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Les critiques de Sanders envers Netanyahu divisent l'électorat juif

Le candidat démocrate Bernie Sanders au Vatican le 16 avril 2016.

Lors du dernier débat télévisé, Bernie Sanders a déclaré que Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, "n'a pas toujours raison".

Le démocrate Bernie Sanders a brisé un tabou de la campagne présidentielle américaine lorsqu'il a jugé disproportionnée la réponse d'Israël dans la guerre à Gaza en 2014 et réclamé une approche plus équilibrée sur le conflit israélo-palestinien.

A quelques jours des importantes primaires dans l'Etat de New York, les déclarations du sénateur du Vermont jeudi lors d'un débat télévisé où il était opposé à Hillary Clinton ne sont pas passées inaperçues.

Traiter les Palestiniens avec "respect et dignité"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "n'a pas toujours raison", a dit M. Sanders. "On ne peut pas continuer à considérer les choses à sens unique".

"Si nous voulons un jour apporter la paix dans cette région, qui a vu tellement de haine et de guerre, il va falloir que nous traitions le peuple palestinien avec respect et avec dignité", a-t-il ajouté.

La ville de New York compte une très importante communauté juive et Bernie Sanders est le seul candidat à être lui-même de religion juive. Il a même un temps vécu en Israël.

Dans n'importe quel autre pays, ses déclarations seraient passées inaperçues, estime Daniel Sieradski, responsable national du groupe "Les juifs pour Bernie", qui compte plus de 8.000 soutiens sur sa page Facebook.

"Mais le discours dans la politique juive américaine a été poussé tellement à droite ces dernières décennies que Bernie est maintenant presque présenté comme un extrémiste anti-Israël".

Durant la dernière primaire démocrate vraiment disputée à New York, en 1992, une telle déclaration aurait constitué un véritable suicide politique, a estimé le New York Times.

M. Sieradski n'est pas d'accord: "Je ne pense pas que c'est un suicide politique, mais ça ne l'aide clairement pas parmi ceux qui ont une ligne dure sur ce qui se passe en Israël".

Selon lui les juifs américains représentent 20% de l'électorat à New York. La majorité sont démocrates. Un soutien indéfectible à Israël a donc longtemps été considéré comme indispensable pour les candidats, mais les déclarations de M. Sanders reflètent un changement des mentalités dans cet électorat, notamment chez les plus jeunes.

"Dix coups de retard"

Ainsi, Sharon Goldtzvik, 29 ans, est "très contente" de voir un candidat à la présidentielle aborder le sujet de la dignité des Palestiniens. Elle a vécu en Israël, est mariée à un Israélien et elle décrit Bernie Sanders comme "une bouffée d'air frais".

"J'ai moins de 30 ans, les gens de ma génération ne sont pas prêts à accepter le fait qu'il n'y aurait qu'une seule manière de soutenir Israël, donc je pense que cela représente le point de vue de beaucoup de juifs, et d'un nombre croissant de juifs", dit-elle.

L'audace de M. Sanders ne semble toutefois pas payante: il est devancé par Hillary Clinton tant chez l'électorat juif (40% contre 60% à l'ancienne secrétaire d'Etat), que d'une manière générale dans l'Etat de New York, où il accuse 13 points de retard.

Gaylen Ross, une documentariste, votera pour Mme Clinton et pense qu'elle est la candidate la mieux à-même de négocier une solution à deux Etats: "Franchement s'il arrive à la table des négociations avec un tel langage, il a déjà dix coups de retard".

Le sénateur du Vermont a été le seul candidat à refuser de s'exprimer devant la conférence annuelle du groupe de pression pro-israélien Aipac, le 21 mars. Et il s'est vu reprocher d'avoir donné à tort au New York Daily News le chiffre de 10.000 civils tués dans la guerre à Gaza en 2014, signe d'une certaine méconnaissance des dossiers.

Howard Graubard, juriste impliqué chez les démocrates dans l'Etat, estime pour sa part que M. Sanders ne souffrira pas de ses déclarations, "parce que toute façon il va perdre".

Selon lui ses déclarations ne dérangeront pas ses soutiens juifs progressistes, mais elles inciteront fortement les tenants d'une ligne plus dure, qui ne soutiennent pourtant pas beaucoup plus Hillary Cliton, à aller voter pour elle.

Avec AFP

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Primaires démocrates dans le Nevada : Bernie Sanders favori

Timothy Boytor, chef de bureau de vote au lycée Cheyenne High School, dirige les électeurs lors du caucus du Nevada, à North Las Vegas, le 22 février 2020. (REUTERS/Shannon Stapleton)

Troisième scrutin des primaires démocrates, le vote du Nevada pourrait encore accroître la dynamique du sénateur socialiste ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension.

