Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Les Etats-Unis ont le "devoir" d'enquêter sur une éventuelle ingérence ukrainienne, dit Pompeo

Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine au State Department le 26 novembre 2019.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a estimé mardi que les Etats-Unis avaient le "devoir" d'enquêter sur une éventuelle ingérence ukrainienne dans les élections américaines, une thèse avancée par des cercles conservateurs mais jamais étayée par aucune preuve.

"Chaque fois qu'il y a des informations suggérant qu'un pays, quel qu'il soit, s'est mêlé des élections américaines, nous n'avons pas seulement le droit, mais le devoir de faire la lumière là-dessus", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Washington, sans dire s'il croyait personnellement à cette thèse qualifiée de complotiste par les spécialistes du renseignement.

"J'ai servi comme directeur de la CIA" au début de cette administration "et je peux vous assurer qu'il y a beaucoup de pays qui tentaient activement de saper la démocratie américaine", a-t-il ajouté.

Mike Pompeo était interrogé sur la nécessité, ou pas, d'une enquête américaine sur cette thèse poussée notamment par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, et qui est au coeur de l'enquête en vue de destituer le président des Etats-Unis.

Les démocrates accusent le Donald Trump d'avoir abusé de ses pouvoirs à des fins électoralistes en faisant pression sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur ses rivaux politiques et sur une prétendue ingérence ukrainienne dans les élections américaines de 2016.

Selon les services de renseignement américains, c'est en fait la Russie qui s'est ingérée dans ce scrutin, en piratant notamment les courriels du Parti démocrate pour nuire à sa candidate Hillary Clinton.

Or certains milieux trumpistes tentent d'affirmer que l'ingérence était ukrainienne, et au profit des démocrates.

La semaine dernière, lors des auditions au Congrès américain dans la procédure de destitution, une ex-conseillère de la Maison Blanche, Fiona Hill, a dénoncé une "fiction créée et propagée par les services de sécurité russes".


Mike Pompeo est lui-même accusé de n'avoir pas fait barrage à Rudy Giuliani, qui a obtenu auprès de Donald Trump le limogeage d'une ambassadrice américaine à Kiev, ni au marché imposé par la Maison Blanche aux Ukrainiens pour obtenir ces enquêtes.

Interrogé sur des documents publiés samedi, qui montrent que le secrétaire d'Etat et l'avocat du président ont eu des contacts téléphoniques peu avant l'éviction controversée de cette diplomate, Mike Pompeo a une nouvelle fois esquivé, se bornant à dire que "tous" ses "actes" étaient conformes à la politique ukrainienne de l'administration Trump.

Toutes les actualités

Sous le feu de ses rivaux démocrates, Sanders se pose en rempart à Trump

Ce débat est le dernier organisé avant la primaire de Caroline du Sud samedi et le "Super Tuesday" le 3 mars.

Assailli de critiques par ses rivaux, le grand favori des primaires démocrates Bernie Sanders a martelé mardi que son programme très à gauche pouvait le porter vers une victoire contre Donald Trump en novembre.

Les échanges acerbes entre les candidats à l'investiture démocrate lors de ce débat particulièrement animé étaient à la hauteur des enjeux.

Quatre jours avant un vote crucial des primaires démocrates en Caroline du Sud, plusieurs jouaient ici leur dernière chance de rester en lice.

Car le résultat en Caroline du Sud influencera de manière décisive l'élan des candidats juste avant le "Super Tuesday", lorsque 14 Etats voteront le 3 mars.

A 78 ans, Bernie Sanders est jusqu'ici le super-favori de ces primaires, après trois votes dans l'Iowa, le New Hampshire et le Nevada.

Son avance a fait exploser au grand jour la fracture au sein du parti, entre les partisans du sénateur "socialiste" autoproclamé et les tenants d'un discours plus au centre, censé pouvoir rassembler plus d'électeurs pour battre Donald Trump le 3 novembre.

Ses rivaux plus modérés ont affirmé que le financement de son programme, trop radical à leurs yeux, restait trop flou, notamment sur sa profonde réforme du système de santé. Cela donnerait, à leurs yeux, des munitions au président républicain sortant si Bernie Sanders portait contre lui les couleurs démocrates.

