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Les Etats-Unis optimistes malgré des tests de lance-roquettes par Pyongyang

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, le 4 mai 2019

Les Etats-Unis ont réaffirmé dimanche croire en une "issue négociée" pour la dénucléarisation de la Corée du Nord, malgré la confirmation par le régime reclus qu'il a procédé à de tests de lance-roquettes et d'"armes tactiques guidées".

"Nous pensons toujours qu'il existe une opportunité d'une issue négociée" en vue d'"une dénucléarisation vérifiée", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, sur ABC.

"Nous pensons toujours qu'il est possible d'avancer", a-t-il martelé.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a ordonné "un exercice de frappes" impliquant des "lances-roquettes multiples à longue portée", qui ne sont pas sous le coup des sanctions de l'ONU, et des "armes tactiques guidées", a déclaré dimanche l'agence étatique KCNA.

Selon le ministère sud-coréen de la Défense, les analyses indiquent que Pyongyang a testé des "lances-roquettes multiples de 240 et 300 mm et un nouveau type d'arme tactique guidée d'une portée de 70 à 240 kilomètres".

Ces annonces sont venues préciser des informations communiquées la veille par la Corée du Sud, qui avait d'abord fait état du lancement d'un "missile à courte portée", avant de qualifier l'objet de "projectile".

La Corée du Nord "a lancé plusieurs projectiles à courte portée" depuis la péninsule de Hodo, près de la ville côtière de Wonsan, en direction du nord-est entre 09H06 (00H06 GMT) et 09H27, avait ainsi indiqué samedi le haut commandement militaire sud-coréen dans un communiqué.

Ces "projectiles" ont parcouru entre 70 et 200 km au-dessus de la mer du Japon, avait-il précisé. Selon le ministère nippon de la Défense, aucun n'a a priori survolé le Japon.

Dimanche, le journal officiel nord-coréen Rodong Sinmun, publiait en première page 16 photos de ces tests, dont une de Kim Jong Un, l'air sévère, regardant à travers des jumelles.

- "Grave inquiétude" -

La présidence sud-coréenne a exprimé sa "grave inquiétude", estimant que l'action nord-coréenne était contraire à un accord militaire signé entre les deux Corées l'année dernière.

Mais si les Etats-Unis doivent encore analyser toutes "les données", Washington s'est dit "très confiant qu'il ne s'agissait pas de missiles à portée intermédiaire, de missile à longue portée ou de missiles intercontinentaux", a dit M. Pompeo.

Les tests ne violeraient ainsi pas le moratoire sur les tirs de missiles balistiques à longue portée annoncé par Kim Jong Un il y a un an, en avril 2018.

L'agence officielle nord-coréenne KCNA s'est d'ailleurs bien gardée d'utiliser le mot "missile".

Samedi, Donald Trump s'était déjà montré conciliant. Kim Jong Un sait "que je suis avec lui et il ne veut pas rompre la promesse qu'il m'a faite. Il y aura un accord!", avait-il déclaré sur Twitter.

Lors du sommet historique ayant réuni les deux dirigeants en juin 2018 à Singapour, Kim Jong Un s'était engagé à "travailler vers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Mais les discussions amorcées l'an passé sont actuellement dans l'impasse, depuis le fiasco du deuxième sommet entre MM. Trump et Kim en février à Hanoï.

M. Kim réclamait une levée des sanctions trop importante aux yeux de M. Trump, en échange d'un début de dénucléarisation jugé trop timide.

Pour certains experts, Pyongyang cherche vraisemblablement à accroître la pression sur Washington.

- "Résultat indésirable" -

Le dernier essai de missile de la Corée du Nord remonte à novembre 2017.

En novembre et en avril, Pyongyang avait déjà annoncé avoir testé de mystérieuses "armes tactiques", sans plus de précisions. Il s'agissait des premiers essais d'armement annoncés par le Nord depuis le début de ses négociations avec les Etats-Unis.

Le régime nord-coréen s'est toutefois abstenu jusqu'à présent de tester des missiles balistiques ou des armes nucléaires, ce qui mettrait un coup d'arrêt définitif à son rapprochement avec Séoul et Washington.

