Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Les candidats en lice pour l'investiture démocrate en 2020

Quelques uns des candidats à l'investiture démocrate lors de leur dernier débat.

Voici la liste des candidats déclarés à l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine de novembre 2020 classés en fonction de leur poids dans les intentions de vote mesurées par Ipsos pour Reuters.

Entrants tardifs, Michael Bloomberg et Deval Patrick n'ont pas encore été mesurés dans les intentions de vote.

LE QUINTÉ DE TÊTE

JOE BIDEN - L'ancien vice-président des Etats-Unis s'est lancé dans la course le 25 avril. A 77 ans, il est le deuxième candidat à l'investiture du Parti démocrate le plus âgé après le sénateur Bernie Sanders, d'un an son aîné. Biden, qui fut le vice-président de Barack Obama, a déjà brigué par deux fois l'investiture de son parti, pour la présidentielle de 1988 puis celle de 2008. Dans une vidéo officialisant sa candidature, il annonce la couleur en présentant l'élection de 2020 comme une lutte pour la définition même des Etats-Unis. "Nous sommes dans une bataille pour l'âme de notre nation", dit-il. Figure centriste du Parti démocrate entretenant un lien de proximité avec l'Amérique des "cols bleus" qui a fait défaut à Hillary Clinton en 2016, sa candidature pose cependant des questions, à commencer par son âge mais aussi son positionnement, trop modéré pour une partie de l'électorat démocrate qui réclame de nouveaux visages et une politique plus radicale.

ELIZABETH WARREN - La sénatrice du Massachusetts, âgée de 70 ans, s'est officiellement lancée dans la course aux primaires démocrates début février. Celle que Donald Trump surnomme "Pocahontas" axe sa campagne sur les droits des travailleurs, la justice salariale et l'accès à la santé. Adversaire de Wall Street, elle a joué un rôle clef dans la création du Consumer Financial Protection Bureau (CFPB) après la crise financière de 2008.

BERNIE SANDERS - Le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, avait perdu la course à l'investiture démocrate en 2016 contre Hillary Clinton, qu'il avait cependant poussée dans ses retranchements par un discours résolument ancré à gauche. Lors des primaires, il l'avait emporté dans 23 Etats. Il est de nouveau en campagne, portant ses idées de gauche comme la gratuité des universités publiques et un salaire horaire minimum à 15 dollars. Mais l'accident cardiaque dont il a été victime le mois dernier dans le Nevada a souligné son âge.

PETE BUTTIGIEG - Le maire de South Bend, dans l'Indiana, qui s'est lancé fin janvier dans la course à la présidence, est la révélation de cette pré-campagne. S'il était élu, cet ancien militaire de 37 ans serait le premier homosexuel déclaré à accéder à la présidence des Etats-Unis.

KAMALA HARRIS - La sénatrice Kamala Harris, élue de Californie et adversaire déclarée de la politique migratoire de Donald Trump, a annoncé sa candidature en janvier. Âgée de 55 ans, elle est l'une des étoiles montantes au sein des démocrates et pourrait tirer parti de l'évolution électorale du mouvement, où les jeunes, les femmes et les électeurs issus des minorités ethniques exercent une influence croissante.

LES OUTSIDERS

ANDREW YANG - Entrepreneur et ancien dirigeant du secteur des nouvelles technologies, il milite pour la mise en place d'un revenu mensuel universel de 1.000 dollars pour chaque citoyen âgé de 18 à 64 ans et propose un capitalisme "centré sur l'humain". Fils d'émigrés venus de Taiwan, il est âgé de 44 ans.

AMY KLOBUCHAR - Celle qui effectue son troisième mandat de six ans comme sénatrice du Minnesota s'est lancée le 10 février dans la course à l'élection présidentielle. Âgée de 59 ans, elle a attiré l'attention l'an dernier pour ses échanges très vifs avec Brett Kavanaugh lors de ses auditions de confirmation à la Cour suprême. Ses questions lui ont valu la reconnaissance des cercles démocrates pour avoir oeuvré au progrès du mouvement #MeToo contre le harcèlement et les agressions sexuelles.

