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Les Etats-Unis annoncent une aide de 600 millions de dollars, la France renforce son partenariat anti-Ebola

Les États-Unis ont annoncé jeudi à Kinshasa l'octroi d'une aide de 600 millions de dollars à la République démocratique du Congo d'ici 2022 pour consolider la transition politique en cours depuis l'investiture du nouveau président Félix Tshisekedi en janvier.

"Le gouvernement américain soutient le programme de changement du président Tshisekedi", a déclaré l'ambassadeur des États-Unis en RDC Mike Hammer, cité dans le communiqué de l'ambassade annonçant l'accord de coopération.

"Le nouveau financement appuiera les activités de développement liées à l'éducation, à la croissance économique, à la santé, à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance, à la protection de l'environnement et à l'aide humanitaire", détaille le communiqué.

Cet accord "porte l'aide américaine dans ces secteurs à $1,25 milliard depuis 2015", ajoute le communiqué.

L'accord a été signé par le directeur de l'USAID, Paul Sabatine, et le ministre congolais de la Coopération internationale, Pépin-Guillaume Manjolo Buakila.

Pour sa part, la France a annoncé jeudi également qu'elle souhaitait renforcer ses "efforts conjoints" avec la RDC dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola en cours dans l'est du pays.

Une "feuille de route franco-congolaise" a prévu trois priorités: "une réponse humanitaire d'urgence", "un renforcement du partenariat scientifique", et "des actions de développement pour renforcer le système de santé congolais à moyen et long terme", indique le communiqué du quai d'Orsay.

"La France s'est engagée à mobiliser 71 millions d'euros dans le domaine de la santé en RDC entre 2018 et 2021", conclut le communiqué.

Le président français Emmanuel Macron avait annoncé début novembre, en recevant Félix Tshisekedi, "le deuxième contrat" de développement bilatéral, qui verra la France "investir 65 millions d'euros pour accompagner le travail de modernisation et de transformation de la RDC" du président congolais.

En mai à Kinshasa, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait annoncé "un programme de 300 millions d'euros sur la durée du mandat du président Tshisekedi" jusqu'en 2023.

M. Tshisekedi gouverne en coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila qui a gardé le contrôle du Parlement et d'une majorité des 26 provinces.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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