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Les faux billets de banque profilèrent en Centrafrique

Billets issus de la banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest, pris en photo le 9 avril 2016.

En RCA, le circuit économique est menacé par la fabrication de faux billets de banque. Ces billets illégaux pullulent ces derniers jours à Bangui et préoccupent les autorités du pays.

Les plaintes fusent de partout dans la capitale centrafricaine. Plusieurs opérateurs économiques et consommateurs se sont déjà fait anarquer par ces billets illégaux. Par conséquent, la prudence gagne tous les secteurs d’activité.

Pour de nombreux commerçants, la circulation de ces faux billets de banque impacte leurs capitaux.

Djibril Youssouf, président des commerçants du marché PK5, confirme "avoir constaté plusieurs fois des faux billets de banque" en circulation. "Tous les commerçants doivent être vigilants et certains ont même acheté des détecteurs de faux billets", a-t-il affirmé.

Reportage de Freeman Sipila, correspondant à Bangui pour VOA Afrique
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Les opérateurs économiques n’en sont pas les seules victimes. L’équipe nationale centrafricaine de football en a aussi fait les frais.

Des joueurs locaux et de la diaspora ont reçu plusieurs centaines de milliers de FCAF en faux billets à l’issue du match RCA-Madagacar en mars dernier à Bangui.

L’information judiciaire ouverte par le parquet de Bangui a permis d’interpeller un présumé auteur. Pour Ghislain Gresenguet, procureur de Bangui, il s’agit d’un crime passible de plusieurs années de prison.

"Nous menons une enquête pour savoir d'où viennent ces faux billets et qui les mettent en circulation", a indiqué le procureur, insistant sur les peines lourdes pour ce délit, passible de dix années de prison.


Cette situation est aussi déplorée par des responsables de certaines banques de la place. Selon Mahamat Goni, chef d'agence de la commercial Bank Centrafrique, CBCA de Sambo, "il faut que les commerçants se rapprochent de nous, que l'on puisse leur donner quelques éléments de distinction entre le vrai et le faux".


Les économistes centrafricains contactés par VOA Afrique ont été unanimes : la circulation de ces faux billets de banque est une menace pour l’économie centrafricaine, une situation plus que préoccupante pour les nouvelles autorités du pays.

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Un chef coutumier et 4 civils tués dans deux attaques à Beni

Soldats des FARDC à Paida, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 7 décembre 2018.

Un chef traditionnel et quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques dans le territoire de Beni, théâtre de violences permanentes dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris des sources militaire et administrative.

"Nous avons repoussé la nuit une attaque des ADF (Allied Democratic Forces, rebelles musulmans ougandais) à Magboko près d'Oicha. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la fuite de l'ennemi que nous poursuivons. Malheureusement, deux civils ont été exécutés", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu (est).

A Eringeti, situé à 30 km de cette première localité attaquée et à 60 km au nord de la ville de Beni, un chef coutumier a été tué avec deux autres civils dont une femme", a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Si à Magboko, l'incursion des ADF ayant fait deux morts a débuté vers 23 heures, pour le cas d'Eringeti, les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cet acte", a précis M. Kibwana.

"Les victimes de Magboko ont été tuées à la machette alors que celles d'Eringeti ont été tuées par balles tirées par des éléments en uniformes non encore identifiés", a souligné Teddy Kataliko, l'un des responsables de la société civile du territoire de Beni.

"C'est inconcevable qu'un chef du village soit abattu dans un milieu où l'armée est déployée", a-t-il ajouté.

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le village de Mukoko déserté à Beni après les massacres (vidéo)
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Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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