CORY BOOKER - Âgé de 50 ans, ce sénateur du New Jersey et ancien maire de Newark s'est fait connaître pour son opposition lors des auditions de confirmation de Brett Kavanaugh, choisi par Trump pour siéger à la Cour suprême. Booker a annoncé sa candidature le 1er février. Les relations et les disparités raciales sont au coeur de la campagne de cet Africain-Américain qui s'appuie sur les discriminations dont a été victime sa famille.

LES DÉLAISSÉS

TULSI GABBARD - La représentante démocrate d'Hawaï, 38 ans, a fait part le 11 janvier de son intention de briguer l'investiture démocrate. Cette militante pacifiste qui a dû présenter des excuses pour des propos passés sur le mariage pour tous n'a jamais réussi à faire décoller sa campagne.

JULIAN CASTRO - L'ancien maire de San Antonio et secrétaire au Logement sous la présidence Obama, âgé de 45 ans, a officialisé le 12 janvier sa candidature à l'investiture démocrate. S'il était élu, ce petit-fils d'un immigré mexicain deviendrait le premier hispano-américain à s'emparer de la Maison blanche. Education et accès au logement et aux soins sont les principaux points saillants de son programme.

TOM STEYER - Ce milliardaire à la fibre écologiste a été l'un des gros donateurs du Parti démocrate ces dix dernières années. A 62 ans, il a décidé de franchir le pas, s'estimant seul capable de sortir de la mainmise des entreprises sur la démocratie.

JOHN DELANEY - Cet ancien représentant du Maryland, âgé de 56 ans, a été le premier à se lancer, en juillet 2017, dans la course à l'investiture.

MICHAEL BENNET - Le sénateur du Colorado a annoncé son entrée en lice le 2 mai. Agé de 54 ans, il accomplit son deuxième mandat au Sénat. Avant d'y siéger, il a notamment été administrateur des écoles publiques de Denver et l'éducation est l'un de ses thèmes de prédilection.

STEVE BULLOCK - Le gouverneur du Montana a annoncé sa candidature le 14 mai, mettant en avant son succès électoral dans un Etat conservateur qui a massivement soutenu Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2016. Agé de 53 ans, il se présente comme une figure fédératrice au sein d'un Parti démocrate partagé entre ceux souhaitant un candidat capable de plaire aux modérés et ceux préférant un nouveau visage pour attirer des électeurs de plus en plus diversifiés.

MARIANNE WILLIAMSON - Romancière à succès née il y 67 ans au Texas, elle a tenté vainement de se faire élire en candidate indépendante en Californie en 2014. Elle propose de consacrer 100 milliards de dollars sur dix ans à l'indemnisation des victimes de l'esclavage.

JOE SESTAK - Cet amiral de réserve de la Navy et ancien élu de Pennsylvanie s'est lancé dans la course à l'âge de 67 ans. Il met en avant ses 31 années sous les drapeaux et entend restaurer le leadership mondial des Etats-Unis notamment sur la question climatique et face à l'influence croissante de la Chine.

LES ENTRANTS TARDIFS

L'ancien gouverneur du Massachusetts DEVAL PATRICK est entré en lice le 14 novembre. Proche de l'ancien président Barack Obama, formé à Harvard et ancien directeur au sein de la firme d'investissement Bain Capital, cette figure respectée du Parti démocrate, âgée de 63 ans, a été le premier gouverneur afro-américain du Massachusetts.

Milliardaire et ancien maire de New York, MICHAEL BLOOMBERG, 77 ans, s'est lancé dans la course le 24 novembre. "Nous ne pouvons pas nous permettre pendant quatre années de plus la politique irréfléchie et contraire à l'éthique du président Trump", a-t-il dit.

