".

- 'Tragédie américaine' -

En Australie, l'éditorialiste économique des journaux du groupe Fairfax Media est catastrophé, prédisant une "instabilité financière extraordinaire" et le risque de voir Trump "déstabiliser la première économie mondiale en poussant sa dette à plus de 100% de son PIB".

Aux Etats-Unis, les grands journaux soulignent la défaite des élites politico-médiatiques. "Le président Donald Trump. Trois mots qui étaient impensables pour des dizaines de millions d'Américains", écrit le New york Times, qui reconnaît "un coup humiliant pour les médias, les sondeurs et l'élite démocrate".

Le Washington Post y lit la victoire "des électeurs ruraux et des zones industrielles sinistrées qui estiment que l'élite politique les a abandonnés", avant d'espérer "que M. Trump sera un meilleur président que nous ne le craignons", et que la force des institutions démocratiques l'empêchera de "déporter des millions de gens, déchirer des accords commerciaux, limiter la liberter de la presse (...) et saboter les efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique internationaux" comme annoncé au cours de sa campagne.

Enfin le magazine New Yorker, sous le titre "Une tragédie américaine", souligne que la victoire de Trump "alors que son racisme et sa misogynie étaient bien connus suggère que ces sentiments sont largement partagés"

Avec AFP

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Le chef de la Cour suprême ne va pas présider le 2e procès de Trump au Sénat

Le président américain Donald Trump brandit une copie de la Une du Washington Post qui annonce qu'il a été acquitté par le Sénat, le 6 février 2020.

Le juge en chef de la Cour suprême américaine, John Roberts, ne présidera pas le procès en destitution de l'ancien président Donald Trump prévu la semaine du 8 février, a-t-on appris de plusieurs sources.

M. Roberts, 65 ans, a intégré à la Cour en 2005 après avoir été nommé par l'ancien président George W. Bush.

Bien qu'il ait présidé le premier procès de mise en accusation de Donald Trump, il n'est pas obligé de le faire cette fois-ci, car M. Trump n'est plus président, selon la National Public Radio. "Roberts n'est pas constitutionnellement obligé de présider" cette fois-ci, conclut le média.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, une démocrate, a annoncé la semaine dernière que l'acte d'accusation contre M. Trump, un républicain mis en accusation par un vote majoritaire dans ses derniers jours au pouvoir, sera officiellement présenté au Sénat ce lundi.

Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, écoute le président Donald Trump prononcer son premier discours sur l'état de l'Union au Capitole, à Washington, le 30 janvier 2018.
Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, écoute le président Donald Trump prononcer son premier discours sur l'état de l'Union au Capitole, à Washington, le 30 janvier 2018.

Selon la Constitution, le juge en chef de la Cour suprême supervise le procès de destitution d'un président en exercice. Mais comme le mandat de M. Trump a pris fin lorsque son successeur Joe Biden a prêté serment le 20 janvier, il n'est plus le président en exercice et, à ce titre, le juge en chef n'est pas tenu d'être présent.

Il reste donc deux possibilités.

Premièrement, le procès peut être présidé par le doyen du sénat, le sénateur Patrick Leahy du Vermont, un démocrate. C'est la théorie avancée par le quotidien The Hill.

Une autre possibilité est que le procès soit dirigé par l'actuelle vice-présidente, Kamala Harris, qui, selon les lois américaines, préside les plénières du Sénat. Cette option est évoquée par Fox News.

Quoi qu'il en soit, la question même de savoir s'il est constitutionnel de mettre en accusation un président après qu'il ait quitté ses fonctions est sans précédent. Une question qui est aussi susceptible de raviver les tensions partisanes qui ont existé lors des élections controversées de 2020.

Le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky) arrive pour le début du procès de mise en accusation du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2020.
Le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky) arrive pour le début du procès de mise en accusation du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2020.

Les sénateurs républicains ont déjà exprimé leur réticence à l'égard de cette mise en accusation rétroactive. Dimanche, le sénateur de Floride Marco Rubio a déclaré que la procédure est "stupide", tandis qu'un collègue républicain, Rand Paul du Kentucky, a déclaré sans ambages que la procédure serait "illégitime" en l’absence du juge Roberts.

Pour rappel, Donald Trump a été mis en accusation à deux reprises par la Chambre des représentants, qui est contrôlée par les démocrates. La première mise en accusation a eu lieu en janvier 2020, déclenchée par un appel téléphonique controversé avec le président de l'Ukraine. M. Trump a été acquitté par le sénat. La deuxième mise en accusation par la chambre basse a eu lieu le 13 janvier. Aucun autre président américain n'a été mis en accusation plus d'une fois.