"Moi je vais vous dire ce que sera la facture. La facture, ce sera quatre ans supplémentaires de Donald Trump", a affirmé Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend.

En situation très périlleuse après trois mauvais résultats, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 70 ans, a aussi éreinté sur ce point Bernie Sanders, en se présentant comme meilleure alternative à gauche.

Le sénateur indépendant a de nouveau été sommé de s'expliquer pour avoir salué récemment le "programme massif d'alphabétisation" lancé par Fidel Castro après la révolution cubaine dans les années 1950.

Il s'est défendu en affirmant que l'ancien président démocrate Barack Obama avait tenu des propos similaires, avant de marteler qu'il condamnait sans réserve tous les régimes autoritaires.

L'ancien vice-président Joe Biden a aussi reproché à Bernie Sanders ses positions passées sur les armes à feu, lors de votes controversés au Congrès américain.

- Ramener "les ouvriers" -

Face à ce barrage d'attaques, Bernie Sanders a martelé que des sondages le donnaient gagnant face au président républicain.

"Le fait est que pour battre Trump (...), nous avons besoin d'une candidature (portée) par l'énergie et la passion", a-t-il déclaré en se présentant comme le seul candidat capable de galvaniser les jeunes et les minorités tout en ramenant "les ouvriers vers le parti démocrate".

Et il a martelé que ses propositions n'étaient pas "radicales". Elles "existent dans des pays à travers le monde. La santé est un droit humain".

Un modérateur a souligné que s'il était élu, Bernie Sanders serait le premier président juif des Etats-Unis.

"Je suis très fier d'être juif", a-t-il souligné dans une rare allusion à sa religion. "Mais je pense malheureusement, tragiquement, qu'en ce moment en Israël, avec Bibi (Benjamin) Netanyahu, un raciste réactionnaire dirige ce pays".

- Bloomberg, candidat "risqué" -

Après une première apparition très ratée la semaine dernière, le milliardaire Michael Bloomberg a affronté sur un pied plus ferme les attaques toujours nourries des autres prétendants à la Maison Blanche.

Il s'est défendu face aux accusations de sexisme et de politiques jugées discriminatoires lors qu'il était maire de New York.

Troisième des sondages nationaux, l'ancien maire de New York, âgé de 78 ans, entrera dans la course lors du "Super Tuesday", après avoir puisé plus de 500 millions de dollars dans sa fortune personnelle pour financer sa campagne.

Ses spots télévisés sont d'ailleurs passées pendant les pauses du débat.

"Peu importe combien d'argent M. Bloomberg a. Le coeur du parti de démocrate ne lui fera jamais confiance", a affirmé Elizabeth Warren à propos de cet ancien républicain.

- Nostalgies "révolutionnaires" -

Jouant très gros en Caroline du Sud, Joe Biden, 77 ans, a voulu se montrer combatif.

L'ex-bras droit de Barack Obama mise presque tout sur cet Etat, après deux piteux scores dans l'Iowa et le New Hampshire. "Je gagnerai la Caroline du Sud", a-t-il insisté.

Il a relevé la tête dans le Nevada et espère désormais que sa popularité chez les Noirs le portera vers une victoire en Caroline du Sud, où ils représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate.

Mais son avance dans cet Etat s'est réduite ces dernières semaines.

M. Buttigieg, 38 ans, est le premier homosexuel à avoir une chance de décrocher l'investiture après de bons scores aux deux premiers scrutins.

Il a de nouveau voulu se présenter en alternative d'avenir face à un Bernie Sanders à la "nostalgie des politiques révolutionnaires des années 1960".

Mais il manque de soutien au sein des minorités, ce qui le plombe dans les sondages en Caroline du Sud.

Bernie Sanders critiqué pour ses anciens flirts avec des régimes communistes

Bernie Sanders au milieu d'une controverse sur lson opinion au sujet de Fidel Castro

Des déclarations vantant certains aspects de la révolution cubaine et d'anciens voyages dans des pays communistes reviennent hanter la campagne de Bernie Sanders, l'actuel favori à l'investiture démocrate dans la course pour la Maison Blanche.