Dans le CAMP RÉPUBLICAIN, deux personnalités contestent formellement l'investiture de Trump. Mais Joe Walsh et Bill Weld n'ont sans doute aucune chance de détrôner le président sortant.

Avec Reuters

Toutes les actualités

Primaires démocrates: cap sur la Caroline du Sud

Primaires démocrates: cap sur la Caroline du Sud
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Un candidat démocrate propose d'indemniser les descendants d'esclaves

L'investisseur Tom Steyer, candidat à la présidence, s'exprime lors d'un débat lors des primaires du parti démocrate à Atlanta, Géorgie, le 20 novembre 2019. (AP)

Quasiment inconnu jusqu'à récemment, le milliardaire Tom Steyer a dépensé des millions de dollars avant la primaire démocrate de samedi dans l'Etat de Caroline du Sud, ciblant avec succès l'électorat afro-américain en promettant notamment de dédommager les descendants d'esclaves.

La ville de Charleston, dans cet Etat du Sud des Etats-Unis, a été le port d'entrée dans le pays de 40% des esclaves africains en plein commerce triangulaire, qui a débuté il y a 400 ans.

L'ancien gestionnaire de fonds d'investissement a inondé la Caroline du Sud de publicités promettant d'indemniser les descendants d'esclaves et d'investir dans des communautés noires et universités historiquement marginalisées.

"Il faut dire la vérité sur ce qui s'est passé", plaide le milliardaire californien depuis un restaurant mexicain dans la ville balnéaire de Myrtle Beach, quelques jours avant la primaire démocrate de l'Etat.

"Il faut réparer ce qui a été fait pour aller de l'avant", martèle-t-il, les manches de sa chemise bleue ciel relevées, devant une centaine d'enthousiastes.

"Tom Steyer apporte quelque chose de rafraîchissant", salue auprès de l'AFP Teresa Skinner, infirmière à la retraite. Il veut "nous rendre meilleurs, car pour l'instant nous sommes une nation divisée", estime-t-elle.

Illustre inconnu jusqu'ici, M. Steyer pointe en troisième position des sondages dans cet Etat, derrière l'ancien vice-président Joe Biden et le grand favori pour l'investiture démocrate Bernie Sanders.

- 60% de l'électorat -

"Cela est principalement dû au fait que Tom Steyer a adopté une position très engagée sur les réparations envers les Afro-américains", analyse auprès de l'AFP Robert Green, historien à l'université de Claflin, pour qui le sujet n'est "pas traité par les autres candidats".

Les seuls aspirants démocrates noirs à la Maison Blanche se sont déjà tous retirés de la course.

La proposition de Tom Steyer est extrêmement populaire auprès des Noirs, qui représentent plus de 60% de l'électorat de Caroline du Sud. Elle pourrait, estime l'universitaire, résonner au-delà, dans le reste du pays.

D'autres candidats à l'investiture démocrate ont accepté -- s'ils étaient élus -- de réunir un comité pour étudier la question des réparations aux descendants d'esclaves, mais le milliardaire de 62 ans est le seul à en avoir fait une pierre angulaire de sa campagne.

L'idée ne date pas d'hier, mais a pris de l'importance ces dernières années.

En avril dernier, des étudiants de l'université de Georgetown à Washington ont par exemple voté pour la création d'un fonds destiné à indemniser les descendants de 272 esclaves de l'établissement jésuite, vendus en 1838 pour financer son fonctionnement.

- Un "guignol" -

Mais la question fait débat, notamment sur les montants à allouer ou sur sa mise en oeuvre.

"Je pense que c'est important. Il faut se pencher sur le sujet", juge Ama Saran, une Afro-américaine militante de Joe Biden. "Mais nous devrions planifier ça parce qu'il y a beaucoup de divisions parmi les personnes qui auraient droit à des réparations. Les gens ne sont pas du tout d'accord sur ce que cela signifie", avance la retraitée.

