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Les Etats-Unis ne toléreront aucune "ingérence" russe selon Bolton

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton à Singapour le 12 juin 2018.

Le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton a assuré que les Etats-Unis ne toléreraient aucune "ingérence" russe lors des élections de mi-mandat en novembre, Washington étant prêt à prendre "les mesures nécessaires".

M. Bolton s'exprimait devant les médias à l'issue d'une rencontre de cinq heures à Genève avec le secrétaire général du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev.

"J'ai dit clairement que nous ne tolérerions aucune ingérence en 2018 et que nous étions prêts à prendre les mesures nécessaires pour empêcher que cela ne se produise", a déclaré M. Bolton, lors de la conférence de presse.

Les deux hommes ont souligné que la question de l'ingérence les avait empêchés de publier une déclaration conjointe à l'issue de leur rencontre, Washington tenant à ce que le sujet soit mentionné, contrairement à Moscou.

"Nous avons dit que s'il y a une telle phrase (sur l'ingérence présumée russe dans les élections américaines, ndlr), il faut inclure aussi dans ce document une phrase disant que les Américains ne doivent pas s'ingérer dans les affaires intérieures (des autres pays). Alors, ils ont dit qu'ils n'allaient pas signer du tout cette déclaration", a assuré pour sa part M. Patrouchev, cité par l'agence de presse publique RIA Novosti.

La Russie est accusée par le renseignement américain d'ingérence lors de l'élection présidentielle de 2016, qui a porté au pouvoir Donald Trump. Cette ingérence présumée fait l'objet d'une enquête aux Etats-Unis, dénoncée par M. Trump lui-même comme une "chasse aux sorcières".

Les autorités russes ont fermement rejeté ces accusations à maintes reprises.

M. Bolton a par ailleurs indiqué avoir discuté avec son homologue russe d'une multitude de sujets, comme la lutte contre le terrorisme, l'immigration illégale, le Moyen-Orient, l'Afghanistan et l'Ukraine, estimant avoir fait des "progrès considérables".

"Nous avons fait beaucoup de progrès, nous avons identifié certains domaines pour lesquels les lignes de communication pourraient être rétablies", a-t-il dit, mentionnant des agences d'Etat et le département de la Défense. Il a également affirmé que "dans d'autres domaines, des désaccords persistent", sans préciser lesquels.

Selon RIA Novosti, M. Patrouchev a indiqué qu'ils s'étaient mis d'accord avec M. Bolton pour "rétablir les contacts suspendus entre les ministères de la Défense, les états-majors (…) et les ministères des Affaires étrangères".

Les deux hommes ont prévu d'organiser une nouvelle rencontre entre responsables russes et américains, mais aucune date n'a été fixée.

Les relations entre Moscou et Washington, au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, sont notamment plombées par des divergences persistantes sur le conflit en Syrie et sur l'Ukraine.

Avec AFP

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La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, annonce sa retraite

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, tient une conférence de presse à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, le 29 juin 2020.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, a annoncé lundi soir, à la surprise générale, qu’elle prendrait la retraite à partir du 2 septembre, selon les médias locaux.

La décision de Mme Best intervient quelques heures après que le conseil municipal de la ville ait décidé de couper le budget de la police à hauteur de 14 %, selon plusieurs sources.

L’annonce de son départ a causé la consternation au sein de la communauté noire de Seattle, selon la chaîne de télévision KOMO News. Mme Best, la cinquantaine, est la première femme noire à diriger la police de la plus grande ville de l’État de Washington, situé dans le nord-ouest des États-Unis, à la frontière avec le Canada.

Selon la chaîne de télévision King 5, Mme Best est née et a grandi dans la ville voisine de Tacoma. C’est en 1992 qu’elle débute sa carrière au sein du département de police de Seattle. En juillet 2018 la mairesse de Seattle, Jenny Durkan, nomme Carmen Best au poste de cheffe de police.

Résultat du mouvement "Defund the police"

Selon le quotidien Seattle Post-Intelligencer, les réductions budgétaires approuvées par le conseil municipal entraîneront la suppression de 100 postes au sein de la police.

