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Les contrôles de routine dénoncés par la société civile à N’Djamena


La police nationale au quartier Paris Congo dans la ville de N'Djamena, le 28 août 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Depuis une semaine, la police nationale tchadienne traque les propriétaires des engins à deux et quatre roues pour vérification des pièces administratives, ce que dénonce la société civile qui y voit un moyen de renflouer les caisses de l'État.

En deux semaines de contrôle de routine, la police nationale affirme avoir saisi 1.783 motos qui circulent avec de fausses plaques minéralogiques, ou sans plaques, contraignant les propriétaires à se conformer à la législation tchadienne.

Mais des ONG tchadiennes dénoncent cette situation, car le vrai mobile de ce contrôle, selon elles, serait de renflouer les caisses de l’Etat, quasiment vides en cette période de crise financière et économique.

Pour le président du Collectif tchadien contre la vie chère, Dingamanayel Nely Versinis, cette opération serait un business pour les autorités en charge de la circulation routière. Il demande au gouvernement de surseoir à cette mesure.

La Circulation dans la ville de N'Djamena, 28 août 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
La Circulation dans la ville de N'Djamena, 28 août 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Son argumentation est balayée d’un revers de la main par le commandant adjoint de la compagnie de la circulation routière, le Colonel Didjeïna Bessadbaye.

Pour lui, "ces mauvaises langues" cherchent depuis toujours à jeter le discrédit sur les agents de la police.

André Kodmadjingar, correspondant à N’Djamena

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