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Les Etats-Unis attaquent la Syrie

Dans cette photo fournie par l'US Navy, on peut voir le missile tiré depuis le navire de guerre USS Porter, mer Méditerranée, le 7 avril 2017

Les Etats-Unis ont tiré une cinquantaine de missiles Tomahawk sur la base aérienne syrienne de Shayrat. La télévision d'Etat syrienne qualifie les frappes américaines d'"agression" mais Donald Trump affirme que les Etats-Unis "défendent la justice".

Les Etats-Unis ont procédé à des tirs de missiles contre la Syrie jeudi soir, en représailles à l’horrible attaque à l’arme chimique imputée aux forces du président Bachar Al Assad et qui a coûté la vie à une centaine de civils.

Dans une brève intervention dans la soirée, M. Trump a affirmé que Assad "a arraché la vie à des hommes, femmes et enfants sans défense". Et il a souligné que les Etats-Unis "défendent la justice" après une frappe punitive en Syrie, ajoutant que toutes les "nations civilisées" devraient oeuvrer à arrêter le bain de sang syrien

Les frappes américaines en Syrie causent un "préjudice considérable" aux relations entre Moscou et Washington, a déclaré vendredi le Kremlin, qui estime qu'elles constituent une "agression contre un Etat souverain".

"Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.
C’était le premier assaut direct américain sur les forces gouvernementales syriennes.

Selon des responsables du Pentagone, plus de 50 missiles de croisière Tomahawk ont été lancés depuis les bateaux de guerre américains USS Porter et USS Ross qui se trouvent actuellement en Méditerranée orientale, a précisé un responsable américain.

Ils ont ciblé une base aérienne dans l’ouest de la Syrie en représailles donc à l’attaque chimique qui, selon les officiels américains, a été perpétrée par l’aviation syrienne avec des gaz neurotoxiques, du type sarin.

Les représailles américaines sont intervenues au moment où le président Donald Trump reçoit en Floride son homologuque chinois Xi Jinping en Floride.

Le président lui-même n’avait pas annoncé ces représailles, mais il avait – tout comme d’autres responsables de la sécurité nationale – intensifié les mises en garde au gouvernement syrien tout au long de la journée, jeudi.

Plus tôt dans la soirée, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur la meilleure réponse à apporter à l'attaque de mardi.

La Russie, par la voix de son ambassadeur aux Nations unies, avait mis en garde les Etats-Unis contre une éventuelle intervention militaire contre son allié syrien.

"S'il y a des actions militaires, toute la responsabilité sera sur les épaules de ceux qui auront initié une telle entreprise tragique et douteuse", a déclaré l'ambassadeur russe Vladimir Safronkov à l'issue d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur la Syrie.

Il s’agit d’un grand changement dans la position de M. Trump qui, pendant sa campagne, avait averti contre toute implication éventuelle des Etats-Unis dans la guerre civile syrienne – vieille maintenant de 7 ans.

Mais le président a semblé être profondément bouleversé par la vidéo et les photos montrant les enfants tués dans l’attaque chimique, la qualifiant d’ "affront à l’humanité" qui a dépassé trop de lignes.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson avait plaidé jeudi pour le départ de Bachar al-Assad en raison de l'attaque chimique présumée de mardi en Syrie, après avoir évoqué il y a une semaine le maintien au pouvoir du président syrien.

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Donald Trump accorde une grâce présidentielle à son ancien collaborateur Michael Flynn

Le conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn, fait une déclaration lors d'un briefing quotidien à la Maison Blanche à Washington, le 1er février 2017.

Le président américain Donald Trump a gracié mercredi son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn qui avait plaidé coupable d'avoir menti au FBI lors de l'enquête sur l'ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016.

"C'est un grand honneur pour moi d'annoncer que le général Michael T. Flynn a obtenu une grâce complète. Félicitations à @GenFlynn et à sa merveilleuse famille, je sais que vous allez maintenant passer un Thanksgiving vraiment fantastique !", a écrit M. Trump sur Twitter.

Général d'armée à la retraite, M. Flynn a plaidé coupable en 2017 d'avoir menti au FBI sur les interactions qu'il a eues avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis dans les semaines précédant l'inauguration de Trump en janvier 2017.

Il a depuis lors cherché à retirer son plaidoyer, arguant que les procureurs avaient violé ses droits et l'avaient dupé pour qu'il accepte de plaider coupable. Sa condamnation a été reportée à plusieurs reprises.

Il s'agit de la grâce la plus médiatisée accordée par M. Trump depuis son entrée en fonction. Entre autres controverses, le président américain avait auparavant suscité un tollé en graciant les militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan. Il a aussi essuyé des critiques en accordant la grâce présidentielle à Joe Arpaio, ancien shérif du comet de Maricopa, en Arizona, accuse de racism notoire.

Le général Flynn, 61 ans, a été le premier conseiller à la sécurité nationale du président Trump. Il est limogé en 2017 après 24 jours à son poste à cause d’une controverse liée aux contacts de l'ancien général avec l'ambassadeur russe à Washington de l'époque, Sergei Kislyak.

Avant d’intégrer l’équipe de M. Trump, Michael Flynn était à la tête de l'Agence de renseignement du Pentagone, un poste qu’il est contraint de quitter en 2014, en partie à cause de son style de gestion et de ses opinions sur la manière de lutter contre le militantisme islamiste.

C’est en 2016 qu’il entre dans l’équipe de campagne de M. Trump.

Outre le general Flynn, d'autres anciens collaborateurs du president ont été condamnés pour divers crimes à l’échelle fédérale, notamment Roger Stone, conseiller et ami de longue date de M. Trump, et Paul Manafort, son ancien directeur de campagne.

Selon le quotidien USA Today, la grâce accordée à M. Flynn a suscité une réaction rapide de la famille du général qui a salué cette decision, que l'opposition démocrate a vite fait de condamner.

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