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Les Egyptiens relèvent le défi de l'organisation de la CAN-2019

Des supporters égyptiens encouragent leur équipe lors de la CAN 2017 à Libreville, Gabon, le 5 février 2017.

Première Coupe d'Afrique des nations à 24 équipes, désignation tardive, insécurité sporadique: l'Egypte relève les défis pour accueillir de vendredi au 19 juillet le gratin du football africain, dans un calendrier où s'est ajouté l'enterrement de l'ancien président Mohamed Morsi.

Le pays a donc géré la mort de Mohamed Morsi, lundi, enterré mardi en toute discrétion et sous haute protection policière. L'ancien président égyptien était issu de l'organisation interdite des Frères Musulmans.

Un évènement de plus alors que le pays des "Pharaons" va accueillir une CAN, pour la cinquième fois, mais la première pour la première fois depuis la révolte de 2011.

C'est en janvier seulement que l'Egypte a été désignée par la Confédération africaine de football (CAF) pour remplacer au pied levé le Cameroun, écarté en raison du retard dans la préparation des infrastructures et de la situation sécuritaire.

Si l'Egypte ne connait pas de problèmes d'infrastructures -- les trois stades du Caire et les trois autres à Alexandrie (nord), Suez et Ismaïlia (est), font parties des installations existantes -- il n'en va pas de même pour la sécurité.

. Attentats récents

La chute du régime d'Hosni Moubarak à la faveur de la révolte de 2011 a été suivie d'une longue période d'instabilité sécuritaire, dont les soubresauts agitent aujourd'hui encore le pays.

Une insurrection menée par une branche locale du groupe Etat islamique (EI) continue de sévir dans le nord du Sinaï (est de l'Egypte). Des centaines de policiers et militaires ont été tués depuis la destitution par l'armée en 2013 de feu Mohamed Morsi.

Des attentats récents ont visé des touristes étrangers et la communauté copte orthodoxe. En réponse, l'ex-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, mène une répression sans pitié contre l'extrémisme islamiste, mais aussi contre toute forme d'opposition.

Et l'Egypte accueille la première CAN à 24 équipes contre 16 équipes auparavant, ce qui représente un effort d'organisation et de logistique supplémentaire.

Malgré le peu de temps accordé à l'Égypte, les autorités et la CAF répètent sans cesse que l'Egypte est prête.

"Les six stades sont magnifiques, de classe mondiale. (...) Il n'y a plus de détails sur lesquels travailler, tout est prêt!", a affirmé à l'AFP le dirigeant nigérian Amaju Pinnick, le président du comité d'organisation de la CAN.

- Couacs -

Mais les dernières semaines n'ont pas été exemptes de couacs. Fin avril, le comité d'organisation s'est attiré les critiques de supporters égyptiens après avoir annoncé des prix jugés élevés pour les billets des matches des "Pharaons", alors le pays lutte pour sortir d'une grave crise économique.

Selon les chiffres officiels, 28% des Égyptiens vivent sous le seuil de pauvreté et le revenu mensuel moyen par habitant est d'environ 4.000 livres égyptiennes (210 euros).

La colère des fans a contraint les organisateurs à réduire le prix des billets pour les matches de l'Egypte à 150 livres (8 euros) au lieu de 200 livres.

"Le débat sur le prix des tickets a montré un manque préparations", a dit à l'AFP le journaliste sportif égyptien Walid al-Adawi. Ce dernier estime que les prix élevés des billets devaient favoriser l'accès des tribunes à "une certaine catégorie de personnes, capable de se débrouiller sur internet".

De nombreux égyptiens n'ont pas d'accès internet ou ne peuvent utiliser ce moyen pour réserver leurs billets. Et le prix ne les a pas encouragés à se rendre dans les cybercafés pour réserver en ligne, y compris après la baisse de prix opérée.

Lors de la dernière CAN en Egypte en 2006, les stades étaient remplis de fans de tous âges et de toutes catégories sociales.

"Toute expérience a des difficultés au début", philosophe Mohamed Fadl, ancien joueur égyptien et directeur exécutif de la CAN.

Autre sujet de mécontentement: la question de la diffusion des matches à la télévision.

Les autorités égyptiennes, qui comptaient sur une diffusion à la télévision publique via le satellite Nilesat, ont vu leurs plans contrariés en raison des droits qui sont détenus par la chaîne qatarie beIN Sports.

- Réservé aux plus aisés -

En tant que pays hôte, l'Egypte peut recevoir les images, mais celles-ci ne pourront être diffusées que sur le réseau hertzien, ce qui implique l'achat d'antennes adéquates, à des coûts souvent prohibitifs pour certains ménages égyptiens.

