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Les grandes dates depuis l'arrivée au pouvoir de Joseph Kabila

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, dans un jardin de son ranch personnel à Kinshasa, 10 décembre 2018.

Principales dates depuis l'arrivée au pouvoir en 2001 en République démocratique du Congo de Joseph Kabila, qui doit céder sa place après la présidentielle du 30 décembre.

"Succession héréditaire"

Le 26 janvier 2001, Joseph Kabila est porté au pouvoir, après l'assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila. Il hérite d'un pays déchiré depuis août 1998 par une guerre régionale impliquant de multiples groupes armés et plusieurs pays africains.

Après le retrait des armées étrangères, un accord de partage du pouvoir est signé en décembre 2002 pour une période de transition.

Le 28 mars 2004, quatre sites militaires de Kinshasa sont attaqués. Une tentative de coup d'État échoue en juin.

Datés clés du président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila
Datés clés du président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila

Élections controversées

Le 29 octobre 2006, Joseph Kabila est élu président, battant l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba aux premières élections libres depuis l'indépendance en 1960.

En mars 2007, des combats à Kinshasa entre la garde rapprochée de Bemba et l'armée font 300 morts. Bemba quitte la RDC.

Fin 2008, Human Rights Watch dénonce une "répression brutale", avec plus de 500 opposants tués et un millier arrêtés en deux ans.

Le 28 novembre 2011, Kabila est réélu lors d'élections marquées par des violences et entachées d'irrégularités. L'opposant Étienne Tshisekedi rejette les résultats.

Rébellion du M23

En mai 2012 débute dans le Kivu (est) la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23), surtout composé d'ex-rebelles congolais tutsi intégrés à l'armée.

L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de soutenir la rébellion, qui sera vaincue fin 2013.

Crises politiques émaillées de violences

A partir de janvier 2015 des manifestations contre un possible maintien au pouvoir de Kabila après la fin de son dernier mandat fin 2016 font des dizaines de morts.

En septembre 2016, le Kasaï (centre) bascule dans la violence après la mort d'un chef coutumier tué par les forces de sécurité. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts dont deux experts de l'ONU et 1,4 million de déplacés.

Accord de transition

Le 20 décembre 2016, dernier jour du mandat présidentiel, plusieurs villes connaissent des affrontements meurtriers.

Le 31, pouvoir et opposition signent un accord sous l'égide de l'Eglise autorisant Kabila à rester jusqu'à "fin 2017", en contrepartie de la création d'un Conseil national de transition et la nomination d'un Premier ministre de l'opposition.

Le 7 avril 2017, Bruno Tshibala est nommé Premier ministre, poste que briguait Félix Tshisekedi, fils d'Étienne Tshisekedi décédé en février.

Elections retardées fin 2018, marches réprimées

Le 5 novembre 2017, la Commission électorale fixe la présidentielle au 23 décembre 2018, permettant à Kabila de rester jusqu'en janvier 2019.

Les 31 décembre 2017, le 21 janvier et 25 février 2018 plusieurs personnes sont tuées lors de marches catholiques interdites contre le maintien au pouvoir de Kabila. La communauté internationale durcit le ton contre Kinshasa.

Marche du 21 janvier à Goma
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Dauphin et opposition divisée

Le 8 juin 2018, la Cour pénale internationale (CPI) acquitte en appel Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance pour crimes contre l'humanité en Centrafrique.

Le 8 août 2018, Kabila désigne l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme son dauphin à la présidentielle, s'engageant "à quitter le pouvoir".

Le 19 septembre, la commission électorale publie la liste des 21 candidats à la présidentielle, excluant Jean-Pierre Bemba et l'opposant en exil Moïse Katumbi.

Le 11 novembre, sept ténors de l'opposition choisissent un candidat unique, Martin Fayulu. Le lendemain Félix Tshisekedi et le président de l'UNC Vital Kamerhe, se retirent de l'accord. Kamerhe se rallie à Tshisekedi pour former "un ticket".

La semaine dernière, la Céni décide de repousser les élections et instaure une nouvelle date: le 30 décembre.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

Antonio Guterres suggère un dialogue en RDC

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