Plus tôt cette semaine, Pyongyang avait averti les Etats-Unis d'"un résultat indésirable" s'ils n'ajustaient pas leur position d'ici la fin de l'année.

"Notre résolution en matière de dénucléarisation reste intacte et nous le ferons quand le moment sera venu", avait déclaré la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son Hui.

"Mais cela ne sera possible que si les Etats-Unis revoient et reformulent leur calcul actuel", avait-elle poursuivi.

M. Kim a rencontré fin avril le président russe Vladimir Poutine à Vladivostok pour leur premier sommet, durant lequel il s'est plaint de la "mauvaise foi" des Américains dans la crise nucléaire.

L'initiative nord-coréenne intervient avant la visite au Japon et en Corée du Sud, la semaine prochaine, du représentant spécial américain Stephen Biegun.

Avec AFP

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Le Vatican rassurant sur la santé de l'ancien pape Benoît XVI

L'ancien pape Benoît XVI et son successeur Pape François, le 8 décembre 2015. (L'Osservatore Romano/Pool Photo via AP)

Le Vatican s'est voulu lundi rassurant sur l'état de santé de l'ancien pape Benoît XVI, jugé pourtant "extrêmement fragile", selon le quotidien régional allemand Passauer Neue Presse qui cite un biographe de l'ancien pape, Peter Seewald.

"Les conditions de santé du pape émérite ne sont pas source d'inquiétudes particulières, sinon celles entourant une personne âgée de 93 ans en train de surmonter la phase la plus aiguë d'une maladie douloureuse, mais non grave", a annoncé la salle de presse du Vatican, citant son secrétaire personnel Mgr Georg Gänswein.

Selon le journal Passauer Neue Presse, Benoît XVI souffre d'érysipèle au visage, une maladie infectieuse caractérisée par une tuméfaction rougeâtre qui entraîne de fortes démangeaisons et des douleurs intenses.

"D'après Seewald, le pape émérite est désormais extrêmement fragile (...). Ses capacités intellectuelles et sa mémoire ne sont pas affectées, mais sa voix est à peine audible", a écrit lundi le Passauer Neue Presse.

Peter Seewald a rencontré samedi à Rome Benoît XVI pour lui présenter sa biographie, selon le quotidien. "Lors de cette rencontre, le pape émérite, en dépit de sa maladie, s'est montré optimiste et a déclaré que si ses forces augmentaient à nouveau, il reprendrait peut-être sa plume", a-t-il ajouté.

Premier pape à démissionner en près de 600 ans, Benoît XVI, qui avait invoqué des raisons de santé, mène une vie retirée dans un petit monastère du Vatican depuis sa renonciation en 2013.

L'OMC échoue à trouver un accord pour désigner un directeur général intérimaire

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L'OMC ne parvient pas à désigner un directeur général intérimaire

Une personne sort du siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, le 16 décembre 2004. (Photo: FRED DUFOUR / AFP)

Les membres de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), institution en crise, ne sont pas parvenus à s'entendre pour désigner un directeur général intérimaire, a annoncé vendredi l'OMC.

Le directeur général actuel, le Brésilien Roberto Azevedo, va quitter son poste dans un mois, le 31 août.

"Il n'y a pas eu de consensus", a déclaré le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell, alors que les membres de l'organisation devaient désigner un des quatre directeurs adjoints de l'OMC.

Selon Bloomberg, les États-Unis ont exigé qu'un Américain, Alan Wolff, devienne directeur général par intérim, tandis que le bloc européen propose un Allemand, Karl Brauner.

Si l'impasse se poursuit en septembre, note la même source, l'arbitre des règles du commerce international restera sans chef jusqu'à ce que les membres de l'OMC choisissent un nouveau directeur général pour un mandat de quatre ans.

Trois Africains ont présenté leur candidature au poste de directeur général. Il s'agit de Ngozi Okonjo-Iweala, du Nigeria, ancienne ministre des finances et ancienne numéro 2 de la Banque mondiale. Ensuite, le Kenya a soumis la candidature d'Amina Mohamed, une ministre qui autrefois était ambassadrice du Kenya auprès de l'OMC. L'Égypte a présenté aussi un diplomate, Abdel-Hamid Mamdouh, ancien directeur au sein même de l'OMC.

L'Union européenne va former les forces de sécurité de la RCA

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