Dans un pays de près de 100 millions d'habitants, soumis à une forte inflation, l'abonnement à beIN est réservé aux plus aisés et aux propriétaires de cafés désireux d'attirer la clientèle.

"Est-il raisonnable que l'Egypte, pays hôte, ne puisse pas diffuser les matches sur ses chaînes satellite ? C'est ridicule", estime Ahmed Abdel Meguid, fan de football égyptien avant d'ajouter: "le football en Egypte est plus important que la politique. C'est le seul divertissement".

Mais pour les autorités, l'organisation de la compétition se déroule comme prévu. "Il n'y a pas de crise dans la Coupe d'Afrique des Nations 2019", a déclaré le ministre égyptien des Sports Ashraf Sobhi en février.

Pour l'Egypte, les enjeux sont de taille: il s'agit d'affirmer le retour du pays sur la scène internationale après le chaos de 2011. Il s'agit également d'effacer le fiasco de la Coupe du Monde 2018 en Russie qui avait vu l'équipe égyptienne médiocre et rapidement éliminée.

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Foot: Hervé Renard, sélectionneur français du Maroc, annonce sa démission

Hervé Renard lors d'une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 19 juin 2018.

Le sélectionneur français du Maroc, Hervé Renard, a annoncé sa démission dimanche dans un communiqué posté sur son compte Twitter, deux semaines après l'élimination surprise de son équipe lors de la CAN en Egypte.

"Il est temps pour moi de clore ce long et beau chapitre de ma vie, non sans une certaine émotion et tristesse, mais c'est une décision inéluctable prise bien avant la CAN-2019", a ajouté le sélectionneur arrivé en 2016 et resté 41 mois à la tête de l'équipe nationale marocaine.

A la surprise générale, le Maroc, finaliste de la CAN en 2004 et quart de finaliste lors de la dernière édition, avait été éliminé le 5 juillet dès les huitièmes par le Bénin (1-1, 4 tab 1), pourtant réduit à dix et novice à ce stade de la compétition.

"Oui, on espérait tous mieux pour cette édition 2019 de la CAN en Egypte, mais le football est ainsi, il fait naître les espoirs les plus fous et nous ramène durement à la réalité d'une élimination trop rapide aux tirs aux buts", a poursuivi Hervé Renard.

Il a précisé que le président de la Fédération royale marocaine de football Fouzi Lekjaa avait été informé et "s'est engagé contractuellement" à respecter cette décision.

Finale de la CAN 2019

Finale de la CAN 2019
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L'Algérie décroche sa 2e Coupe d'Afrique 29 ans après

L'attaquant algérien Riyad Mahrez (à gauche) se bat contre l'attaquant sénégalais Sadio Mane lors du match de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2019 entre le Sénégal et l'Algérie au Stade du 30 juin au Caire le 27 juin 2019. (Photo de Khaled DESOU

Une si longue attente: 29 ans après, l'Algérie a conquis sa deuxième Coupe d'Afrique des nations en douchant le Sénégal (1-0) après seulement 79 secondes de jeu grâce à un but de Baghdad Bounedjah, vendredi, au Caire.

Au-delà de l'attente suscitée à Dakar et Alger, ce match était particulièrement suivi en France où un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place après les incidents qui ont jalonné le beau parcours de l'équipe algérienne.

Chez les Lions, la fête n'aura duré que 79 secondes

Les Sénégalais attendaient leur deuxième finale de CAN depuis 12 ans et l'avaient préparée dans la ferveur depuis des jours, certains de l'emporter. Mais la fête n'aura duré que 79 secondes, le temps pour l'Algérie de refroidir des Lions en manque cruel d'efficacité.

Un tir dévié en cloche de Baghdad Bounedjah dès la première attaque des Fennecs, qui termine sa course dans les filets, un penalty accordé aux Sénégalais en début de seconde période, puis annulé après consultation de la VAR... "On a vraiment manqué de chance", pestait un supporter ne cachant pas sa désillusion.

"Nous aimons le foot, mais le foot ne nous aime pas", se désolait une jeune supportrice au coup de sifflet final. "Je me demande quand finalement nous allons gagner une CAN", se lamentait un jeune homme.

Plongées dans un silence de cathédrale pendant une première période insipide, les "fan zones" de Dakar se sont bien à nouveau animées après la mi-temps, lorsque les dribles de la star de Liverpool Sadio Mané, qui en a perdu sa chaussure, ont sonné la révolte des Lions, faisant reculer la défense algérienne.

