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Les démocrates choisissent un Kennedy pour répondre à Trump

Le démocrate Joe Kennedy à Capitol Hill, à Washington DC, le 26 juillet 2017.

Face à Donald Trump, qui prononce son discours annuel sur l'état de l'Union au Congrès, les démocrates ont choisi le dernier descendant de l'illustre famille politique des Kennedy, Joe Kennedy, pour incarner leur opposition.

Joseph Kennedy III, 37 ans, est le petit-neveu du président démocrate assassiné en 1963 John F. Kennedy, et le petit-fils de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice, lui aussi assassiné alors qu'il était candidat aux primaires démocrates pour la Maison Blanche en 1968.

Ce grand homme roux aux yeux bleus a la silhouette et la mâchoire carrée de ses illustres prédécesseurs. Il a été élu à la Chambre des représentants en 2012 et réélu deux fois depuis, dans sa circonscription du Massachusetts, près de Boston, bastion familial. Son père, Joseph Kennedy II, a lui aussi été Congressman dans cette région.

Joe Kennedyle 26 juillet 2017, à Capitol Hill à Washington.
Joe Kennedyle 26 juillet 2017, à Capitol Hill à Washington.

Il a été choisi pour un exercice à la fois honorifique et ingrat, en raison de son format: il s'agit de délivrer une allocution télévisée de quelques minutes après le long discours du président américain devant les deux chambres réunies du Congrès.

Ce message vidéo, que Joe Kennedy prononcera depuis un lycée du Massachusetts, fait rarement les gros titres, a fortiori si le président a multiplié les annonces auparavant. Il y a souvent plus de coups à prendre que de points à gagner: le sénateur républicain Marco Rubio, en 2013, avait interrompu son discours pour chercher une bouteille d'eau, qu'il avait bue pendant de pénibles secondes sans lâcher l'objectif du regard, un moment entré dans les annales de la politique américaine. D'autres ont récité leur texte sans erreur, pour tomber aussitôt aux oubliettes.

Reste que le choix de Joe Kennedy illustre la volonté du parti démocrate de rajeunir son image. A la Chambre, les numéro un et deux du parti d'opposition sont septuagénaires; au Sénat, ils ont 67 et 73 ans.

Le parlementaire est en outre un progressiste assumé, champion des droits civiques et du combat pour une couverture maladie universelle, un sujet sur lequel son autre grand-oncle, le sénateur Ted Kennedy, s'est battu toute sa vie.

'Jeune et ennuyeux'

L'immigration sera aussi vraisemblablement au menu - des dizaines de "Dreamers", des sans-papiers jeunes, ont été invités par des élus démocrates à assister au discours présidentiel depuis les tribunes des invités, dans l'hémicycle de la Chambre des représentants.

Joe Kennedy a lui-même convié comme invitée personnelle une sergent-cheffe transgenre de l'armée de Terre, Patricia King, alors que Donald Trump a tenté d'interdire aux trans de rejoindre l'armée.

Diplômé de Stanford et de la faculté de droit d'Harvard, Joe Kennedy a été procureur adjoint dans un comté du Massachusetts avant de se lancer, avec succès, en politique.

Dans la hiérarchie du Congrès, il a peu compté jusqu'à présent, n'ayant que cinq ans d'ancienneté.

Il devra retrouver une partie des talents oratoires des Kennedy pour non seulement résumer le message démocrate, et tendre la main aux électeurs du centre et du parti républicain qui seraient lassés par Donald Trump et tentés de voter démocrate aux élections législatives de novembre prochain.

"J'espère pouvoir défendre la vision d'un pays où chacun d'entre nous bénéficie de la justice sociale et économique que nous méritons", a-t-il déclaré.

L'un de ses discours récents montre que la rhétorique du jeune élu trouve son public. Prononcé après les violences racistes de cet été à Charlottesville, il a été vu plus de 15 millions de fois sur Facebook.

Un autre, sur le droit aux soins, a retenu l'attention des caciques démocrates.

"Ouah. Ce Kennedy-là pourrait devenir président", avait alors commenté Howard Dean, ancien patron du parti.

Les républicains du comité America Rising n'ont pu trouver que quelques défauts au jeune Kennedy: selon eux, il est "riche et ennuyeux". Son patrimoine est en effet estimé à 18 millions de dollars, la 22e fortune du Congrès. Quant à l'ennui, rendez-vous mardi soir, à la fin du discours de Donald Trump prévu à 2 heures GMT.

Avec AFP

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Joe Biden, désormais dans la course à la présidence des Etats-Unis

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Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

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