Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Les compagnies et les pays qui clouent au sol leurs Boeing 737 MAX

Un Boeing 737 MAX 8 en construction pour Shanghai Airlines stationné à l'usine d'assemblage de Boeing, le 11 mars 2019, à Renton, dans l'État de Washington.

Le crash d'un Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines près d'Addis Abeba dimanche, quatre mois après un accident similaire d'un appareil de Lion Air en Indonésie, a conduit plusieurs pays et compagnies aériennes à clouer au sol ou bannir de leur espace aérien ce modèle de moyen-courrier, bien que Boeing ait affirmé n'avoir "aucune raison de donner de nouvelles directives aux opérateurs" aériens.

Les pays qui interdisent leur espace aérien

Le crash du vol d'Ethiopian Airlines ET302 de dimanche, carte, graphiques du vol, contexte et victimes
Le crash du vol d'Ethiopian Airlines ET302 de dimanche, carte, graphiques du vol, contexte et victimes

Le Royaume-Uni

L'Autorité britannique de l'aviation civile a donné mardi "les instructions d'arrêter tous les vols commerciaux de passagers de toute compagnie (exploitant des Boeing 737 MAX) partant ou arrivant au Royaume-Uni ou survolant l'espace aérien".

L'Australie

L'aviation civile australienne a interdit mardi tous les Boeing 737 MAX dans son espace aérien avec effet immédiat. Aucune compagnie australienne n'exploite le Boeing 737 MAX mais deux transporteurs étrangers desservent l'Australie avec ces types d'appareils, SilkAir, filiale régionale de Singapore Airlines qui exploite six appareils, et Fiji Airways.

Singapour

Le régulateur de l'aviation civile de l'île-Etat a annoncé "suspendre temporairement" à partir de mardi "les opérations de toutes les variantes des appareils Boeing 737 MAX à destination et au départ de Singapour au vu de deux accidents mortels impliquant des 737 MAX en moins de cinq mois".

Les compagnies concernées par cette mesure sont SilkAir, ainsi que China Southern Airlines, Garuda Indonesia, Shandong Airlines et Thai Lion Air, qui desservent également Singapour en Boeing 737 MAX.

La Malaisie

L'Autorité de l'aviation civile a suspendu mardi "avec effet immédiat les opérations des appareils Boeing 737 MAX 8 volant vers ou depuis la Malaisie, ou faisant escale en Malaisie". Aucune compagnie malaisienne n'exploite ce type d'appareil à l'heure actuelle, mais le gouvernement a ordonné de réexaminer le projet d'achat de Malaysia Airlines, qui a commandé plusieurs exemplaires de Boeing 737 MAX.

Les pays qui suspendent les vols

Nombre de Boeing 737 MAX livrés par compagnie et par région après l'accident d'un appareil d'Ethiopian Airlines en Ethiopie
Nombre de Boeing 737 MAX livrés par compagnie et par région après l'accident d'un appareil d'Ethiopian Airlines en Ethiopie

Oman

Le régulateur aérien d'Oman a annoncé mardi suspendre "temporairement et jusqu'à nouvel ordre les opérations de l'avion Boeing 737 MAX de et à destination de tous les aéroports omanais". La compagnie nationale Oman Air dispose de cinq Boeing MAX dans sa flotte de 53 appareils, selon son site internet.

La Chine

Le Bureau chinois de l'aviation civile a demandé aux compagnies aériennes nationales de suspendre les vols de leurs Boeing 737 Max 8 jusqu'à confirmation par les autorités américaines et Boeing des "mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols".

Un total de 76 Boeing de la famille 737 MAX ont été livrés à une dizaine de compagnies aériennes chinoises, dont Air China, Hainan Airlines et Shanghai Airlines, selon des informations publiées en janvier sur le site internet du constructeur américain.

L'Indonésie

L'Indonésie, dont la compagnie Lion Air a perdu un Boeing 737 max 8 le 29 octobre 2018 avec 189 personnes à son bord, a décidé lundi d'immobiliser sa flotte de Boeing 737 MAX 8 au lendemain du crash de l'appareil d'Ethiopian Airlines.

Dix Boeing 737 Max 8 sont exploités par la compagnie indonésienne à bas prix Lion Air et un autre par la compagnie nationale Garuda.

La Corée du Sud

Le ministère sud-coréen des Transports a annoncé l'immobilisation des deux appareils de la compagnie locale à bas prix Eastar Jet dans l'attente des résultats d'une inspection.

La Mongolie

L'autorité de l'aviation civile mongole a ordonné au transporteur national Mongolian Airlines de clouer au sol l'unique 737 MAX 8 de sa flotte.

Plusieurs pays immobilisent leurs 737 Max 8
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:42 0:00

Les compagnies qui immobilisent leurs avions

Ethiopian Airlines, à la suite de l'accident subi par un de ses avions dimanche, a cloué au sol toute sa flotte de Boeing 737 MAX jusqu'à nouvel ordre. La compagnie éthiopienne dispose de quatre appareils et a passé commande de 29 autres.

Gol (Brésil, 7 avions), Aeromexico (Mexique, 6 avions), Comair (Afrique du Sud, 1 avion) et Cayman Airways (Iles Caïmans, 2 avions) ont immobilisé leurs Boeing 737 MAX 8.

La compagnie aérienne argentine Aerolineas Argentinas a décidé la "suspension temporaire de l'exploitation commerciale" de ses cinq Boeing 737 MAX 8.