Malgré la défaite (1-0) contre ces mêmes Algériens en phase de poules, la confiance était là, avant la rencontre. "On va gagner, Inch Allah (si Dieu le veut). La coupe, ce sera au Sénégal cette année", affirmait le vendeur ambulant Ibrahima Diallo, qui avait rallié la place de la Nation, dans le quartier populaire de Colobane, plusieurs heures avant le début du match.

La place avait été transformée en "fan zone" dotée de trois écrans géants et d'un large podium, où des groupes populaires devaient animer la nuit dakaroise.

Les Sénégalais, forts de leur statut de mondialiste, de première nation africaine au classement Fifa, étaient persuadés de pouvoir enfin vaincre le signe indien à l'occasion de leur deuxième finale continentale de leur histoire, après celle perdue en 2002 face au Cameroun.

Toute la journée, Dakar a vécu au rythme des coups de klaxon, des vuvuzelas et de la musique de l'autre star internationale du pays, le chanteur Youssou N'Dour. Jusqu'à ce que les rues de la capitale se vident, sur le coup de 19H00 heures.

Dans un pays fan de foot mais toujours en quête de son premier trophée, les villes de l'ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest s'étaient mises sur leur 31 pour soutenir l'équipe nationale.

- Trottoirs repeints dans la nuit -

"Nous avons nettoyé le quartier", sourit une collégienne dakaroise, Adama Samb. Autour d'elle, dans les rues populaires du quartier de Bopp, les banderoles, poteaux électriques, troncs des arbres bordant les rues, et même les chaussées et trottoirs, repeints pendant la nuit, arborent les couleurs vert-jaune-rouge du drapeau national.

Les cafés, restaurants et les centres commerciaux avaient organisé des soirées spéciales, même si de nombreux Sénégalais avaient préféré regarder le match en famille, à la maison.

A Kolda (sud), en Haute-Casamance d'où est originaire la star Sadio Mané, comme à Saint-Louis (nord), fief de l'ailier de Rennes Ismaïla Sarr, la même fièvre et les mêmes couleurs avaient envahi les rues, selon des correspondants de l'AFP. Tout était prêt pour faire la fête.

Jusqu'à cette maudite 79e seconde ...

Les dix derniers vainqueurs

2019: Algérie

2017: Cameroun

2015: Côte d'Ivoire

2013: Nigeria

2012: Zambie

2010: Egypte

2008: Egypte

2006: Egypte

2004: Tunisie

2002: Cameroun

Nombre de titres par pays (la première édition a eu lieu en 1957):

1. Egypte: 7 titres (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010)

2. Cameroun: 5 (1984, 1988, 2000, 2002, 2017)

3. Ghana: 4 (1963, 1965, 1978, 1982)

"Eau de naissance" une ode au courage des réfugiés soudanais

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Argentine: Bilardo, l'entraîneur champion du monde 1986, dans un état grave

Carlos Bilardo a rejoint l’école technique de Maradona dans les anneaux de "Pibe". Voir les réunions pour "Albiceleste" en Afrique du Sud et un monde de loisirs.

Carlos Bilardo, l'ancien sélectionneur de l'équipe d'Argentine de football, qui avait mené l'Albiceleste au titre mondial en 1986, est hospitalisé dans un état grave après avoir subi une opération au cerveau, a appris vendredi l'AFP.

Le technicien avait déjà été hospitalisé à deux reprises en 2018 en raison d'un syndrome d'"hydrocéphalie à pression normale" (augmentation du volume de liquide cérébro-spinal).

Âgé de 81 ans, l'ancien entraîneur se trouve aux soins intensifs de l'Institut argentin du diagnostic et traitements (IADT) de Buenos Aires depuis 48 heures et "son pronostic vital est réservé", a informé l'hôpital dans un communiqué. Il avait été admis dans cet établissement le 4 juillet, mais son état s'est aggravé ces dernières heures.

Carlos Bilardo a récemment subi un drainage dans la région du cerveau, la deuxième intervention en un peu plus d'un mois, selon son entourage et la presse argentine.

"Je veux le remercier éternellement de nous avoir inculqué le respect du maillot argentin, ce que cela signifie d'être un membre de la sélection", a réagi l'ancien gardien Sergio Goycochea, qui s'est en outre dit préoccupé par l'état de santé de celui qui l'a fait briller au Mondial-1990 en Italie.

Gynécologue de formation, Carlos Bilardo a pris la direction de la sélection argentine en 1982 et a présidé à sa destinée jusqu'en 1990.

Outre le titre mondial en 1986 -la deuxième et dernière couronne planétaire de l'Albiceleste- il a mené ses troupes à la finale de la Coupe du monde 1990, remportée 1-0 par l'Allemagne au stade Olympique de Rome.

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