La rectification budgétaire, estimée à environ 3,5 millions de dollars, comprend également des réductions de salaire pour la cheffe et ses principaux adjoints.

Difficile de savoir, pour l’heure, si ces mesures suffiront à apaiser les manifestants. Ces derniers exigeaient une réduction de 50% du budget de la police, qui s’élève cette année à 400 millions de dollars.

Depuis la mort de George Floyd à Minneapolis, dans l’État du Minnesota, les manifestants défilent à Seattle.

En juin, ils ont investi une partie de la ville et l'ont déclarée zone autonome, avec interdiction formelle à la police d’y entrer. Le président américain Donald Trump a voulu déployer des agents fédéraux sur place, mais le gouverneur démocrate Jay Inslee a dit non, arguant que leur présence ne ferait que durcir les manifestants. Au final, la police municipale a repris le contrôle du quartier en juillet sous les ordres de Mme Best.

Avec plus de 750.000 habitants, Seattle est la capitale de l'État de Washington. C'est la ville où se trouvent les sièges d'Amazon et de Starbucks.

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
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Un agent des services secrets ouvre le feu sur un homme près de la résidence du président Trump

Un agent des services secrets chuchote à l'oreille du président américain Donald Trump avant de l'escorter hors d'un briefing sur la maladie COVID-19 à la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 10 août 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Le président américain Donald Trump a été brusquement escorté d'un point de presse de la Maison Blanche lundi après-midi par un agent des services secrets en raison d'une fusillade près du bâtiment.

En retournant au pupitre de la salle de presse quelques minutes plus tard, M. Trump a dit : "Il y a eu une vraie fusillade, et quelqu'un a été emmené à l'hôpital".

Tom Sullivan, chef de division aux services secrets, a expliqué qu’un homme de 51 ans a approché un agent des services secrets en uniforme en poste autour de l’enceinte de la residence présidentielle et lui a dit qu'il avait une arme.

"Le suspect s'est alors retourné, a couru agressivement vers l'agent tout en retirant un objet de ses vêtements", a déclaré M. Sullivan. "Il s'est ensuite accroupi comme s'il allait tirer avec une arme. L'agent a tiré et l'individu a été atteint au torse".

L'agent et l'homme sur lequel il a tiré ont tous deux été emmenés à l'hôpital.

M. Sullivan n'a répondu à aucune question de la presse. Il n'a pas non plus précisé si l'homme avait effectivement une arme, s'il a tiré, ou pourquoi l’agent a été emmené à l’hôpital.

Auteur: Steve Herman. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'article original >>

Biden est donné en tête dans certains sondages

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Nouveau record de femmes candidates à la Chambre des représentants aux Etats-Unis

Des parlementaires écoutant le discours du président Donald Trump qui s'adresse au Congrès, à Washington, le 28 février 2017. (REUTERS/Kevin Lamarque)

Un nombre record de femmes se présentent pour être élues à la Chambre des représentants en novembre, a annoncé vendredi le Centre pour les Femmes Américaines en Politique (CAWP).

Déjà "243 femmes ont décroché leur candidature pour un siège à la Chambre américaine" lors des élections parlementaires du 3 novembre, "un nouveau record", écrit le CAWP, qui dépend de l'université Rutgers.

"Le précédent record de 234 avait été atteint en 2018", poursuit-il, en précisant que puisque des primaires doivent encore être organisées dans 13 Etats, le nombre actuel de candidates "devrait encore augmenter".

Fait marquant cette année, 74 femmes républicaines sont déjà candidates pour la Chambre en novembre, alors que leur précédent record, bien moindre avec 53 candidates, remontait à 2004.

En face, 169 femmes démocrates sont déjà candidates, moins que leur record de 182 atteint en 2018, souligne le CAWP.

Moins d'un quart des sièges du Congrès sont actuellement occupés par des femmes: 101 élues à la Chambre, dont 88 démocrates, et 26 sénatrices, dont 17 démocrates.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi a repris, en janvier 2019, le marteau de Speaker, qu'elle avait déjà tenu entre 2007 et 2011, lorsqu'elle était devenue la première femme de l'histoire américaine à accéder à ce poste crucial.

Donald Trump propose un nouveau plan d'aide par décret

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