Le sénateur, "socialiste" autoproclamé, a déclenché depuis dimanche une cascade de condamnations dans son propre camp pour avoir salué le programme massif d'alphabétisation lancé par Fidel Castro après son arrivée au pouvoir en 1959.

Joe Biden, numéro deux de Barack Obama quand celui-ci a entamé un dégel avec le régime cubain en 2014, a fustigé une "admiration" pour des éléments de la dictature de Castro.

Le milliardaire Michael Bloomberg a rappelé de son côté le "sombre héritage" laissé par le dictateur cubain, et l'ex-maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg a condamné un candidat qui "encourage les gens à regarder le bon côté du régime castriste".

Des élus démocrates de Floride, un Etat clé de l'élection présidentielle américaine accueillant une importante communauté de réfugiés cubains, ont eux mis en garde contre une victoire républicaine de Donald Trump en novembre si M. Sanders était investi par le parti pour lui faire face.

Pour les adversaires du sénateur du Vermont, cette polémique vient à point pour tenter de freiner sa dynamique victorieuse lors de la primaire en Caroline du Sud samedi.

Preuve que son investiture est devenue une vraie possibilité, Donald Trump l'attaque aussi désormais frontalement, le présentant comme un dangereux "communiste".

- "La vérité" -

Engagé à gauche très jeune, Bernie Sanders a lutté pour les droits civiques comme étudiant à l'université de Chicago, puis contre la guerre du Vietnam avant d'entrer en politique comme "indépendant".

En pleine Guerre froide, alors maire de la petite ville de Burlington, il avait fait plusieurs voyages en Union soviétique, à Cuba et au Nicaragua. Des déclarations et des photos datant des années 1980 ont resurgi ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux.

En 1985, il salue sur la chaîne télévisée municipale le programme d'alphabétisation et le système gratuit de santé, même primitif, lancés par les Sandinistes au Nicaragua, où il vient de passer une semaine.

L'année suivante, lors d'un discours à l'université du Vermont, il rappelle son "enthousiasme" à l'annonce de la révolution cubaine, lors de laquelle "les pauvres se soulevaient contre les méchants riches".

Et en 1988, de retour d'un voyage en Union soviétique avec une délégation municipale, il se dit "impressionné" par le système de transport public et les "très belles" gares de Moscou.

Pour le directeur de la Fondation pour les victimes du communisme, Marion Smith, qui a diffusé sur son compte Twitter les déclarations de 1988 de M. Sanders, ces commentaires sont "un outrage cruel aux millions de victimes du communisme dans le monde".

Mais loin de s'excuser, l'élu du Vermont a renchéri lundi soir lors d'un débat avec le public sur la chaîne CNN.

"Je pense qu'apprendre aux gens à lire et à écrire est une bonne chose", a-t-il lancé à propos des débuts du régime castriste. Il a assuré critiquer depuis longtemps "les régimes autoritaires à travers le monde, y compris Cuba, le Nicaragua, l'Arabie saoudite, la Chine et la Russie".

Bernie Sanders a par ailleurs loué les efforts de Pékin, autre "pays autoritaire" qui a "sorti de la pauvreté extrême plus de gens qu'ailleurs dans le monde".

"C'est la vérité et ce sont les faits, fin de la discussion", a-t-il asséné.

Barrage sur le Nil: une délégation soudanaise à Washington pour les négociations

Des ouvriers et des machines au barrage de la Renaissance d'Ethiopie dans le woreda de Guba, Ethiopie, le 26 septembre 2019. (REUTERS/Tiksa Negeri)

Le Soudan a envoyé mardi une délégation à Washington pour assister à des négociations avec l'Egypte et l'Ethiopie sur le projet contesté de méga-barrage éthiopien sur le Nil, selon le ministre soudanais de l'Irrigation.

Situé sur le Nil bleu, le Grand barrage de la renaissance (GERD) doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique mais la question de la redistribution des ressources du fleuve crée des tensions entre Addis Abeba, Khartoum et Le Caire.