Les détracteurs de Tom Steyer considèrent qu'il utilise, comme Michael Bloomberg, l'autre milliardaire de la course démocrate, des ressources quasi illimitées pour "acheter" l'élection.

"Tom Steyer, quel guignol", a commenté le président Donald Trump, qui brigue un second mandat. "Il n'a aucune chance (de l'emporter), c'est un 'loser', il ne mérite pas votre vote, Caroline du Sud!"

Son concurrent Joe Biden s'est lamenté lui récemment sur la chaîne CBS de voir M. Steyer dépenser "des millions de dollars en campagne" -- 23,6 millions en publicités dans la seule Caroline du Sud, selon le cabinet Adversiting Analytics.

Le milliardaire insiste que son soutien grandissant dans cet Etat est dû à son message, pas à son argent.

Son porte-parole Alberto Lammers a assuré à l'AFP que le candidat, qui n'est pas issu du monde politique, avait dû investir des sommes importantes pour se faire connaître: "Ce qui résonne, c'est son message, et le public répond à cela".

Taylor Swift dénonce la masculinité toxique dans son nouveau clip

La chanteuse américaine Taylor Swift (Photo Reuters/Andrew Kelly, 26 novembre 2018)

Taylor Swift a fait ses débuts dans la réalisation avec la sortie jeudi du clip de sa chanson "The Man", dans lequel elle incarne, avec un humour incisif et des prothèses, un mâle alpha.

Méconnaissable en barbe et costume sombres, l'icône de la pop joue le rôle d'un homme odieux qui accumule quand même les réussites personnelles et professionnelles.

Dans une des scènes, le personnage masculin de Taylor Swift se livre à du "manspreading" en écartant exagérément les jambes dans le métro tout en fumant un cigare, sans égards pour les personnes assises à côté de lui.

"J'en ai tellement marre de courir aussi vite/Je me demande si j'arriverais plus vite si j'étais un homme", chante Taylor Swift dans le refrain.

A la fin du clip, la chanteuse, qui joue aussi le rôle de la réalisatrice de la vidéo, demande à son personnage s'il pourrait essayer d'être "plus sexy" et plus "sympathique", reprenant ainsi des remarques souvent adressées aux femmes.

L’artiste profite du clip, filmé pour cette chanson issue de son septième album "Lover", pour faire un pied de nez aux responsables de l'industrie de la musique avec lesquels elle se dispute la propriété de ses premiers morceaux depuis juin.

Le magnat de l’industrie Scooter Braun détient la majorité des enregistrements de ses six premiers albums. La diva de la pop possède cependant "Lover", et elle a déclaré qu'elle réenregistrerait ses autres albums dès novembre 2020, dès que son contrat le lui permettra.

Le clip de "The Man" vient alimenter une lutte de plus en plus publique de Taylor Swift pour son indépendance et le contrôle de son image. Ces dernières années, elle s'est notamment exprimée sur la politique pour la première fois. Dans le récent documentaire "Miss Americana", la superstar explique qu'on lui a souvent recommandé de rester loin des sujets politiques, pour éviter les réactions négatives.

L'art du Sahel à l’honneur au musée MET Museum à New York

L'art du Sahel à l’honneur au musée MET Museum à New York
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:42 0:00

En Caroline du Sud, l'électorat noir a le destin des candidats démocrates en main

La Caroline du Sud est le premier état où la communauté afro-américaine aura une influence décisive dans les primaires démocrates.

Will Jackson a suivi trois des candidats à l'investiture démocrate, mais il n'arrive pas à décider lequel sera capable de battre Donald Trump en novembre. Son vote samedi, comme celui de la communauté noire de Caroline du Sud, sera pourtant un tournant dans la course à la Maison Blanche.

"Mon principal objectif est de voter pour quelqu'un qui battra Trump", souvent perçu par les minorités comme un président raciste ayant libéré la parole des suprémacistes blancs, assure à l'AFP cet ancien combattant de 73 ans.

