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RDC

Les députés convoqués en session extraordinaire pour "l'investiture du gouvernement"

Le président de la RDC Félix Tshisekedi

L'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo est convoquée en session extraordinaire afin d'investir le gouvernement dont la formation est attendue depuis sept mois, annonce jeudi la présidente de cette institution.

"A la demande du président de la République dans sa lettre du 13 août 2019, vu l'urgence et la nécessité, l'Assemblée nationale est convoquée en session extraordinaire du 19 août au 07 septembre 2019", écrit Jeanine Mabunda, présidente de la chambre basse du Parlement congolais.

Toujours pas de gouvernement à Kinshasa
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"L'ordre du jour de la session extraordinaire comporte les points ci-après: la validation des pouvoirs, l'audition du programme et l'investiture du gouvernement".

Mercredi, la primature congolaise avait indiqué que le président Tshisekedi avait recalé une première mouture gouvernementale pour non-respect de la parité et du renouvellement des générations.

Investi le 24 janvier, après la présidentielle du 30 décembre 2018, M. Tshisekedi n'a toujours pas de gouvernement, en dépit des négociations engagées entre ses partisans et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila.

Le chef de l'État a nommé M. Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre au mois de mai, sur proposition de l'ancien président Joseph Kabila, dont les partisans ont obtenu la majorité des sièges au Parlement à l'issue des législatives.

Sur la base d'un accord conclu entre les deux parties, le prochain gouvernement doit être composé de 65 membres, dont 42 seront issus des rangs du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition des pro-Kabila. Cap pour le changement (Cap), du président Tshisekedi, comptera 23 membres.

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Le gouverneur de Kinshasa décrète une quarantaine partielle de la ville

Circulation faible dans une rue de la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, le 19 décembre 2016. (Photo: REUTERS/Thomas Mukoya)

Le coeur politique, diplomatique et économique de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, va être "mis en quarantaine" pendant 14 jours à compter de lundi en raison du coronavirus, a annoncé jeudi le gouverneur de la ville.

Cette mesure intervient alors que la mobilisation de la RDC contre le Covid-19 a commencé en ordre dispersé et dans la confusion.

La commune résidentielle de la Gombe, l'une des 26 de la capitale d'au moins dix millions d'habitants, "est mise en quarantaine du 6 au 20 avril", a déclaré le gouverneur Gentiny Ngobila lors d'une intervention radio-télévisée.

Siège du gouvernement, des grandes ambassades, de plusieurs banques, la commune de la Gombe "est considérée comme l'épicentre de l'épidémie dans la ville", a ajouté le gouverneur.

Pendant le confinement partiel de la seule Gombe, l'équipe de la "riposte" au Covid-19 "s'organisera pour rechercher les personnes malades, mais aussi investiguer les contacts à risque et les cas symptomatiques sur toute l'étendue de la ville de Kinshasa pour leur dépistage et prise en charge", a-t-il dit.

Le même gouverneur avait annoncé jeudi dernier un premier "confinement total" de quatre jours de tout Kinshasa, avant de faire marche arrière le lendemain par crainte d'une flambée des prix et de l'insécurité.

- Cafouillage -

Le début de la lutte contre le virus en RDC a été marqué jusquà présent par le cafouillage autour du confinement, le manque de moyens, voire la panique.

"La semaine prochaine sera la plus difficile pour Kinshasa. Les chiffres vont rapidement doubler, voire tripler", prévenait lundi le chef des équipes de prise en charge, le docteur Jean-Jacques Muyembe, dans un entretien à Jeune Afrique.

D'après le dernier bilan officiel publié jeudi soir, le pays compte 134 cas confirmés (11 cas de plus en 24 heures) pour 13 décès et trois guérisons.

Un chiffre sans doute très sous-évalué dans l'un des plus grands pays d'Afrique (environ 80 millions d'habitants), vu le faible nombre de tests pratiqués. "En moyenne, 50 par jour par l'Institut national de recherche biomédicale (INRB)", selon une source sanitaire.

L'immense majorité des cas confirmés (126) se concentre à Kinshasa, isolée du reste du pays sur décision du chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Hors la capitale, huit cas ont été déclarés depuis une semaine dans l'est du pays.

Jeudi soir, un premier cas a même été déclaré à Beni dans la province du Nord-Kivu, épicentre d'une précédente épidémie d'Ebola dont la fin doit être officiellement proclamée le 12 avril.

Les premiers cas déclarés à partir du 10 mars ont été "importés" d'Europe, touchant par exemple des proches du pouvoir dont certains sont décédés. La zone de santé de la Gombe a été la plus touchée.

Sur le plan sanitaire, l'équipe de prise en charge s'organise autour du virologue Jean-Jacques Muyembe, co-découvreur du virus Ebola dès 1976, patron de l'INRB.

Le prix Nobel de la paix 2018, le gynécologue Denis Mukwege, a été nommé à la tête d'une "commission santé" dans sa province du Sud-Kivu (est) où deux cas ont été enregistrés.

- 65 respirateurs -

Sur le papier, chacune des 26 communes de Kinshasa est rattachée à un ou deux centres hospitaliers pour la prise en charge des cas de Covid-19.

Mais en pratique, "les structures médicales ne sont pas préparées à accueillir les malades, à l'exception d'un l'hôpital tenu par les Chinois", selon une source sanitaire. Et les hôpitaux ne disposent que de 65 respirateurs pour toute la ville, selon un chercheur.

Les équipes de l'IRNB "n'ont pas de voitures, pas de carburant. Les ONG fournissent des voitures", rapportent des sources étrangères.

La maladie a frappé des proches du chef de l'Etat, qui ont eux-mêmes connu des difficultés de prise en charge.

Conseiller spécial du président, Vidiye Tshimanga est resté 48 heures à domicile sans aucune nouvelle des équipes de prise en charge après avoir été diagnostiqué le 23 mars (et après une erreur dans la transmission du diagnostic), raconte-t-il à l'AFP. Le quadragénaire, qui présente des symptômes légers, est depuis traité avec de la chloroquine et du zithromax.

"Il y a une forme de panique générale qui s'est installée. Les patients du Covid-19 sont laissés de côté sans recevoir de soins. Il y a un manque d'information qui va être pallié par le gouvernement. Il faut le faire le plus vite possible", espère M. Tshimanga.

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