Après neuf années de blocage dans les négociations, les Etats-Unis et la Banque mondiale parrainent depuis novembre 2019 des discussions visant à trouver un accord entre les trois pays.

Les 28 et 29 février doit se tenir une réunion tripartite pendant laquelle les trois pays se pencheront sur une proposition du Trésor américain visant à aplanir deux des principaux points de friction: le remplissage du réservoir et la mise en route du barrage.

Ce nouveau cycle de pourparlers vise à "régler des détails techniques simples mais importants", a précisé le ministre soudanais de l'Irrigation, Yasser Abbas, annonçant la visite à Washington de la délégation de son pays.

"90% des problèmes abordés ont déjà été résolus", a-t-il assuré, disant avoir reçu une "proposition d'accord".

Si l'Egypte --qui dépend très majoritairement du fleuve pour son approvisionnement en eau-- marque son opposition de manière virulente à ce projet, le Soudan le voit d'un bon oeil.

Khartoum espère que le GERD lui fournira de l'électricité et contribuera à réguler les crues du fleuve.

L'Ethiopie, quant à elle, considère ce barrage indispensable à son développement économique.

Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde

Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Trump s'en prend à deux juges progressistes de la Cour suprême

Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde à Roosevelt House, le mardi 25 février 2020, à New Delhi, en Inde. (Photo AP / Alex Brandon)

Donald Trump a reproché mardi à deux juges progressistes de la Cour suprême des Etats-Unis des prises de position "inappropriées" et les a appelées à se récuser dans les dossiers le concernant.

La plus haute juridiction américaine consacrera le 31 mars une audience aux déclarations d'impôts du président, qu'il refuse de rendre publiques.

A l'approche de cette audience très sensible politiquement, Donald Trump s'en est pris nommément aux juges Ruth Bader Ginsburg et Sonia Sotomayor.

Dans un tweet lundi, il a repris des accusations formulées par une commentatrice de la chaîne conservatrice Fox, selon laquelle Sonia Sotomayor a accusé ses cinq confrères conservateurs de la Cour suprême d'avoir "un préjugé en faveur de Trump".

"C'est terrible. Essaie-t-elle de leur faire honte pour qu'ils votent comme elle? Elle n'a jamais critiqué la juge Ginsburg quand elle m'a traité d'+imposteur+. Les deux devraient se récuser...", a-t-il écrit.

Mardi, lors d'une conférence de presse en Inde, il est revenu à la charge.

La juge Ginsburg "s'était déchaînée pendant la campagne (...) Elle a dit des choses très inappropriées", a-t-il dit.

Lors d'une interview en 2016, la doyenne de la Cour avait bien qualifié le candidat républicain d'"imposteur". Elle s'était ensuite excusée.

Donald Trump a reproché à Sonia Sotomayor des commentaires rédigés pour exprimer son désaccord avec ses collègues dans une décision prise à une courte majorité (les cinq conservateurs contre les quatre progressistes) en fin de semaine dernière.

"C'était très inapproprié, une déclaration terrible pour un juge de la Cour suprême", a-t-il assuré. "Je crois qu'elle essayait de faire honte à ceux qui pourraient avoir une opinion différente d'elle".

La magistrate explique dans ce document de sept pages son "inquiétude" face à la tendance croissante du gouvernement de faire appel à la Cour suprême en urgence, sans attendre que tous les échelons de l'appareil judiciaire se soient prononcés.

"Il est difficile de dire ce qui est le plus troublant: que le gouvernement ait recours à cette procédure extraordinaire de manière automatique, ou que la Cour lui accorde raison", a-t-elle notamment écrit.

Sur Twitter, Steve Vladeck, professeur de droit à l'université du Texas, a volé à son secours. La juge Sotomayor n'accuse pas ses confrères "d'être pro-Trump" et "elle a raison" d'écrire qu'ils "font peser la balance en faveur du gouvernement dans les recours d'urgence".

Selon une de ses études, le gouvernement de Donald Trump a introduit 20 recours d'urgence au cours de ses deux premières années et demi au pouvoir, contre huit par les administrations Bush et Obama au cours des seize années précédentes.

Voir plus

XS
SM
MD
LG