Bernie Sanders réussira-t-il à transformer l'essai ? Les électeurs démocrates du Nevada, où se trouvent les célèbres casinos de Las Vegas au milieu du désert, sont appelés samedi à choisir leur candidat pour défier Donald Trump lors de la présidentielle de novembre.

Troisième scrutin des primaires démocrates, le vote du Nevada pourrait encore accroître la dynamique du sénateur socialiste ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension, avant l'avalanche du "Super Tuesday" le 3 mars lorsque quatorze Etats voteront.

"Il s'agit de faire en sorte que tous les habitants de la nation la plus riche de l'Histoire puissent vivre dans la sécurité et la dignité. Ce n'est pas trop en demander", a tweeté M. Sanders quelques heures avant le début du scrutin.

La course est encore longue jusqu'à l'investiture du candidat qui portera les couleurs démocrates face au républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 3 novembre.

Mais l'élan pris dans le Nevada puis en Caroline du Sud (29 février) pourrait être déterminant.

Contrairement à l'Iowa et au New Hampshire, cet Etat désertique a une population cosmopolite, avec un tiers d'habitants hispaniques. Une différence qui pourrait affecter les candidats modérés Pete Buttigieg et Amy Klobuchar, qui arrivent avec le vent en poupe mais qui sont moins populaires chez les minorités.

"Nevada, c'est le jour J !" L'ancien vice-président Joe Biden, deuxième dans les sondages du Nevada et à l'échelle nationale espère bénéficier samedi de son plus grand soutien chez les minorités, après deux résultats humiliants.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a repris pied dans la course grâce à une bonne performance lors d'un débat mercredi à Las Vegas.

Comme l'Iowa, le Nevada organise des "caucus" pour ses primaires, des assemblées d'électeurs qui exprimeront publiquement leur choix de candidat à partir de midi (20H00 GMT) sur quelque 2.000 sites.

Eviter le chaos

Après le chaos dans la publication des résultats en Iowa début février, les démocrates du Nevada cherchent à tout prix à éviter un même fiasco en simplifiant le mode de recensement des scores.

Plus de 75.000 électeurs ont déjà voté lors de scrutins anticipés dans cet Etat, selon le parti démocrate, dont une majorité participait pour la première fois à ces primaires ce qui pourrait présager une forte mobilisation.

Mais à qui profiterait-elle?

Fort de ses deux excellents résultats dans l'Iowa et le New Hampshire, Bernie Sanders, très populaire chez les jeunes séduits par son programme résolument à gauche, martèle qu'une bonne mobilisation le favorise.

Les révélations embarrassantes publiées vendredi soir sur une ingérence de la Russie en sa faveur pourraient contrarier sa candidature.

"Mon message (au président russe Vladimir) Poutine est clair: restez à l'écart des élections américaines et lorsque je serai président, je m'en assurerai", a réagi le sénateur indépendant.

Bernie Sanders "ne veut pas d'ingérence... Trump en veut, Trump s'en félicite", a abondé Brenda Bolton, vétéran de 67 ans lors de son dernier meeting de campagne à Las Vegas vendredi.

M. Sanders a confirmé avoir été informé par les services de renseignement américains d'une ingérence russe dans le processus électoral de novembre mais n'a pas fait allusion au soutien spécifique à sa candidature rapporté par le Washington Post.

De son côté, Donald Trump est furieux après d'autres informations selon lesquelles les Russes cherchaient spécifiquement à l'aider à remporter la présidentielle. Une "mascarade" alimentée par les démocrates "radicaux" a-t-il accusé.

Dans un tweet au ton moqueur samedi, il a appelé les électeurs du Nevada à "faire attention à la Russie, la Russie, la Russie".

Comme un pied de nez à ses rivaux, le milliardaire républicain a tenu un meeting électoral à Las Vegas à la veille du scrutin.

Bloomberg absent

Le multi-milliardaire Michael Bloomberg a quant à lui fait l'impasse sur les premiers Etats pour entrer en lice lors du "Super Tuesday".

Malgré cela, la fortune de l'ancien maire de New York lui a permis de se hisser à la troisième place dans la moyenne des sondages nationaux, à coups de spots publicitaires financés avec déjà plus de 360 millions de dollars depuis novembre.

Ses rivaux l'accusent sans relâche de vouloir "acheter" l'élection.

Déjà plombé par des accusations polémiques, cet ex-républicain essuie aussi des critiques nourries depuis sa piètre performance lors de son premier débat mercredi.

"Si cela se passe comme ça pour un débat démocrate, il est assez probable que Trump n'en fera qu'une bouchée", a jugé Bernie Sanders sur la chaîne CBS.

Le Panafrican Film Festival s’achève à Los Angeles

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Troisième primaire démocrate ce samedi au Nevada

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

Les Etats-Unis et les talibans signeront un accord le 29 février

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