Après trois scrutins disputés dans des Etats majoritairement blancs (Iowa, New Hampshire) ou à forte minorité hispanique (Nevada), celui de Caroline du Sud est le premier où la communauté afro-américaine aura une influence décisive.

Dans cet Etat, 60% des Noirs votent démocrate et leur soutien est crucial pour devenir l'adversaire du milliardaire républicain à la présidentielle de novembre.

Casquette de l'armée vissée sur la tête, M. Jackson a successivement suivi Pete Buttigieg, premier homosexuel à avoir une réelle chance d'obtenir l'investiture, l'ancien vice-président Joe Biden lors d'une réunion à Georgetown, puis le milliardaire et philanthrope Tom Steyer à Myrtle Beach.

Mais il reste indécis, alors que le scrutin de Caroline du Sud pourrait en outre influencer les résultats du "Super mardi" le 3 mars, quand voteront 14 Etats dont plusieurs avec une démographie similaire.

La Caroline du Sud est "un bon baromètre du vote des électeurs noirs au niveau national", dit à l'AFP Robert Greene, professeur d'histoire à l'Université Claflin. Et historiquement, tous les vainqueurs de la primaire dans l'Etat ont emporté l'investiture, à une exception près en 2004.

- Un candidat qui a ses chances -

"Joe Biden serait un grand président et s'il gagne, cela lancera sa campagne", explique Will Jackson. L'ancien vice-président américain, très populaire parmi la minorité noire, compte sur le scrutin de samedi pour revenir dans la course après des débuts ratés.

Ancien numéro deux de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, Joe Biden s'est dit cette semaine sûr de sa victoire samedi grâce au soutien de cet électorat, son "pare-feu" comme le qualifie la presse locale.

"C'est la base de mon soutien, durant toute ma carrière. C'est l'une des raisons pour lesquelles Obama m'a choisi", a affirmé mardi M. Biden lors du dernier débat démocrate à Charleston.

A Georgetown, Ama Saran, retraitée d'une soixantaine d'années, fait la queue pour une réunion publique de M. Biden. Elle salue son "expérience" et voit en lui un "guerrier".

Les autres candidats "ont toute une palette de choses qu'ils espèrent faire, mais qui ne se concrétiseront probablement pas", explique-t-elle.

"Je veux soutenir quelqu'un qui sait ce dont a besoin ce pays et qui a déjà montré qu'il sait comment lui fournir", dit Mme Saran.

La question est de savoir si, à 77 ans et après de multiples gaffes depuis le début de la campagne, M. Biden reste un candidat qui a des chances d'être élu face à Donald Trump.

Pour Kendall Deas, professeur de sciences politiques à l'Université de Charleston, Joe Biden "est connu des électeurs afro-américains (de l'Etat) et cela aide" mais "ils l'ont aussi vu trébucher" lors des premiers scrutins alors qu'il était en tête des sondages nationaux.

Il est donc normal que ces électeurs "considèrent les autres options et regardent qui sont les autres candidats".

Bernie Sanders, qui fait désormais figure de grand favori malgré son étiquette "socialiste", attire les minorités en promettant un système de santé universel et gratuit.

Tom Steyer, qui finance sa campagne à coups de centaines de millions de dollars, veut lui indemniser les descendants d'esclaves.

La primaire de samedi est aussi cruciale pour Pete Buttigieg qui, à 38 ans, s'est fait critiquer pour sa gestion des problèmes raciaux à South Bend, ville moyenne de l'Indiana dont il a été maire de 2012 à 2020.

"Mayor Pete" a tenté de rassembler cette semaine en rencontrant le très respecté révérend Al Sharpton.

"Je suis conscient que je ne saurai jamais ce que ça fait de marcher dans la rue et de sentir les regards, d'être considéré dangereux à cause de ma couleur de peau", a-t-il déclaré. "Donc le mieux que je puisse faire est d'écouter ceux pour qui c'est le cas (...) et leur demander de construire une vision."

Voir plus

XS
SM
MD
LG