La compagnie norvégienne Norwegian Air Shuttle a choisi mardi "de ne pas opérer de vols" avec ses 18 Boeing 737 MAX, jusqu'à ce que les autorités aériennes concernées fournissent d'autres indications".

Ceux qui continuent l'exploitation

Aux Etats-Unis, l'Agence fédérale de l'aviation (FAA) a déclaré mardi à l'AFP être "impliquée dans l'enquête" et être prête à prendre "les décisions sur les suites à donner en fonction des éléments récoltés", sans décider de clouer au sol les 737 MAX 8. La FAA a néanmoins demandé à Boeing d'effectuer des changements "au plus tard en avril" sur des logiciels et sur le système de contrôle MCAS conçus pour éviter les décrochages.

En Inde, les autorités ont imposé des mesures de sécurité supplémentaires aux équipes de maintenance au sol et aux équipages des avions. Deux compagnies indiennes exploitent l'appareil: Spicejet (12 avions) et Jet Airways (5), cette dernière, en difficulté financière, assurant qu'aucun de ses Boeing 737 MAX n'est actuellement opérationnel.

Les compagnies américaines Southwest (34 appareils) et American Airlines (24) ont fait savoir que les vols de leurs Boeing 737 MAX se poursuivaient pour le moment, de même que Turkish Airlines (11), l'italienne Air Italy (3), l'islandaise Icelandair (3) et la russe S7 (2).

Au Canada, Air Canada (24 appareils) et Westjet (13) n'ont pas annoncé qu'elles interrompaient les vols, tout comme flydubai (10), la polonaise LOT (six appareils) ou encore la compagnie à bas prix TUIfly (13).

Crash Ethiopian Airlines : les images du lieu de l'accident
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:17 0:00

Toutes les actualités

Retour au confinement pour contrer le coronavirus

Des gens assistent à un rassemblement , défiant les mesures de confinement du gouvernement, mis en place pour endiguer la propagation de l'épidémie de coronavirus à Belgrade, en Serbie.

Plusieurs pays ont ordonné des reconfinements dans la crainte d'une deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que l'Amérique latine est devenue la deuxième région du monde la plus touchée par la pandémie en nombre de morts, devant l'Amérique du nord.

En Espagne, le gouvernement régional de Catalogne s'est lancé dans un bras de fer avec la justice pour imposer sa décision de reconfiner chez eux les habitants de la ville de Lérida et de communes environnantes, déjà coupés du reste de la région depuis une semaine.

Alors que le tribunal de cette ville "a décidé de ne pas ratifier les mesures" prises par le gouvernement régional "car elles sont contraires au droit", le président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, a affirmé lundi qu'il adopterait un décret-loi pour l'imposer.

Dans les rues de Lérida, les boutiques restaient souvent ouvertes tout comme les terrasses des cafés et les habitants, masqués, continuaient de sortir.

En Allemagne aussi, la "menace" d'une deuxième vague d'infections est "réelle", a mis en garde lundi le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelant notamment ses compatriotes en vacances aux Baléares à respecter les gestes barrières.

Au Maroc, la ville de Tanger (nord), peuplée d'environ un million d'habitants, devait être reconfinée à partir de lundi midi après l'apparition de foyers épidémiques.

Les transports publics y seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a précisé le ministère de l'Intérieur.

C'est le cas également aux Philippines où environ 250.000 habitants de Manille vont à nouveau être confinés après une flambée des cas.

- Couvre-feu -

En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé de réimposer un couvre-feu en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. Les visites familiales seront aussi interdites.

Les restrictions imposées en mars pour tenter d'enrayer l'épidémie dans ce pays, le plus touché en Afrique, avaient été en partie levées en mai. L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 264.184 cas de coronavirus dont 3.971 mortels.

L'inquiétude demeure aussi forte en Australie: après le reconfinement pour six semaines décidé jeudi dernier pour Melbourne, la deuxième ville du pays, les habitants de Sydney ont été priés lundi de limiter lundi les soirées festives après l'apparition d'un nouveau foyer épidémique dans un pub.

Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché, la pandémie continue de flamber particulièrement dans de grands Etats du sud, et un responsable du ministère de la Santé à Washington a estimé dimanche qu'un reconfinement dans ces zones n'était pas exclu.

"Tout devrait être envisagé", a déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Les Etats-Unis ont recensé dimanche 59.747 nouvelles contaminations en 24 heures, selon le bilan quotidien de l'université Johns Hopkins. Le nombre de cas confirmés s'établit à 3.301.820 et le nombre de décès à 135.171.

A quatre mois de l'élection présidentielle, un débat y fait rage sur la réouverture des écoles, défendue par le président Donald Trump mais jugée dangereuse par ses adversaires du Parti démocrate.

"J'exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps", a déclaré dimanche sur CNN la ministre de l'Education Betsy DeVos. "Ils jouent avec la santé de nos enfants", a rétorqué la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants.

- L'Amérique latine, deuxième région la plus touchée -

L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues lundi la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie, derrière l'Europe, avec plus de 144.000 décès officiellement recensés. Le Brésil est le pays le plus endeuillé de la région et dénombre à lui seul 72.100 décès. Elle dépasse ainsi les bilans des États-Unis et du Canada.

La pandémie a fait plus de 569.135 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.

Donald Trump est apparu pour la première fois portant en public un masque

Donald Trump est apparu pour la première fois portant en public un masque
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

La pandémie du coronavirus a fait au moins 555.000 morts dans le monde

La pandémie du coronavirus a fait au moins 555.000 morts dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

Voir plus

XS
SM
MD
LG