Les 17 premiers décrets de l’ère Biden
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NFL: Duel Mahomes-Brady en perspective pour le Super Bowl

Une combination de photos de Patrick Mahomes, à gauche, et Tom Brady, USA, le 24 janvier 2020.

Chiefs-Buccaneers sera l'affiche alléchante du 55e Super Bowl: Kansas City a écarté Buffalo (38-24) dimanche et défendra son titre contre Tampa Bay, qui s'est imposé à Green Bay (31-26) plus tôt et jouera cette finale à la maison, le 7 février.

Un choc intergénérationnel aura lieu en Floride. D'un côté Tom Brady, depuis longtemps entré dans la légende de la NFL et qui tentera à 43 ans d'être sacré pour la 7e fois en dix participations à un Super Bowl. De l'autre, Patrick Mahomes, 25 ans, dont le talent éclabousse la ligue depuis trois saisons (MVP 2018) et qui fut renversant lors de la dernière finale remportée contre les 49ers de San Francisco (31-20).

La franchise du Missouri briguera son 3e trophée Vince Lombardi (1970, 2020), celle de Floride son 2e (2002), avec, qui sait, un avantage, puisqu'elle jouera en son Raymond James Stadium. C'est la première fois en 55 éditions qu'un finaliste "reçoit".

Les Bucs ont mérité cet honneur, parvenant à faire déjouer les pronostics qui voyaient plutôt Green Bay s'imposer en son Lambeau Field, garni d'environ 6.500 fans autorisés à se tenir à distance, coronavirus oblige.

"Cela a été un long processus pour toute l'équipe, et aujourd'hui, c'était juste un grand effort collectif. Notre jeu a été sporadique, mais la défense est montée en puissance et nous allons en avoir besoin à nouveau dans quelques semaines", a commenté Brady.

- Suspense -

La star de 43 ans, qui a quitté les New England Patriots en mars dernier après vingt ans d'exploits et de records en NFL, pourrait devenir le deuxième quarterback de l'histoire à mener deux différentes franchises au titre, après Peyton Manning champion avec Indianapolis (2007) puis Denver (2016).

Son duel de vétérans avec Aaron Rodgers, de six ans son cadet et probable futur MVP de la saison, promettait d'envelopper de suspense ce choc. Ce fut le cas.

Brady a commencé très fort, en trouvant Mike Evans pour le premier touchdown en début de match. Sur quoi son rival a répondu, d'une passe de 50 yards qui a envoyé Marquez Valdes-Scantling dans l'en-but (7-7).

Après une course de 20 yards de Leonard Fournette qui a remis les Bucs devant au score (14-7), Brady a réussi un premier break, juste avant la sirène annonçant la pause, en délivrant une passe superbe à Scotty Miller (21-10). Et en début de 3e quart-temps, il a trouvé Cameron Brate pour son 3e touchdown.

A 28-10 au tableau d'affichage, peu ont cru à un retour possible de Green Bay. Mais c'était sans compter sur Rodgers, qui a d'abord envoyé Robert Tonyan dans la zone adverse, puis son running-back Davante Adams pour revenir à cinq longueurs.

- Impérial Mahomes -

Le dernier quart-temps fut celui d'une pression considérablement accrue sur les épaules des deux stars. Brady y a concédé ses 2e et 3e interceptions, Rodgers n'a pu conduire son équipe à un 4e touchdown.

Il s'y est approché à 26 yards, mais au lieu de le laisser lancer une 4e et dernière tentative, son équipe a choisi d'ajouter trois points sur tir au but, ne faisant que réduire l'écart au score. Un choix tactique peu compréhensible.

Il y a eu moins de suspense à l'Arrowhead Stadium, l'antre des Chiefs qui ont fait respecter la logique face à des Bills impuissants face à l'armada offensive rouge.

Longtemps incertain, après la commotion cérébrale récoltée au tour précédent, Patrick Mahomes a été à la hauteur, précis et clinique dans ses lancers dont trois ont été convertis en touchdowns.

Le premier a eu la bonne idée de trouver Mecole Hardman, quelques minutes à peine après que ce dernier eut commis une erreur à la réception d'un coup de pied, débouchant sur le premier touchdown de Buffalo.

Et après deux autres "TD" à la course de Darrel Williams et Clyde Edwards-Helaire, Mahomes a ensuite envoyé deux fois Travis Kelce dans la zone pour donner une avance plus confortable au score (38-15) en début de 4e quart-temps.

"Le truc avec notre équipe, c'est que nous nous faisons confiance, et chaque fois que nous sommes sur le terrain, nous donnons tout ce que nous avons. Mais le travail n'est pas terminé", a prévenu Mahomes.

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